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Question sans doute complexe pour les uns, moins pour les autres qui s'éloignent de la religion. Les individus sont-ils libres, oui ou non; libres au point de choisir les récits qu'ils font sur leur identité, toujours en état de création d'ailleurs. Que dire de l'égalité des sexes et de la séparation entre religion et la vie dans la société civile définie essentiellement par les citoyens et citoyennes qui se sont regroupés autour de certaines valeurs premières choisies et négociées par eux.
Alors, que dire des propositions comme essayer d'éviter les poignées de main entre hommes et femmes; que la communauté fasse une sélection dans la littérature française et québécoise en regard de sa croyance; apporter le point de vue de ... sur les problématiques en biologie, histoire, philosophie; ou limiter le respect des lois à tout ce qui ne s'oppose pas au principe islamique, par exemple. Il faut un moratoire à la lapidation des femmes. Voir une belle citation: "le voile est une obligation mais ne peut faire l'objet d'une contrainte". Certains affirment que l'Islam a tout inventé -- y compris les droits des femmes -- ou mettre de l'Islam partout ou chercher dans les textes du VIIe siècle toutes les réponses aux questions que vous vous posez aujourd'hui.
Que dire maintenant de la peur de la sécularisation de la société. Pourquoi penser que sécularité égale abandon des valeurs morales? Parce que supposément que la religion a été la gardienne de ces valeurs et en conséquence d'une société civilisée.
Il faut s'interroger sur la source des valeurs qui s'inscrivent normalement à tous les plans de la vie en société. La quête du "bien" est-elle le résultat d'une inscription par le religieux en la personne. Autrement, sans religion peut-on créer une morale?
Pourquoi aujourd'hui la majorité des croyants évitent la question de la vérité? Est-ce que l'on se complaît sous le parapluie de la tolérance à se juxtaposer aux autres quitte à être opportuniste et cacher le fait qu'être en majorité dans une société, la "vérité" religieuse (toujours incontournable et indiscutable)serait imposée à tous?
La majorité des dieux et déesses sont morts de leur belle mort et sont entrés au cabinet des curiosités. Pourquoi diable croit-on dur comme fer que "son" dieu est bel et bien réel au sens propre du terme. Les trois monothéismes mènent bien leur bal dans l'espace universel: chaque divinité a bel et bien sa configuration propre et sa ligue de théologiens qui ne tiennent pas de discours identiques. Comment peut-on prétendre qu'il n'y a qu'une seule divinité? Est-ce, à chacun son affairisme religieux. Mais alors, ce n'est que du subjectif implanté par quel subterfuge ou magie enveloppant l'esprit au point de tout obscurcir.
Le croyant aurait-il peur de prendre toute la distance que la pensée peut générer et vraiment s'interroger? Ou ira-t-il se réfugier dans un cerveau inventé par un autre à telle période dans tel contexte et tel espace et telle culture? Et alors, quel critère utilisé pour choisir? Oh! parce qu'il a dit de belles choses! Pourquoi diable ne faites-vous pas de même. Oh! parce que c'était quelqu'un de bien selon untel et untel; et regardez, il a laissé tel écrit, telle parole, et même il a dit que le monde était ainsi et ainsi. Etc. Etc. Mais alors pourquoi pas Shakespeare ou Cervantès, ou Dante, ou, ou, ou vous-mêmes. Oh! je ne suis pas grand chose! Mais qui vous a fait croire cela? Mais c'est quelqu'un qui a tout un rang social, qui a de l'autorité! Mais de quelle autorité parlez-vous alors que vous affirmez que vous êtes une personne souveraine et que vous êtes prête à définir une charte des droits (parce que vous vous y rattachés )... Et ainsi, la conversation se poursuit jusqu'à tard dans la nuit des temps, les questions surgissant au fur et à mesure que le feu intérieur rejaillissait... à poursuivre un autre jour.
(Note: texte spontané )
Publié par Hermès le 25 novembre 2004 à 05:58 PM
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