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Vous avez comme moi le goût de commenter l'actualité narrative: les deux solitudes et la monarchie constitutionnelle; le niveau intellectuel du doc Mailloux; l'infiltration de la droite religieuse américaine dans les réseaux des pouvoirs et... l'utilisation du pétrole? Je choisis la crise du pétrole.
Je résume tant bien que mal des suggestions de Louis-Gilles Francoeur faites à l'émission de Marie-France Bazzo (Radio-Canada, a.m.). Et j'ajoute...
Face à la montée du coût de l'essence (et en conséquence, de tout le reste), changer d'attitude permet de faire des économies.
La conduite zen ou le zen de la balade auto: économie de 6 à 10 % et même plus en certaines circonstances. Premièrement, adopter la conduite dite "mon oncle-ma tante": pas de vitesse au-delà de 110 et dans la mesure du possible utiliser le régulateur de vitesse: vous faites automatiquement de 6% jusqu'à 10% d'économie. Si votre voiture est en bon état: changement d'huile, bon graissage, pneu gonflé selon les règles, etc, votre économie peut augmenter de plusieurs pourcents.
Conduite en ville: le principe est de réduire les variations pointues d'énergie et de faire en sorte que l'énergie de l'auto soit la plus constante possible (il est alors possible d'obtenir un taux de consommation égal à celui de la grand route). C'est à dire, dans la mesure du possible éviter les accélérations brusques et rapides; utiliser l'énergie constante, surtout si vous avez une transmission manuelle. Avant les arrêts, utilisez l'énergie dégagée par la voiture pour ralentir plutôt que d'accélérer vers le point d'arrêt puis de freiner rapidemment (c'est fou l'économie d'essence).
Moi: Psychologie à adopter: l'automobile est un "lieu" mobile de civilité, parce qu'il occupe un espace dans l'espace commun; le rapport aux autres est là, constant, inévitable, maîtrisé par une somme "n" de désirs et de volontés, canalisé par des voies communes "de transport", régularisé par un ensemble de règles communes. Interaction inévitable. Manoeuvrer devient un art: d'équilibre, de mesure, de souplesse, de composition, parfois de créativité, souvent d'empathie, de respect, de flair, de ruse. Donc, demande un peu de grandeur, de hauteur et de profondeur. Occasion unique d'en acquérir. Vu de loin, le transport serait un transport (au sens mystique du terme); un véritable ballet spatial !!!
Si, d'autre part, tous les employeurs modifient les horaires de travail de telle façon que les embouteillages ne pourraient pas survenir OU QU'IL Y AIT PLUS DE TRAVAIL ACCOMPLI à partir de la résidence.
Si en plus, compte tenu du fait qu'il y aurait une réduction globale de consommation, l'État réduirait proportionnellement ses taxes reliées à l'essence; le calcul serait fait bi-annuellement. De plus, tout projet de construction de résidences devra être repensé en regard d'une économie d'énergie (en plus d'être écologique). Ici, il faut un virage radical. J'ai bien quelques idées, mais je ne suis pas assez compétent pour en évaluer la "faisabilité". Il est certain cependant que des urbanistes, architectes, architectes paysagistes, écologistes, éducateur physique, anthropologue, sociologue, artiste, et... se parlent, échangent pour concevoir des quartiers à réelle dimension humaine. Actuellement, ce que je vois dans ma grande région, ce ne sont que des aberrations, sans parler de la laideur qui devient intolérable (et je ne suis pas un spécialiste!).
Si chaque personne changeait ses habitudes de conduite, la réduction de la consommation d`essence serait telle que les pétrolières seraient en état d'alerte: les profits baissent et leurs attitudes changent. De plus, l'ensemble de la société serait en état de changement parce que le temps passé sur les routes est tel que de nouvelles habitudes s'enracinent: la personne devient plus "vertueuse" (au sens ancien du terme: les agirs civilisés deviennent des quasi instincts (des "virtus"). Ainsi, la dite crise du pétrole est une occasion unique d'opérer une révolution socio-politique. Sans compter les effets bénéfiques sur la santé: plus de détente, moins de stress, plus de calme, de maîtrise de soi, etc. Ce qui a un effet sur tout le dit système de santé. En cinq ans disons, la société a un autre visage. Donc, à partir d'un changement, en somme minime, on impose une bifurcation "dans la tangente socio-politique"... et qui dit que la productivité globale ne serait pas augmentée, hein? D'où l'"auto-zen".
Cordialement.
Note: Le ministère des transports doit créer un institut de pensée créative qui serait indépendant, qui serait un "think tank", pour réinventer (et renouveler selon les occasions) le modelage de l'espace. Ainsi que les utilisations: on a parlé déjà de rendre certaines rues aux cyclistes; de limiter l'accès de certaines zones aux automobilistes; de convertir certaines grande voies de circulation à l'usage de petits trains bi ou tri énergie.
Publié par Hermès le 28 septembre 2005 à 04:05 PM
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