Le Parti Libéral du Canada est vraiment mal pris

Après la dégelée qu'a reçue le Parti Libéral du Canada aux dernières élections et le départ précipité de Paul Martin, on pouvait s'imaginer que cette formation politique aurait une longue pente à remonter. On peut carrément parler de traversée du désert avec l'annonce officielle ce matin de la candidature de Stéphane Dion à la chefferie du Parti. Les membres du PLC ne pouvaient évidemment pas l'empêcher de se présenter, puisque même le violonneux Ashley MacIsaac veut briguer le poste, avec plus de chances de l'emporter que Stéphane Dion selon certains anaystes. À 50 000 dollars par candidature, un Parti qui a besoin de regarnir ses coffres accepte pratiquement n'importe qui dans sa course à la chefferie, comme on peut le constater.

On a déjà rencontré des iguanes démontrant plus de chaleur humaine, des toasts au pain brun avec plus de charisme que l'ancien Ministre de l'Environnement et des Relations Intergouvernementales. Ce pseudo-intellectuel pète-sec qui a déjà déclaré le plus sérieusement du monde "je ne veux pas de chicane dans mon Canada", ce spécialiste du purin intellectuel reconverti dans l'environnement, n'a que deux maigres réalisations à vanter en 10 ans au sein du gouvernement: la loi sur la clarté référendaire (qui, encore aujourd'hui, est une source de conciliation entre les deux peuples fondateurs) et la signature d'un timide accord sur les émissions de gaz à effets de serre, qui constitue trop peu trop tard. Il ne doit ses succès électoraux qu'à la prédisposition génétique de Saint-Laurent-Cartierville à voter PLC, peu importe que le candidat présenté sous cette bannière soit un sac de vidange ou un rongeur à lunettes.

Lorsqu'une personnalité annonce sa candidature, elle en profite aussi pour faire connaître ses appuis politiques. Stéphane a réussi un tour de force: il a trouvé une députée pour l'appuyer, Marlene Jennings. Certaines mauvaises langues diront que c'est peu, mais pour un personnage aussi antipathique que Dion, trouver un seul appui est toute une réalisation qu'il aurait dû ajouter à son CV. Il a même lancé un site web pour mousser sa campagne, tout à son image: terne, avec 2 textes de 4 paragraphes qui ne disent pas grand chose, mais sont offerts dans les deux langues officielles. Si vous avez de la difficulté à trouver le sommeil, vous pouvez vous diriger sur: www.stephanedion.ca. Et pour les vrais masochistes, pourquoi ne pas devenir bénévole?

Est-ce que Stéphane Dion pense sérieusement qu'il a des chances de devenir Premier Ministre du Canada un jour? Dans ses rêves et dans nos cauchemars, oui.

Publié par Bob L'Aboyeur le 07 avril 2006 à 12:50 PM TrackBack Commentaires (4)