Montréal reconnaît le droit d’accès à l’eau potable, Sherbrooke préfère s’abstenir

Sherbrooke, le 28 décembre 2005 La Ligue des Droits et Libertés section Estrie, accueille favorablement la prise de position de la Ville de Montréal concernant le droit d’accès à l’eau potable. En effet, la Charte montréalaise des droits et libertés stipule que : « la Ville de Montréal s’engage à fournir aux citoyennes et citoyens de la ville l’accès à une eau potable de qualité et en quantité suffisante ». La ville s’engage aussi : « à s’assurer qu’aucune citoyenne et aucun citoyen ne sera privé d’accès à l’eau potable pour des motifs d’ordre économique » . Cette action contribue à faire reconnaître le droit d’accès à l’eau potable des citoyens de Montréal et laisse transparaître une ouverture de la Ville sur cette question.

La Ville de Sherbrooke, quant à elle, préfère toujours s’abstenir de poser des gestes concrets concernant la question de l’accès à l’eau potable. L’administration municipale sherbrookoise prendra-t-elle les mesures, tout comme la Ville de Montréal, qui assurent aux familles montréalaises l’accès à l’eau potable ? Lors de la dernière campagne électorale municipale sherbrookoise, la Ligue des Droits et Libertés section Estrie demandait à Jean Perrault de se positionner sur la question du droit d’accès à l’eau potable. M. Perrault avait refusé de prendre position sur la question, à l’instar des deux autres candidats qui étaient en faveur de l’aménagement d’une réglementation municipale concernant le droit à l’eau.

Nous avons demandé à la Ville de Sherbrooke de tenir un référendum consultatif concernant la gestion et l’exploitation des eaux municipales, Sherbrooke a refusé. L’administration municipale actuel risque de faire face à un déficit démocratique si elle refuse continuellement de consulter sa population. La Ligue des Droits et Libertés section Estrie s’inquiète des conséquences qu’une telle situation pourrait engendrer.. L’Union des Municipalités du Québec, dont M. Jean Perrault est le président, précisait à ce sujet : « Les institutions doivent d’abord exister pour le citoyen. Au plan démocratique, la municipalité demeure la structure la plus près du citoyen ». Nous espérons que Sherbrooke prendra exemple sur Montréal et consultera sa population sur une question aussi fondamentale que celle de l’accès à l’eau potable. Le tout dans le respect des valeurs démocratiques du Québec.

Eric Lachance
Ligue des Droits et Libertés section Estrie

Publié par Éric Lachance le 29 décembre 2005 à 09:08 AM TrackBack Commentaires (1)