Sim City: Reingenerized

Sim Charest

Alors qu'il n'y a pas si longtemps de cela, de jeunes américains se cotisaient entre eux afin d'acheter un Playstation II à George W Bush (afin de le convaincre de se contenter d'orchestrer une guerre virtuelle), voilà que Jean Charest vient de toucher près d'un million dollars pour s'être associé à la compagnie de jeux vidéos Electronic arts, et plus spécialement au nouvel opus de la série Sim City, qui porte comme nom: Sim City: Reingenerized. L'opposition péquiste est furieuse et selon elle, "Jean Charest n'a manifestement aucun scrupule".

Le jeu plonge encore une fois le joueur dans un univers simulé où il doit gérer une ville, décider des taxes, gérer le réseau routier ou électrique, bref, un univers où il doit s'occuper de tout le nécessaire imaginable et inimaginable entourant la gestion réelle d'une cité.

En quoi Sim City : Reingenerized se démarque-t-il des versions précédentes? Selon Adam McGowitz, directeur de la production chez EA games, "En pas grand chose. Le but a toujours été le même, nous n'avons que scellé le concept en nous associant avec Jean Charest, qui nous a été d'une grande aide pour l'élaboration du titre. Non seulement il est possible dans Sim City: Reingenerized de saigner à blanc le peuple, mais c'est même fortement suggéré par la trame de fond scénarisée par nos concepteurs. Tout un système de points bonis a été mis sur pied, prenant en cause le nombre d'itinérants, le taux d'impopularité du gouvernement, l'évolution de la solidarité et de la tempérance entre les différentes classes sociales, et finalement, un indicateur du niveau de paix sociale, élément de première importance s'il en est un."

Tout a été pensé et calqué sur le modèle Libéral Patapoufien: de l'opportunité à voter un grand nombre de lois sous le bâillon jusqu'à la possibilité de consulter un conseiller influent (ici personnifié par Gilles Taillon), le jeu va jusqu'à donner des points au joueur lorsqu'il arrive à construire des usines au gaz polluantes à l'insu de ses citoyens. L'aspect politique a aussi été abordé, contrairement aux versions précédentes où cet élément avait été laissé de côté. "En sous-traitant de grands pans de l'État à l'entreprise privée, ces entreprises contribuent par la suite à votre caisse électorale, améliorant considérablement vos chances d'être ré-élu." Car contrairement aux Sim City habituels, il ne suffit pas dans Reingenerized de tout détruire impunément, il faut aussi tâcher de se faire ré-élire, sans quoi la partie peut prendre fin abruptement.

Sim City: Reingenerized, en vente dans tous les bons magasins de jeux électroniques

Approx. 49,99$

Publié par Sébastien Aubé le 24 décembre 2004 à 03:38 AM TrackBack Commentaires (4)