Les avantages collatéraux

Pour me faire pardonner mon entrée précédente peut-être, mais sûrement pour nous aider à prendre conscience de la complexité de la géopolitique...

L'aspect positif (car il y a de quoi faire des cauchemars en lisant ce texte!): la démocratie existe encore malgré tout ce qui peut sembler prouver le contraire. Sinon, comment serait-il possible de publier ces faits?

Pour ceux et celles qui maîtrisent bien la langue de Shakespeare, vous pouvez passer directement au texte original sur Guerillanews, un site incontournable pour les amateurs de nouvelles alternatives!

Pour ceux et celles qui lisent toujours, je vais tenter de résumer de mon mieux le contenu d'une entrevue avec l'auteur d'un livre choc The Iron Triangle: Inside the secret world of the Carlyle Group (Le triangle de fer: dans le monde secret du Carlyle Group) et The Halliburton Agenda (dois-je vraiment traduire?). Avant de débuter, il est important de préciser que l'auteur, Dan Briody est un journaliste chevronné dont la réputation n'est plus à faire et que l'on ne peut taxer de conspirationniste.

Origines du Carlyle Group

Le Carlyle Group a profité d'une faille dans le système fiscal américain surnommée "la grande escroquerie fiscale esquimaude". La loi disait que les compagnies gérées par les inuits pouvaient vendre leurs pertes à d'autres compagnies lesquelles pouvaient ensuite déduire ces pertes de leurs propres rapports d'impôts. Je n'entrerai pas dans les détails mais 2 hommes bien connus du milieu des affaires américain virent immédiatement l'opportunité et engrangèrent des profits faramineux grâce à cette combine. Ils avaient l'habitude de se rencontrer au Carlyle Hotel de New-York et, quand ils décidèrent de fonder une compagnie, ils adoptèrent ce nom qui sonnait plutôt aristocratique.

Leur nouveau bébé joue un rôle qui s'apparente à celui des sociétés mutuelles sauf que, au lieu de gérer des actions, il achète et vend des compagnies privées, pour des intérêts privés. Ils ont débuté dans la santé (ne pas oublier que les soins de santé ne sont pas gratuits aux États-Unis) et les télécommunications. Leur truc pour mettre le grappin sur ces secteurs des plus rentables? Tout simplement, ils engagent des ex-politiciens en tant que gestionnaires, comme George W. Bush père. Vous commencez à voir où je veux en venir? Tant mieux! ;-)

Après le 11 septembre, le Carlyle Group a senti le vent tourner et a cherché de nouveaux secteurs d'investissement, la défense, l'aérospatial, la sécurité et le "nettoyage biologique" (biological cleanup) entre autres. Inutile de dire que ces placement se sont avérés particulièrement fructueux ces derniers mois. Combien? Impossible de savoir car, comme il s'agit d'intérêts privés, ils ne doivent de comptes à personne.

En résumé, et malgré le fait que George W. Bush (père) ait démissionné de son poste de conseiller du Carlyle Group à l'automne 2003, il est normal de se demander quelle relation de cause à effet il y a pu avoir entre cette compagnie et un président prêt à tous les mensonges pour vendre une guerre dont personne ne voulait. À quels secrets d'état a eu accès le Carlyle Group pour l'aider à prendre ses décisions? De plus, Bush père, en tant qu'ancien chef de la CIA et ancien président a conservé ses entrées dans les briefings et a accès à des informations privilégiées.

Mais ce n'est rien. Le Carlyle Group entretient des liens serrés avec la famille Ben Laden. Et ce n'est pas la seule zone d'ombre. heureux hasard? C'est une compagnie contrôlée par le Carlyle Group qui a eu le contrat de "nettoyage" lors de la crise de l'antrax et une autre qui a été chargée de faire des vérifications sur le personnel employé par les compagnies aériennes tout de suite après le 11 septembre.

La géopololitique tisse sa toile de mille fibres et tirer sur un fil fait se dévider des échevaux multicolores dont on ne soupçonnait même pas l'existence...

Publié par Arwenwitch le 22 juillet 2004 à 02:38 PM TrackBack Commentaires (0)