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Loto-Québec a donc décidé de déménager et d’agrandir sa principale pompafric, le Casino de Montréal, au bassin Peel du Canal Lachine, à la limite de Pointe Saint-Charles et du Vieux-Montréal [1]. Dans le débat médiatique qui s’est engagé, les voix qui se font entendre le plus fort sont celles qui réduisent la complexité des enjeux à quelques traits simplistes : pour les uns, ce déménagement est la locomotive du re-développement d’énormes friches industrielles et la condition nécessaire à tout projet ultérieur [2]. Pour d’autres, cela signifie une augmentation presque automatique du jeu compulsif et de la criminalité [3]. Mais les choses ne sont pas aussi simples et c’est un impératif démocratique que de les exposer de façon nuancée.
« Je ne chante que pendant une heure et demie. Les gens doivent pouvoir retourner au casino pour perdre de l’argent…»- Céline Dion à propos de son spectacle à Las Vegas, 2004.
« Je n’associerai jamais le Cirque du Soleil avec une entreprise qui n’a pas de conscience sociale. »- Guy Laliberté, P.-D.G. du Cirque, à la conférence de presse annonçant son partenariat avec Loto-Québec le 22 juin 2005.
Politique et gros bidoux
Confrontée à une régression des profits du Casino de Montréal en même temps qu’à une augmentation de la concurrence nord-américaine, Loto-Québec a décidé depuis 2003 de s’inscrire résolument dans la chasse aux joueurs internationaux pour pouvoir plumer celles et ceux qui représentent moins de 20% de la clientèle mais plus de la moitié des revenus des casinos. Or, pour loger le gogo le temps de lui faire les poches, ça prend des hôtels et le zonage de l’Île Notre-Dame ne permet pas ce genre de choses.
Tous les néolibéraux et néoconservateurs internationalistes de Montréal se sont donc concertés pour concevoir ce déménagement. Les organisations « publiques » Tourisme Montréal, Montréal International, la Société du havre - et bien d’autres - travaillent toutes à la réalisation d’une vision commune : positionner Montréal comme métropole internationale de premier plan en misant sur les activités économiques à valeur ajoutée (services, électronique et aéronautique, finance, tourisme, jeu, habitat de luxe). Pas de place là-dedans pour les ouvrières et ouvriers : dans ce Montréal de demain, on a plutôt besoin de travailleuses et travailleurs spécialisés formés aux besoins des entreprises de pointe.
Or le casino est le site touristique le plus fréquenté à Montréal (6,3 millions de visites en 2004), il a besoin d’être agrandi et les « développeurs » disposent d’un beau paquet de terrains industriels dont ils ne savent pas trop quoi faire compte tenu des coûts de décontamination. L’occasion est belle de profiter des énormes investissements publics que générera le déménagement afin de lancer officiellement la course aux profits privés. Le propriétaire des terrains les plus contaminés, le Canadien National (CN), après avoir abandonné ses employés à la multinationale française Alstom qui les a tous licencié avant de se tirer d’ici, avait une entente de principe avec la firme étasunienne Cherokee, spécialisée dans l’achat de terrains contaminés, le traitement des sols et la revente de terrains propres à des promoteurs immobiliers. Cherokee aurait cependant hésité, trouvant la facture de décontamination plutôt salée.
Dans ce début de projet de tentative de spéculation immobilière, il est intéressant de constater que sortent presque tous les gros noms de la filière conservatrice. La Société du havre, mise sur pied par le maire Gérald Tremblay, a la mission de penser le re-développement de tout l’ouest du Vieux-port, incluant les terrains du CN, le Technoparc, l’autoroute Bonaventure et tutti quanti. Le conseil d’administration de cette société est co-présidé par Lucien Bouchard et Francis Fox (ex-ministre sous Trudeau, ex-dirigeant de Rogers Communications et actuel ami de Paul Martin). Le c.a. est notamment constitué de Yvon Lamarre (ex-bras droit du Cheuf Drapeau et grand dénigreur du pouvoir citoyen), Benoît Labonté (président de la Chambre de commerce Montréal-Métro), Michel Paquin de l’Institut de développement urbain (lobby des promoteurs immobiliers) et Alain Cousineau, P.-D.G de…Loto-Québec (anciennement du Groupe Secor, « firme conseil spécialisée en changement créateur de valeur », selon leur site Internet).
Loto-Québec entretient quant à elle des liens avec Magna Entertainment, la compagnie de la famille Stronach qui exploite des hippodromes ad mare usque ad mari. Or Brian Mulroney, ancien patron et néanmoins ami de Lulu Bouchard, siège sur le c.a. de Magna International, la compagnie mère des Stronach, à côté de Mike « the Butcher » Harris, ancien premier sinistre de l’Ontario [4], légalisateur des casinos, croisé de la lutte aux pouilleux et grand privatisateur de biens publics. Après la filière libérale derrière la tentative d’installation du CHUM à Outremont, serait-on maintenant aux prises avec la droite néo-conservatrice canadienne [5] impliquée dans les jeux d’argent?
Mais voilà que Loto-Québec vient brouiller les cartes en proposant d’acheter 95% des terrains du CN, en plus d’occuper le bassin Peel. La société d’État, qui vit des baisses de rentabilité malgré des hausses de profits [6], investi ainsi près d’un milliard dans un complexe touristico-fumistique chromé, digne d’un croisement entre la maison en pain d’épice de Hansel et Gretel et le dessin animé Fantasia. Et dans dix ans, transformera-t-on les habitations de la Pointe St-Charles en village Schtroumpf comme on l’a fait à Mont-Tremblant ? Dans les deux cas, à tout le moins, les investissements publics sont énormes et les retombées socioéconomiques locales aléatoires [7].
Le Cirque d’Ôdjavel
Le Cirque du soleil, entreprise sans but lucratif qui fait néanmoins du cash à pleines poignées à Las Vegas et ailleurs dans le monde, s’associe à Gogo-Québec et assurera la direction artistique et créative du projet. Guy Laliberté, président-dictateur général, vient une fois de plus montrer qu’il n’est qu’un vendu déguisé en honnête homme. Car malgré son discours humanitaire et son image de bon citoyen corporatif, Le Cirque du Soleil ne s’est jamais gêné pour frayer avec les plus gros capitalistes de la planète et, en réalité, base toute sa stratégie d’affaire sur la vente du rêve, de l’illusion et de la magie – ce qui est tout à fait compatible avec un casino. [8]
Maintenant que le Monsieur Glad du capitalisme culturel s’associe avec Loto-Québec (qui en avait bien besoin : son projet ne plaît pas [9]), l’opposition citoyenne sera plus difficile. En effet, comment être contre la vertu? Laliberté est un intouchable, un philanthrope, un créatif, un visionnaire, un ambassadeur. Ça ne l’empêche quand même pas d’être un sale con et de dire n’importe quoi à propos de conscience sociale, lui qui affirme sans rire ne pas vouloir associer le nom de sa compagnie à une entreprise qui n’aurait pas de conscience sociale.
La publicité que s’est payée Tromperie-Québec dans les pages de tous les quotidiens québécois le 26 juin 2005 montre à quel point la société d’État sait que son projet ne plaît pas. Plutôt que de convaincre les gouvernants, voilà qu’elle cherche à sensibiliser les citoyennes et citoyens avec un plan architectural de bande dessinée, où le casino est bien dissimulé sous d’énormes chapiteaux en sucre d’orge. De plus, digne des plus grands propagandistes, Loto-Québec a dissimulé son logo dans un coin, en petits caractères (alors que celui du cirque est bien visible), accompagné d’un discours mensonger : « ce rêve est élaboré en partenariat avec Loto-Québec ». Cela donne l’impression que le réel promoteur est le Cirque du Soleil, alors qu’on sait bien que ce dernier a été approché pour servir de pot de vaseline.
Bandits manchots
Il n’existe encore aucune étude sérieuse sur les effets de l’implantation d’un casino à portée de quartiers résidentiels au Québec. Cela tient notamment à la difficulté d’isoler la variable « effet casino » dans l’offre globale de jeu et dans les campagnes publicitaires. Les loteries sont ainsi bien plus disponibles et plus médiatisées que les machines à sous. Plusieurs études montrent cependant que le jeu compulsif est en hausse et toutes suggèrent que les clientèles les plus captives et les plus vulnérables sont les 18-34 ans et les aînéEs, les personnes moyennement scolarisés et aux revenus assez modestes (60% des joueurs auraient un revenu familial inférieur à 40 000$). Les jeux les plus prisés sont la loterie et les machines à sous (vidéo-poker de bar ou bandit manchot de casino) [10].
Ces études que tout le monde cite mais que bien peu ont lu estiment que, outre la loterie, les machines à sous sont les favorites des « petits joueurs ». Une étude réalisée par des géographes de McGill montre que les appareils de loterie vidéo (ALV) se retrouvent surtout dans les quartiers défavorisés : « La répartition spatiale des ALV à Montréal et à Laval correspond étroitement à la géographie locale des milieux socio-économiques défavorisés. Tout effort déployé par les autorités de santé publique pour réduire le fardeau des problèmes sanitaires et sociaux liés au jeu devrait donc tenir compte de la distorsion spatiale des possibilités de gambling en milieu urbain. » [11]
C’est là que ça devient intéressant. La question n’est plus tellement celle du déménagement du casino, mais plutôt celle de l’accroissement de l’offre de jeux d’argent par le biais des machines à sous. Dans son plan stratégique 2004-2007 [12], Loto-Québec affirme vouloir contrer le jeu compulsif, en priorité en réduisant l’accès aux ALV dans les quatre grandes villes québécoises ET dans les quartiers où le revenu des ménages est inférieur à 50 000$. La société d’État cherche aussi à « regrouper les activités liées au jeu dans des zones où la dynamique sociale n’est pas fragilisée et [à] contenir l’offre dans les quartiers où les risques de problèmes sociaux et les coûts s’y rattachant sont élevés. »
L’arrondissement Sud-Ouest est un des milieux montréalais les plus « fragilisés », où le revenu moyen des ménages se situait, selon le recensement de 2001, à 36 683$, avec une proportion de 40% de ménages à faibles revenus. Pourquoi, dans ce cas, y déménager le plus gros contenant de machines à sous qu’on possède ? C’est une contradiction évidente. D’autant plus que 80% de la clientèle des casinos québécois vient des localités alentour. Et qu’en plus, même si le nombre d’ALV diminue à chaque année, les nouvelles machines attirent de nouvelles clientèles et sont de plus en plus rentables [13]. Elles sont aussi plus rapides, on peut miser plus gros et elles sont programmées pour favoriser le sentiment de « victoire imminente » et, ainsi, le jeu prolongé.
En réalité, si Loto-Québec était fidèle à son plan stratégique, elle devrait installer son nouveau casino à Westmount : la population est riche et le nombre d’appareils de loterie vidéo est bas.
Dire non à un projet néolibéral
Si on accepte que le jeu soit légal et sous contrôle étatique, on ne peut reprocher à Loto-Québec de chercher à améliorer son rendement, ses produits et ses bénéfices. On pourrait cependant questionner la directive patapoufienne d’accroître les profits tirés du jeu. On devrait aussi questionner les moyens que prend Course-au-trésor-Québec pour atteindre ses objectifs. Le philosophe Pierre Desjardins faisait remarquer dernièrement que, à l’heure de la réduction de la taille de l’État et du désinvestissement en santé, il n’est peut-être pas judicieux d’investir dans la promotion des jeux d’argent et d’augmenter l’offre de jeu [14]. En plus, à la fois Patapouf et le maire Tremblay ont adopté des politiques de développement durable. Peut-on appeler développement durable une politique qui se base sur l’accroissement des revenus du jeu? D’autant plus que la division casino de Gratteux-Québec offre des véhicules Hummer en gros lot et entretient un partenariat avec, notamment, la course Molson Indy [15]. Rien que du bon, c’pas?
Par ailleurs, on reproche à des compagnies privées, par exemple McDonald’s, de cibler des clientèles captives comme les enfants dans ses publicités. Pourquoi ne questionne-t-on pas les méthodes de Loto-Québec, qui réussit très bien à capter les aînéEs? (Comment se fait-il que le bingo communautaire soit maintenant étatisé et assujetti à la loi du profit et du rendement? Comment se fait-il qu’on installe des terminaux Loto-Québec dans les hôpitaux?).
Le jeu n’est pas mauvais en soi et il ne faut pas croire que les gens ont un appétit insatiable qui les fera courir la bave aux lèvres aux portes du casino. Cependant, lorsqu’une société d’État utilise tous les principes de la manipulation publicitaire pour exploiter les sentiments les plus irrationnels de l’être humain (le désir d’une vie meilleure instantanée), on a le devoir d’exiger un temps d’arrêt, de poser des questions et d’exiger des réponses. Comme on l’a évoqué plus haut, l’accroissement de l’offre de jeu risque d’avoir des conséquences sociales néfastes et Maux-Cachés-Québec doit en tenir compte.
En plus, la vision qui anime les développeurs néolibéraux montréalais crée des villes qui ne sont pas faites pour leurs habitants, mais plutôt pour les touristes et les visiteurs économiques. Les aménagements urbains projetés dans le grandiôôôse projet de Mini-Québec sont des hôtels, un centre de foire, des stationnements, des galeries d’arts, un tramway saisonnier, une salle de spectacle, des habitations de luxe et quelques autres gugusses : il n’y a rien là-dedans pour les habitants de Pointe St-Charles et de l’arrondissement Sud-Ouest, rien pour assurer le redéveloppement du quartier qui a fondé l’ère industrielle canadienne. Rien sauf la lente gentrification.
Le déménagement et l’agrandissement du casino font partie d’une stratégie commerciale qui s’inscrit dans un projet néolibéral qui ne tient aucunement compte de la situation socio-économique des quartiers environnants et de la volonté des habitants locaux. C’est un projet de société néfaste, appuyé par une entreprise qui se spécialise dans la mystification et l’élucubration cirquesque. Tout cela n’est qu’un projet d’investisseurs et d’entrepreneurs, de ceux qui sont responsables de la portion « jeux » dans la maxime « du pain et des jeux ». De plus en plus de jeux, parce que le pain coûte de plus en plus cher.
MARCO SILVESTRO
silvestro@no-log.org
ª juillet 2005 ª
NOTES.
[1] D. Lessard, « Nouveau casino : Loto-Québec recommande le Vieux-Port », La Presse, 5 mai 2005, p. A14.
[2] F. Cardinal, « Un nouveau quartier à Montréal! », La Presse, 22 mai 2005, p. A14; J.-R. Sansfaçon, « Déplacer le casino? », Le Devoir, 27 mai 2005, p. A8; C. Lapointe, « Le Casino au bassin Peel? Oui : c’est un déménagement essentiel pour l’avenir », La Presse, 16 juin 2005, p. A23.
[3] Coalition Action-Gardien, « Des groupes de Pointe St-Charles promettent un autre Suroît au gouvernement Charest », communiqué de presse, 13 juin 2005; M. Sévigny, « Le Casino au bassin Peel? Non : ce serait une aubaine pour le crime organisé », La Presse, 16 juin 2005, p. A23. Pour un aperçu des discours qui affirment, un peu rapidement, que l’accès aux jeux de hasard est la cause directe du jeu compulsif, voir le site www.jeu-compulsif.info/ et le film « Le jeu ça change pas le monde, sauf que… », de P. Plante et L. Panneton (2000, Mélo Productions, 50 min.).
[4] Des informations tirées de « Ça change pas le monde…ça le détruit. Non au casino », Collectif La Pointe d’espace libertaire, disponible à : www.lapointelibertaire.org. Voir aussi des mêmes auteurEs « Déplacer le casino? Non merci! », Le Devoir, 1er juin 2005, p. A6.
[5] Le néo-conservatisme se caractérise par des prises de positions morales plutôt libérales, mais une vision économique conservatrice (retrait de l’État, baisse des impôts, déréglementation, renforcement des droits de propriété).
[6] E. Fleury, « Loterie vidéo : Des profits records malgré la baisse du nombre d'appareils », Le Soleil, 12 juin 2005, p. A2; P. Couture, « Loto-Québec se dirige vers une année record », La Tribune, 25 mars 2005, p. B8.
[7] Consulter V. Simard et Le Couac « Mont-Tremblant : 325 millions d’argent public pour 5 000 jobines au service des riches », Le Couac, vol. 7 no. 12, septembre 2004, p. 1.
[8] Mentionnons par ailleurs que Le Cirque du Soleil a établi une partie de sa renommée en se positionnant contre l’exploitation des animaux dans les arts du cirque. Fort bien. Cependant, à l’heure du passage des arts du cirque à l’industrie du cirque et du divertissement, ne devrait-on pas commencer à poser la question de l’exploitation humaine? Le Cirque du Soleil est une entreprise qui fonctionne sans syndicat, qui recrute ses employéEs dans les écoles secondaires ou les ghettos du monde, pour les former ensuite dans ses propres écoles. Elle produit à la chaîne acrobates, contorsionnistes, équilibristes et autres cascadeurEs qui sont ensuite trimbalés à travers le monde pour répéter, soir après soir, pendant des années, les mêmes numéros devant les mêmes spectatrices et spectateurs ahuris. Ces métiers du cirque nécessitent un entraînement physique intense et personne ne conteste l’idée qu’unE acrobate soit unE athlète. Or, depuis plusieurs années on pose la question du dopage et des conséquences physiques des entraînements intensifs, à la fois dans le sport amateur, olympique et les ligues « professionnelles ». Alors qu’en est-il des conditions de travail et de formation, du dopage, de l’usure prématurée et des blessures professionnelles dans l’industrie du cirque dont l’entreprise montréalaise est l’ambassadrice mondiale?
[9] Plusieurs gouvernants sont en désaccord avec le projet. Le sinistre de la santé Philippe Couillard, celui des finances Michel Audet et celui du développement économique, Claude Béchard, émettent des réserves (voir D. Lessard, « Déménagement du Casino de Montréal : Couillard réserve son jugement », La Presse, 27 mai 2005, p. A13; Presse Canadienne, « Le casino de Montréal crée la discorde dans le cabinet de Jean Charest », 25 mai 2005). La députée libérale de St-Henri, Nicole Loiselle, est aussi inquiète : « c'est la répercussion sociale qui m'intéresse. C'est démontré qu'autour des casinos, on développe des réseaux de prostitution, de prêt usuraire et de la criminalité. Ça m'inquiète. » (Citée dans le Métro (Mtl), « Casino : Nicole Loiselle inquiète pour ses citoyens », 27 mai 2005, p. 3). Le PQ est aussi défavorable, pour les mêmes raisons que la députée Loiselle (voir Transcontinental, « Le parti Québécois s'oppose au déménagement du casino », La Voix Populaire Côte St-Paul-St-Henri-Ville Émard, 12 juin 2005).
[10] Consulter S. Chevalier et D. Allard (2001) Jeu pathologique et joueurs problématiques : Le jeu à Montréal, Régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-centre ; I. Paradis et J.-P. Courteau (2003) État de la situation sur les jeux de hasard et d’argent en Outaouais, de l’offre de jeu aux interventions préventives, Régie Régionale de la santé et des services sociaux de l’Outaouais. Deux rapports disponibles dans l’Internet. Voir aussi S. Chevalier et E. Papineau, « Jeu d'argent - Concilier l'État infirmier et l'État tenancier? », Le Devoir, 10-11 avril 2004.
[11] J. A. Gilliland et N. A. Ross (2005) “Opportunities for Video Lottery Terminal Gambling in Montreal: An Environmental Analysis”, Canadian Journal of Public Health, vol. 55. Résumé disponible à: http://www.gamblingwatchglobal.com/archives/vlts-quebec/
[12] Daté de mai 2004, le plan est disponible à : http://www.loto-quebec.com/pdf/plan_de_developpement_fr.pdf
[13] À ce sujet, consulter E. Fleury, « Loterie vidéo : Des profits records malgré la baisse du nombre d'appareils », Le Soleil, 12 juin 2005, p. A2; P. Couture, « Loto-Québec mise sur le redéploiement des salons de jeux pour maintenir son marché », La Presse, 11 juin 2005, cahier Affaires, p. 4.
[14] P. Desjardins, « Construction d'un nouveau casino à Montréal. L'attitude "illogique" du gouvernement Charest », Le Soleil, 28 mai 2005, p. A28.
[15] «[Au casino du Lac-Leamy à Gatineau,] un homme d'Ottawa a remporté en une semaine trois prix totalisant plus de 150 000$. Après avoir remporté […] un bateau, il a gagné un véhicule Hummer deux jours plus tard, et un autre véhicule Hummer le 1er juin ». Voir C. Langlois, « Trois gros prix en une semaine au même chanceux au Casino », Le Droit (Ottawa), 10 juin 2005, p. 17. Voir aussi Loto-Québec, « Le Casino de Montréal renouvelle pour deux ans son partenariat avec le Molson Indy Montréal », communiqué de presse, 12 mai 2005.
Une version préliminaire de ce texte est parue sous le même titre dans Le Couac, vol. 8 no. 10, juillet 2005, pages 1 et 6.
Publié par Le Couac Dinner le 20 juillet 2005 à 09:43 PM
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