Lettre à Monique-Jérôme Forget

Il y a quelques temps, nous avons annnoncé le lancement d'une étude de l'IRIS concernant la privatisation et la sous-traitance (vous pouvez télécharger l'étude intégrale ici). Comme nous sommes toujours prêts à rendre service, nous avons décidé de faire parvenir une copie de l'étude à Monique Jérôme-Forget, Présidente du Conseil du Trésor, afin de l'aider à se documenter sur un sujet qu'elle est censée défendre, mais qu'elle ne semble pas vraiment connaitre. Plus de 5 semaines plus tard, nous n'avons même pas reçu un simple accusé de réception, ou une lettre préfabriquée en langue de plywood. Ne payons-nous pas le salaire de tous ces attachés de presse et autres représentants des ministères afin qu'ils nous répondent? Voici la lettre que nous avons envoyée à cette ingrate.

Madame Jérôme-Forget,

À plusieurs occasions, nous vous avons entendu vanter les mérites de la privatisation, de la sous-traitance, ou des fameux PPP. Malheureusement, les exemples que vous citez la plupart du temps pour illustrer vos propos (notamment la privatisation de l'eau et des chemins de fer en Angleterre) ont été de véritables fiascos qui tendent plutôt à nuire à votre mission qui, devons-nous vous le rappeller, consiste à convaincre la population du bien-fondé de la liquidation de nos institutions publiques.

Vous comprendrez que votre position au sein du gouvernement patapoufien fait de vous un fer de lance de la réingéniaiserie, et que certaines mauvaises langues (ou certains citoyens un peu informés) pourraient suggérer que vous ne connaissez pas vos dossiers sur le bout des doigts, ou pire, que vous ne savez carrément pas de quoi vous parlez.

En ce sens, permettez-nous de vous aider à gagner un peu de crédibilité auprès de l'électorat, ce qui, dans votre position, n'est pas négligeable. Nous vous faisons parvenir une étude intitulée ìPrivatisation et sous-traitanceî, qui, bien qu'elle n'aie pas le mérite d'avoir été faite par vos amis de l'Institut Économique de Montréal, explique dans un langage très simple, et sur une petite cinquantaine de pages, les méfaits des privatisations que vous citez comme modèle. Si vous prenez la peine de lire cette brochure, vous saurez quels exemples éviter à l'avenir lorsque vous désirez mouser les avantages de vos PPP.

Nous aimerions d'ailleurs lancer un défi à la mesure de votre Ministère: Trouvez-nous un seul exemple de privatisation ayant eu des repercussions positives (service moins coûteux, de meilleure qualité et accessibilité égale). Nous nous contenterons d'un seul cas. Si vous réussissez, celà saura sûrement clouer le bec de tous ces gauchistes qui prétendent que vous êtes dans les patates.

Publié par Bob L'Aboyeur le 06 décembre 2004 à 12:35 PM TrackBack Commentaires (9)