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Politics is the entertainment branch of industry.
Frank Zappa
Saviez-vous que le véreux marchand d'armes Adnan Khashoggi et le savant gourou de nos nouveaux maîtres conserviteurs sont de vieilles connaissances? Brian Mulroney n'est est pourtant pas à ses premières relations pour le moins discutables. Celle qui le lie à Karlheinz Schreiber vient justement d'être exposé par l'excellente émission The Fifth Estate.
Comble de l'ironie, en 1997, le gouvernement canadien a présenté ses excuses à Monsieur Mulroney et lui a versé une indemnisation de deux millions de dollars dans le cadre d'une entente à l'amiable.
Pour comprendre cette affaire il faut se rappeler dans quelles eaux troubles Brillant nageait au moment des faits relatés.
Qui se souvient de l'affaire Barrick?
On avait enterré vivant des mineurs qui se trouvaient dans le chemin de l'expropriation d'une mine de Barrick en Tanzanie. SVP lire Poppy Strikes Gold et The Truth Buried Alive.
La filière de cette minière canadienne est des plus instructive sur nos maîtres. Papa Bush, Mulroney et le marchand d'armes Adnan Khashoggi siégeaient tous sur son conseil d'administration.
Greg Palast me confirme que: "Bush resigned when his son began to gear up for his Presidential campaign. Mulroney is still indeed on Barrick's board - from their website. Note that Gustavo Cisneros is on the board now - the guy who promoted the coup against Chavez. Khashoggi was forced to sell his share during the Iran-Contra scandal".
Les relations de Adnan Khashoggi avec le néocon Richard Perle et la machine de guerre américaine est explicite.
Ce n'est pas rien alors que les Canadiens reviennent d'Afghanistan en cercueils...
Un chapitre sur cette sinistre histoire est inclus dans le bouquin de Greg Palast, The Best Democracy Money Can Buy qui vient justement d'être traduit en français sous le titre Démocratie-Business. Son travail m'inspire...
Surprenant, au Québec, il n'y a eu que Yves Boisvert sur les ondes de CBC franco pour souligner que l'affaire Mulroney tel que dénoncé par The Fifth Estate n'intéresse personne.
L'affaire Mulroney est pourtant un excellent point de départ pour nos journalistes afin de déculotter les pouvoirs occultes qui nous mènent par le bout du nez. Qui aura les couilles ou le death wish professionnel nécessaire?
Le conseil d'administration de Gesca étant rouge vif et celui de Québécor bleu royal, je me bidonne déjà! SVP lire le renversant Dossier sur les conseils d'administration de Gesca, Quebecor et du Devoir dans le nouveau numéro du Québécois.
On gage que le tout se termine dans un retentissant silence?
Publié par Jean-François William le 15 mars 2006 à 03:18 PM
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