Une campagne électorale pour 68 500$


Oui, la démocratie à coût abordable est encore possible!

Ce lundi 6 février, Projet Montréal a transmis au Directeur général des élections du Québec son rapport de dépenses électorales relatif à l’élection du 6 novembre dernier. Pour cette élection, Projet Montréal a dépensé un total de 68 489,04$.

Projet Montréal ayant présenté 70 candidat-es à l’élection de novembre, ses dépenses électorales ont totalisé moins de 1 000$ par candidat, ce qui inclut la candidature de Richard Bergeron à la mairie de Montréal, est-il pertinent de préciser ! Une autre façon de faire ressortir le peu d’argent consacré par Projet Montréal à cette campagne est de rapporter la dépense au nombre de votes recueillis. Notre parti a recueilli 32 126 votes à la mairie de Montréal, auxquels se sont ajoutés 88 754 votes pour les 69 autres candidatures aux mairies d’arrondissement ou aux postes de conseiller de ville et d’arrondissement, pour un total de 120 880 votes. Chaque vote recueilli a ainsi « coûté » 57 cents.
 
Chacun des deux grands partis, l’UCÎM de Gérald Tremblay et Vision Montréal de Pierre Bourque, a probablement investi plusieurs millions de dollars dans cette campagne. Dans leur cas, le rapport officiel des dépenses électorales est trompeur, puisque nombre de dépenses ont été faites avant la période électorale proprement dite, qui s’est étendue du 23 septembre au 5 novembre. On se rappellera, à titre d’exemple, les centaines de milliers de dollars investis par Vision Montréal dans l’opération Géranium du printemps 2005. Ce qui conduit à conclure que pour ces partis, le « coût » de chaque vote recueilli doit approcher voire même dépasser 5$.
 
En recueillant près de 10 % du vote lors de la dernière élection municipale et en faisant élire l’un de ses candidats, sans compter que la candidate Émilie Thuillier a perdu par neuf voix à peine, Projet Montréal a fait la preuve que des idées fortes, centrées sur les véritables enjeux d’aujourd’hui et défendues par des candidats convaincus, peuvent bien mieux qu’un déluge d’argent toucher les électeurs. En cette ère post-Gomery et post-Option Canada, les électeurs sont plus que jamais désabusés de la politique, laquelle, justement, ne semble plus être qu’une question d’argent et de réseaux d’initiés. C’est pourquoi seulement 35 % d’entre eux ont exercé leur droit de vote lors de la dernière élection municipale. Mais en même temps, ils conservent l’espoir que la politique redevienne ce qu’elle doit être, ce dont témoigne le succès de Projet Montréal.  

Depuis l’élection de novembre dernier, beaucoup de spécialistes de la politique nous disent : « Si vous voulez vraiment prendre le pouvoir en 2009, vous verrez que vous aussi, vous aurez besoin de plusieurs millions de dollars ». Chaque fois, Richard Bergeron, chef de Projet Montréal et nouvel élu municipal, répond : « Pas du tout ! En 2009, nous n’aurons pas besoin de plus de 500 000$ pour prendre le pouvoir. Mieux : cet argent sera recueilli en entier auprès de nos membres. Projet Montréal continuera ainsi de faire la preuve que, oui, la démocratie à coût abordable est encore possible ».  

Projet Montréal est un parti municipal populaire, financé, contrôlé et orienté par sa base, dans une démarche de démocratie participative. Ses membres proposent à la population montréalaise de se réunir autour d'un projet de développement urbain équitable, durable et enthousiasmant visant à construire l'avenir de Montréal.
 

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Pour information : Émilie Thuillier, attachée politique, (514) 390-0792

Publié par La Tribu du Verbe le 09 février 2006 à 10:01 PM TrackBack Commentaires (3)