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Photo: Normand Blouin
Les médias sont étrangements muets à ce sujet, mais Les Entartistes ont réussis hier à déposer une tarte à la crème dans le visage du roi de la convergence, Pierre-Karl Péladeau. À part The Gazette, aucun média ne passe les images. Serait-ce un exemple de plus de la complaisance des journalistes envers le patron?
Voici le communiqué de presse officiel des Entartistes:
TARTE ACADÉMIE
DERNI»RE HEURE: PKP ENTARTÉ, PAS DE DÉTAILS DANS SEPT JOURS
Montréal, mardi 19 octobre 2004. Aujourd'hui à l'UQAM, alors que Pierre Karl Péladeau profitait du sous-financement de l'éducation pour s'offrir une publicité à rabais, les Entartistes ont enregistré, devant public, un nouvel épisode de la célèbre émission-réalité ìTarte Académieî, émission qui couronne les plus tartes du Québec. Après des semaines de cours intensifs à l'Académie, c'est le candidat Wilcrème qui eût l'honneur de décerner la patisserie ìhaute-vitesseî à PKP, la crème des récipients d'air.
Contrairement à l'Académie de Québécon, où la démocratie coûte 1$ par vote, les gens peuvent s'exprimer gratuitement sur le site des Entartistes pour choisir leur face-à-tarte préférée. Depuis des mois, PKP trône à la tête du scrutin populaire, tout comme sur son empire médiatique, en véritable assisté social milliardaire. Et aujourd'hui ses efforts sont récompensés, puisqu'il est le grand finaliste de ëTarte Académieî.
Québécor est une tumeur qui mine le tissu social. Ses médias hypnotisent les téléspectateurs, suscitant des besoins artificiels à même les fonds publics. Nos médias se targuent d'être les chiens de garde de la démocratie, mais ne sont principalement que dociles.
PKP a réussi en peu de temps à se démarquer de ses concurrents, en détroussant plusieurs milliards de la Caisse de Dépôt et de Placements du Québec pour financer sa convergence, convergence qui se définit par un appauvrissement du paysage médiatique de la province. Pendant que cet empire publie des revues à potins et uniformise la tribune publique, la presse indépendante crève de faim, le métro est pollué par des journaux sans journalistes, et les ondes dites publiques sont parasitées par les fruits obscènes de sa convergence. Le tout avec la bénédiction de nos gouvernements et du CRTC.
Les Entartistes continueront de couvrir de crème tous les barons médiatiques, jusqu'à ce que ces derniers versent une partie de leur ventes à un fonds dédié au financement des médias indépendants. Comme le dit la chanson: Ce n'est pas fini, ce n'est qu'un début...
Comme plusieurs médias refuseront de diffuser les images pour ne pas froisser le patron, vous pouvez voir cet épisode fatidique de Tarte Épidémie à l'adresse: www.entartistes.ca.
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Publié par Bob L'Aboyeur le 20 octobre 2004 à 05:07 PM
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