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Voici la copie d'un texte que nous avons fait parvenir à Serge Losique pour témoigner de notre support au Festival que son équipe, Danièle Cauchard et lui organisent annuellement. Il est évident que vous constaterez que nous trouvons inappropriées toutes ces études, enquêtes pour des constats d'un élémentarisme simplificateur. Il y a tellement de grossier dans cette dernière charge de ces cavaliers de la rectitude et du détournement.
160 000$ ont été détournés pour produire un ramassis de lieux communs et de conclusions toutes plus biaisantes les unes que les autres, des lapalissades, des obligations contractuelles. Encore une fois on nous ressort le malaise de ce fameux milieu: qu'est-ce qu'un milieu si ce n'est un vague concept statistique.
C'est aussi une façon de nier la présence de ceux qui ne sont pas friands des cocktails comme critère d'excellence, de succès. Nous croyons que cet événement est un peu comme une oeuvre de création: gageons que sans étude, enquête, analyse, complot nous pourrions convenir qu'il y a place à certaines améliorations.
Oui le FFM n'est pas au service ou à la solde du milieu; mais il est un lieu où les différents milieux, avec leur genre, leurs lubies, leur appartenance, leur responsabilité, leurs oeuvres, peuvent s'exprimer et partager.
Il est un lieu de partage parce qu'il sait rassembler des gens pour des cérémonies cinématographiques respectueuses des oeuvres et non au service d'une société du spectacle qui détourne tout ce qui existe pour grandir son image et se complaire dans la célébration du vedettariat comme seule valeur, avec des produits tellement populaires pour se mettre au niveau du spectateur qu'ils trouvent tellement con.
Il est sûrement plus transparent que ces groupes, sociétés et/ou individus qui ont commandité la sharia. Combien de "milieux" a-t-on niés, camouflés, fait disparaître pour constituer ce fameux "milieu" qui depuis quelques lustres a cautionné les changements de mandats excluant combien de "milieux" et désespérant combien d'auteur-e-s pour favoriser les groupes corporatifs, spéculatifs et boursicotteurs?
Le FFM c'est un peu comme le messager qui nous apporte les nouvelles d'ailleurs, pas juste les cacatisation des grands groupes de presse tous synergisés ou en perpétuelle convergence pour créer un état de flou nous empêchant de voir, d'écouter, d'entendre.
Il y a sûrement des produits de l'industrie qui sont offerts dans ce grand festin. Mais pour combien d'oeuvres marquantes, touchantes, révélatrices des us et coutumes de tous ces camarades hommes, femmes et autres qui errent sur cette terre.
Nous avons donc en présence des commanditaires, un commandité et des complices dont le mandat est très évident: faire plébiciser, par les cacateurs officiels, la nécesssité d'accepter leurs prémisses grâce aux conclusions et recommandations de ces mercenaires.
Qui de son travail peut le plus revendiquer un certain succès? Le Festival ou les organismes qui annuellement, à coups de programmes, de réglementations, de comités, d'enquêtes fomentent en catimini pour tenter régler leur complexe d'Oedipe: assassiner le créateur d'oeuvres qui les a mis au monde?
Ces textes vous sont donnés comme outil de réflexion.
Merci d'avoir pris connaissance et fait savoir à qui de droit ce que vous pensez de cette situation.
Serge Gagné et Jean Gagné
Publié par Alex G. Rom le 29 juillet 2004 à 03:09 PM
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