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Choix de l'emplacement du CHUM: Remplacer les pseudo experts par des citoyens bien informés
De consultants en pseudo experts qui se contredisent et dont plusieurs sont en conflit potentiel d'intérêts, des millions$ et des millions$ continuent à être flambés en pure perte dans le dossier du CHUM. Nos dirigeants politiques n'ont pas encore réalisé, après des années de ce petit jeu à nos dépens, que le manque de transparence et d'indépendance du processus auxquels ils s'accrochent obstinément ne pourra les mettre en état de faire un choix offrant les garanties d'un choix optimal,
comme on le souligne de plus en plus sur la place publique.
Encore le 24 janvier, au lendemain d'une assemblée où plusieurs dizaines de citoyens ont réclamé une consultation publique et où plusieurs sont venus démontrer que le site de l'Hôtel-Dieu, complètement ignoré jusqu'ici par les autorités, serait probablement le meilleur, le ministre de la Santé, M. Couillard, a refusé de changer l'approche gouvernementale. Les deux experts en provenance de SNC-Lavallin actuellement à l'oeuvre ne pourront choisir qu'entre le site de la gare de triage d'Outremont ou celui de St-Luc et il n'y aura surtout pas de consultation publique. Ainsi, les intérêts du patient continueront à passer en troisième lieu après ceux du secteur technico-scientifique et du milieu des affaires et la participation civique continuera à être bafouée.
Après les dégelées qu'il a encaissées dans le dossier de l'usine du Suroît et dans l'affaires des écoles juives, le gouvernement Charest n'a pas encore compris que consulter les citoyens et les associer au
processus décisionnel dans les projets importants, constitue une condition essentielle à leur réussite. Faire preuve de leadership pour des gouvernants politiques ne consiste plus s'octroyer carte blanche le plus souvent possible et à laisser contrôler l'information par des petits groupes qui ont des intérêts dans les dossiers concernés, mais à transformer la consultation et la participation publique en processus continu, à en faire une seconde nature de notre vie démocratique.
Paul Cliche, membre de l'Union des forces progressistes
Publié par Paul Cliche le 24 janvier 2005 à 04:14 PM
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