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Sur l'analyse de la guerre, de la presse américaine pendant celle-ci et sur l'ensemble des service secrets, voir l'excellent numéro de New York Review of Books, 16 décembre 2004. C'est un bilan, à lire aussi entre les lignes. Je demeure bouche bée.
Commentaires: Le pouvoir n'est plus un service. Il l'a rarement été. Ni une représentation. Plus de médias non plus: qu'une immense machine en service quasi-volontaire non pas des États-Unis ou de la Présidence (comme fonction mythique) mais du clan qui occupe l'avant-scène et le fauteuil. Qui dessert une idéologie et une vision du monde concoctées à même l'effroi, la dérision, l'hypocrisie. On puise au fauteuil magique les arts divinatoires et manipulatoires. Serait-ce pour se gaver de gloire et se pavaner?
2. Le peuple paie, mais ne peut savoir pourquoi, combien, ni le comment, ni mesurer les effets et les conséquences. Le peuple paie. Serait-il sidéré? Ou lobotimisé? (Flying over the cuckoo's nest !)
3. Le dieu des barbares décapite des humains comme si c'étaient que de viles bêtes: le cerveau ou l'esprit, c'est de même. Ce dieu sadique et sanguinaire règne sur des milliers de cerveau. Certains le protègent, le défendent, le camouflent ou le redorent. Et les serviteurs déposent chaque jour leur tribut qui, du sang, qui, de l'argent, qui, des massacres, qui des mots et des mots, lamentations, invocations ou prières, et des rites à l'infini. Il est ici, il est là-bas; au château-fort, au coeur de la guerre, au jardin ou en prison.
Publié par Hermès le 01 décembre 2004 à 05:31 PM
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