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C’est en déclarant « La porte est toujours fermée! » que Lucien Bouchard a précisé qu’il ne retournerait plus en politique.
Étonnante déclaration tout de même puisque celui qui marche toujours plus rapidement vers le pouvoir avec une jambe fabriquée de la même matière que sa langue a multiplié les sorties publiques afin d’appuyer les nombreux projets du patronat, c’est-à-dire des positions de développement politico-économique sauvage des plus méprisantes les unes que les autres envers la population. D'ailleurs, personne ne semble s'étonner du fait que ces projets visent à avantager les quartiers riches (un hôpital à Outremont) tout en désavantageant les quartiers pauvres (un casino à Pointe-Saint-Charles).
Après avoir dévasté la santé, l’éducation, attaquant durement le mince filet social durant son passage à la tête de la Belle Province, il propose maintenant son Manifeste des Lulucides et leur merdique agenda ultra-libéral, le déménagement du Casino à Pointe-Saint-Charles, le réaménagement de l’autoroute Ville-Marie et le CHUM à Outremont; après tout ceci, on se demande bien quel autre tas de fumier du milieu affairiste le sieur Bouchard pourrait bien appuyer et valoriser.
Lors du dernier référendum, on se souviendra de Bouchard pour sa déclaration où il disait vouloir contrer le « vent de droite qui souffle » en Amérique du Nord. Bien peu de gens pourront soutenir que ce fourbe personnage ait un jour été progressiste sinon qu’en paroles. Maintenant qu’il s’est soi-disant retiré de la vie «politique», il ment toujours tout en exposant clairement ses allégeances envers les maîtres voleurs. Désormais, pour que le vent ait un sens, il faut qu’il souffle du même bord que celui qu’il disait vouloir bloquer à l’époque. Pourriture immonde.
Pire encore, les médias poussent très fort pour qu’une alliance Bouchard-Ducon vienne poursuivre «l’œuvre» de Charest, que certains maîtres ne considèrent que tel un hors-d’œuvre. Fiers de lécher le derrière de leurs maîtres, les maisons de manipulation d’opinion qui «sondent » la population avancent que c’est ce que «nous» désirons.
Lire à ce sujet l’excellent texte de Claude Rioux.
On espère seulement que cette porte restera bien close puisqu’en l’ouvrant, on se doute que le courant d’air créé ressemblera fortement à celui dévastant la trop peu présente matière grise restante dans la tête de ce crosseur de service.
PS : Je me suis toujours promis que je n’attendrais pas la mort d’un salopard pour lui dire qu’il en est un. Voilà qui est fait. Au suivant.
Publié par Martin Petit le 13 mai 2006 à 04:31 PM
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