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Nous avons reçu ce texte du Caméléon concernant l'onde de choc causée par le témoignage de Jean Brault à la Commission Gomery. Il nous fait plaisir de le diffuser ici en vous invitant, comme toujours, à nous faire parvenir vos textes pour publication à l'adresse: webmestre@latribuduverbe.com.
L'après choc
Quelques jours après les révélations de Jean Brault à la Commission Gomery, la poussière tend à retomber un peu sur le paysage politique canadien et québécois. On peut alors passer en mode réflexion : que faut-il faire pour résoudre la crise?
Je crois que nous vivons une période charnière, historique, avec les événements qui se déroulent à Ottawa (le scandale des commandites) et à Québec (l'embourbement du gouvernement Charest). Et une telle période ne peut qu'être stimulante pour apporter des changements plus profonds dans la manière de faire du politique et de gouverner le pays, donc dans la structure politique.
En observant le mouvement étudiant et l'implication de ces jeunes, dont plusieurs sont des altermondialistes ou se sont inspirés des mouvements altermondiaux, je persiste à croire que le politique de demain, demain étant à court terme, devra s'opérer davantage autour des citoyens. Le politique devra s'articuler autour des citoyens qui se regrouperont, sans partisanerie, pour veiller au bien commun, pour éviter que le système ne dérape et qu'une minorité de bandits en abusent. Les citoyens doivent se réapproprier l'espace public, se réapproprier le droit de parole, le droit de décision sur leur propre communauté, que ce soit au niveau local, provincial ou national.
Par conséquent, il faut dès maintenant initier des mouvements facilitant la prise en main des citoyens, favorisant l'empowerment. Ces mouvements doivent mettre de la pression sur les autorités, dans la non-violence, et leur dire que la gestion actuelle est inadéquate. C'est assez ! Il faut que ça change pour le bien de la collectivité.
Je le répète encore une fois, un tel changement, une telle réappropriation de la sphère publique passe par l'information, auprès des médias traditionnels mais aussi des médias alternatifs qui permettent de mieux comprendre ce qui se passe autour de nous, une réappropriation qui passe par la conscientisation des gens qui nous entourent et par des initiatives locales. En agissant au départ autour de soi, on élargit par la suite le champ d'action. Si vous avez le goût d’initier une action, parlez-en autour de vous, contactez les gens que vous connaissez, les organismes qui existent déjà et qui pourraient être un catalyseur intéressant.
Il faut également favoriser le développement du leadership, le développement d'une vision collective à long terme et d'un projet de société unifiant, qui constitueraient des bases solides et essentielles au changement. Il faut croire en nous, croire en nos possibilités, croire à notre potentiel collectif.
Sinon, baissons immédiatement les bras, laissons le pouvoir à une minorité d'opportunistes, laissons la victoire aux plus forts qui écraseront davantage les plus faibles, les plus faibles pouvant un jour être l'un de nous, si ce n'est pas déjà le cas.
Nous avons le choix, nous avons le pouvoir. C'est à nous de réagir !
Publié par La Tribu du Verbe le 11 avril 2005 à 12:06 PM
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