Le plan made in USA

Le plan made in USA... Une répétition de l'histoire des républicains. Plan mis en oeuvre au Nicaragua au cours des années 80 contre les Sandinistes de Daniel Ortega.

Un nouvel article paru en Grande-Bretagne fait apparaître le spectre de la guerre civile au Vénézuéla, Ce journal montre jusqu'à quel point les médias britanniques et américains sont déterminés à souiller le processus démocratique qui est en cours au Vénézuéla .

Dans une information contradictoire parue dans le journal The Guardian du 25 mai dernier, la journaliste du Miami Herald, Sybilla Brodizinsky, écrivait que le référendum révocatoire au Vénézuéla est l'unique opportunité d'éviter une guerre civile. Selon les experts, elle n'offre aucune source pour valider son affirmation, mais bon, on est habitués non?

L'insistance notable avec laquelle les médias de Grande-Bretagne insistent sur le spectre de la guerre civile pour résoudre le conflit est impressionnante. C'est comme si toute l'information des médias dominants sur le Vénézuéla s'orientaient à multiplier l'insécurité en évoquant le spectre de la guerre civile. Mais quelque chose se cache derrières ces affirmations de nos grandes corporations, peu à peu, les peurs se convertissent en prophéties et la machine de guerre de la Maison Blanche est même préparée et disposée à convertir ces faussetés en réalité.

La manière dont travaille la presse libre peut être analysée dans un article paru dans le Washington Post du 20 mai dernier avec le titre : "Les fonctionnaires du département d'État disent parler avec les éditoriaux des États-Unis, dans l'espoir d'envoyer un message clair au président Chavez. Le gouvernement Américain favorise la tenue d'un référendum révocatoire car, si il n'avait pas lieu, le Vénézuéla devrait en subir les conséquences". (Voir menace).

Ces menaces et cette désinformation répétées ressemblent drôlement aux intromissions du gouvernement de Ronald Reagan dans la politique interne au Nicaragua au cours des années 80 car les les similitudes sont abondantes.

Sauce impériale? Ce type de presse libre a été un des principaux instruments utilisé par tous les gouvernements américains depuis l'extermination des Amérindiens jusqu'à nos jours. Le gouvernement américain et ses représentants ont soutenus une campagne sans précédent d'incitation à la violence et à l'insurrection dans les médias contrôlés par l'opposition. Le représentant du Vénézuéla à l'Organisation des États Américains (OEA) a dénoncé les déclarations de Roger Noriega qui disait que le gouvernement de George W. Bush accepterait les résultats d'un référendum révocatoire seulement dans le cas où le mandat du président Chavez serait révoqué.

Ce type d'arrogance illimitée peut paraitre incroyable pour quiconque n'est pas contaminé par le narcissisme officiel et les médias américains. Pourrions-nous rappeler les déclarations du secrétaire d'État adjoint Lorne Crame qui essayait d'expliquer les drastiques mesures employées contre le média indépendant en Irak (Al Jazeera). Ce sous-fifre déclarait: "Nous sommes extrêmement tolérants, mais l'incitation à la violence, c'est autre chose".

Le Vénézuéla a été un pays plus démocratique que les USA depuis que la majorité de la population à rejeté la fausse démocratie "made in USA" en 1998, fausse démocratie imposée par l'oligarchie locale. Le peuple ayant élu démocratiquement Hugo Chavez Frias comme président essaie de construire une démocratie propre à leurs aspirations, c'est à dire une démocratie participative.

Iran-Contra au Vénézuéla

L' expérience de la guerre prolongée au Nicaragua a été imposée au Vénézuéla par les mêmes personnes qui ont réussies à faire condamner les États-Unis de terrorisme par la cour internationale de justice en 1986. Powell, Cheney, Armitage, Abrams, Noriega, Rice, Maisto... Tous sont des ex-collaborateurs du gouvernement terroriste et illégal de Ronald Reagan appelé le charognard. Maintenant ces gens-là sont membres du gouvernement Bush.

Rappelons-nous la formidable manipulation subliminale pratiquée de 1981 à 1988 par ce gouvernement de charognards contre ce petit pays qu'est le Nicaragua. Les médias américains à cette époque accusaient d'une manière féroce le gouvernement sandiniste d'être la cause de tous les malheurs sur le continent. Ronald Reagan alors, envoyait des centaines de milliers de dollars à l'opposition de Daniel Ortega, tout comme il le font aujourd'hui avec les opposants du gouvernement Chavez. Le message de l'ambassadeur américain au Vénézuéla est celui selon lequel Chavez est un dangereux dictateur qui menace la démocratie.

Un retour en arrière: En 1984, les USA ont ignoré les élections au Nicaragua, élections qui furent gagnées par Daniel Ortega avec plus de 60% d'appui populaire. Il ne faut pas oublier que ces élections étaient les premières de l'histoire de ce petit pays. Maintenant, ils ignorent l'appui populaire du président Chavez, confirmé une fois après l'autre, tant et si bien que Chavez est le président le plus légitimé des trois Amériques. Quelles seront les possibilités de George W. Bush? Bush pourrait-il passer un référendum au USA? De plus le processus de révocation fut introduit par Chavez lui même pour commencer.

Une analyse plus complexe maintenant:

Comment créer les Contras vénézuéliens?

Le Vénézuéla ayant une frontière prolongée avec la Colombie, virtuellement indéfendable, la Colombie s'active à jouer le même rôle que le Honduras et le Costa Rica lors de la guerre injuste des années 80 au Nicaragua. Ces Contras avaient établi des bases sûres pour leurs attaques au Nicaragua. Leurs actes terroristes visaient principalement à détruire les écoles, les hôpitaux, les coopératives agricoles. Le mois passé, le Vénézuéla était aux prises avec des attaques de paramilitaires colombiens financés directement ou indirectement par les Américains, par les Anglais ainsi que par les autres qui collaborent avec le gouvernement du très légitime gouvernement Uribe

Durant la guerre contre le Nicaragua, les Américains avaient pu obtenir des appuis de taille auprès de l'OTAN ainsi que de l'OEA (Organisation des États Américains). Pour perpétrer leurs crimes contre le gouvernement du Nicaragua, les Américains avaient accès aux bases aériennes du Salvador, du Honduras et du Panama. Le Vénézuéla est pour sa part entouré de quelques bases comme celles de l'Équateur (Mantha) mise à la disposition des Américains, un port de mer en Colombie, ainsi que des bases aériennes à Curaçao (Antilles hollandaises).

L'actuel secrétaire général de l'OEA est le président colombien qui a planifié et organisé les paramilitaires CONVIVIR, une sorte d'escadron de la mort qui assasine ceux et celles qui ne pensent pas comme l'État colombien, ou ceux qui nuisent à leur commerce de la cocaïne. Durant son mandat, plus de 1000 représentants, fonctionnaires et membres de la gauche unies (la Farc qui s'était présentée aux élections) furent assassinés. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle la FARC et l'exercice de libération nationale sont retournés dans la jungle pour y combattre encore une fois l'État terroriste de Colombie, voire le massacre de la Union Patriotica. Il y a d'excellents articles sur internet à ce sujet. La OEA aide maintenant le président Uribe à légaliser les paramiliatires en Colombie, sous le manteau d'une négociation de paix avec ceux-ci.

Dans un article précédent traitant des assassinats crapuleux exercés sur le peuple Wayuu, il convient de dire que ce sont ces mêmes paramilitaires qui seront légalisés en Colombie (vérifiés après l'arrestation de près de 80 paramilitaires de la Convivir à Caracas et de quelques réservistes de l'armée colombienne, qui fûrent entrainés à la maison d'un Cubano Vénézolano appellé Alonzo l'un des leaders les plus extrémiste de l'opposition démocratique vénézuélienne (la Kordinadora démoKratiKa).

Les chiffres officiels des syndicats et organisations de travailleurs agricoles sont effarants : 120 personnes furent assassinées depuis 1999. Toutes les conditions sont là pour pouvoir répéter l'histoire de Ronald Reagan au Nicaragua. Des médias qui désinforment, une OEA gouvernée par un criminel de guerre, un groupe d'expert en guerre sale aux USA, une frontière presqu'incontrôlable entre le Vénézuéla et la Colombie. Un gouvernement d'extrême droite en Colombie, financé par les Américains et un gouvernement social démocrate au Vénézuéla. Il ne faudrait pas oublier que le Vénézuéla dispose de réserves pétrolifères comme l'Irak. Et si la guerre se prolongeait, les USA autoriseraient sûrement l'État colombien a importer plus de cocaïne chez eux... comme ils l'ont fait pour financer les contras au Nicaragua.

Publié par Libertador de Conciencia le 20 juin 2004 à 07:51 PM TrackBack Commentaires (6)