Au Québec, bien trop tôt, l'an de grâce 2005

Joe Lextase, visité par l'esprit des Fêtes, nous fait parvenir ce texte, écrit dans un élan de parano-psycho-pathétie, selon ses propres dires. Nous vous invitons, comme toujours, à nous faire parvenir vos textes pour publication à l'adresse: webmestre@latribuduverbe.com.

Au Québec, bien trop tôt, l'an de grâce 2005

Mes frères, mes ami(e)s, mesdemoiselles, mesdames, messieurs,

Je prends le temps de vous écrire en tant que jeune de 21 ans, qui constate les dégâts de notre société actuelle. Qui, pourtant est si belle, a réussi jusqu'à présent à se faire assimiler de manière taciturne sous le voile fantôme de la mondialisation des marchés. Ce "bulldozer" de la culture qui éreinte et chahute tout sur son passage. Ne nous laissant qu'assez de place pour consommer à outrance, sans se soucier de la qualité, ni de la provenance.

Nous avons encore le pouvoir de notre destinée entre les mains. De construire un avenir propice où la durabilité et la sagacité remplaceraient une bonne fois pour toutes la sapidité de leurs veules vétilles. Car croyez-le ou non, les grandes entreprises de ce monde se "crissent" pas mal de nos intérêts; on n'est pour eux que de probes statistiques faisant partie d'un marché contrôlé par une main invisible. Je suis loin d'être la première horloge à pointer un autre chemin, mais certains d'entre-nous tendent à railler ces cris d'alarmes, avachis par les "MASS MÉDIAS". Pour tous ceux comme moi, qui croient encore et toujours qu'un autre monde meilleur est possible; ceux dont la vie n'est pas et ne peut être mise à prix; ceux qui gambergent de berges où pourrait s'épanouir notre belle province en attendant la fin du règne des aigrefins, encourageons-nous à continuer nos petites actions en attendant les plus grosses. Achetons local, assurons-nous de la qualité et de la provenance de nos consommations, utilisons les services de transport en commun, entraidons-nous à nous aider bordel....

Il faut prendre les devants et ne plus se fier sur notre pusillanime et volage bande de "politicailleurs", incapable d'accomplir la tâche pour laquelle ils sont payés: c'est-à-dire travailler pour nous. Ils sont en train de répéter la même grave erreur qu'à fait l'Argentine lors de sa crise économique, c'est-à-dire privatiser les infrastructures publiques, spolier avec emphase le peuple québécois. Sans même nous laisser opiner, nous exprimer ou en débattre. En cette nouvelle ère de grâce, nous ne devons plus être des moutons tel que nous l'avons été toute notre histoire. Les empires géants sont attrayants, mais ils ne font que tomber de plus haut et entraînent avec eux tout leurs féaux.

La raison pour laquelle j'ai pris le temps d'écrire ceci, c'est que malgré tout ces "baby-boomers" inconscients; tous ces banlieusards sans éducation populaire, tout ces "métros" pour qui New York est la ville mère, je crois toujours en nous. Je crois à l'effet qu'une seule personne peut créer autour d'elle. Nous ne devons bien cela après tout ce temps...donc en ce temps de "ré-jouissance"...

ï Laissons-nous inspirer de gens ordinaires, qui ont accompli de grandes chose...

ï Éduquons-nous sur les sujets d'actualité de manière à ce qu'ils ne puissent plus nous berner...

ï Rappelons-nous que nul n'est nécessaire d'être titulaire d'un doctorat pour être professeur d'éducation populaire...

ï Passons du temps ensemble...intéressons-nous...parlons...en français..etc...

En vous souhaitant simplement un Joyeux Noël laïque et en se souhaitant que l'Année prochaine en soit une Bonne...pour nous tous...

Joe Lextase

Publié par La Tribu du Verbe le 25 décembre 2004 à 01:15 PM TrackBack Commentaires (21)