Cinéma Politica - Automne 2006

Cinéma Politica vous invite à ses soirées engagées sur des enjeux politiques, économiques, sociaux, environnementaux et culturels par la présentation de documentaires en présence des réalisateurs et d’invités. De septembre à novembre, toujours les lundi à 18h, cinq projections seront organisées au Café des Arts de l’Université du Québec à Montréal situé au local J-6170 (Pavillon Judith-Jasmin, Niveau 6). Des rediffusions des documentaires seront également présentées au Café Fractal (Pavillon Sherbrooke, local SH-R380). Celles-ci auront lieu les jeudis de la semaine suivant la première diffusion, à 16h. Ces soirées sont gratuites et ouvertes à tous. Une projection spéciale aura lieu à la Grande Bibliothèque le 30 octobre à 19h30. L’entrée sera de 10$. Tous les bénéfices recueillis seront directement versés à l’organisme Jeunes musiciens du Monde.

PROGRAMMATION:

Lundi 02 octobre, 18h (Café des Arts) : « Désobéir »
En présence de Patricio Henriquez, réalisateur
Rediffusion : Jeudi 12 octobre 16h (Café Fractal)
Présenté dans le cadre des activités entourant la Journée mondiale pour la paix, en collaboration avec Ciné-Paix


Désobéir se penche sur cette minorité infime de militaires qui ose défier la discipline et la hiérarchie établie. Alors qu’ils avaient choisi d’être soldats par vocation, qu’ils croyaient en l’honneur et aux valeurs des institutions militaires, ils ont sciemment désobéi aux ordres. Car au milieu d’un conflit, ils ont reçu l’ordre de torturer, de tuer des civils, de violer ou de faire violer des femmes, et de cacher les preuves de leurs crimes, au nom des intérêts supérieurs de la Patrie et de la solidarité entre frères d’armes. Patricio Henriquez part à la rencontre de trois d’entre eux : Igal Vega, soldat israélien, qui a refusé de se battre contre des civils; le colonel chilien Efrain Jana, qui s’est opposé aux arrestations arbitraires et aux assassinats d’opposants politiques en 1973; et Camilo Mejia, soldat américain, qui doit faire face à une cour martiale après avoir servi en Irak et décidé de ne plus participer à la « guerre du pétrole ». Ils ont écouté leur conscience et ont payé très cher le prix de leurs convictions.

(Patricio Henriquez, Macumba International, 79 minutes, 2005, anglais, espagnol, hébreu sous-titré français)


Lundi 16 octobre, 18h (Café des arts) : « Projet banlieue »
En présence d’Alexis Côté, Martin L’Écuyer et Louis-Paul Legault, réalisateurs
Rediffusion : Jeudi 26 octobre 16h (Café Fractal)


Voici un tour d’horizon complet de la banlieue québécoise : son histoire, sa réalité économique, son rôle dans la société de consommation, sa place dans la nature et son impact sur l’âme humaine abordant les thèmes complexes de la fiscalité, le rêve américain, l’environnement et les rapports humains; Projet Banlieue jette un regard critique sur notre imaginaire et nos comportements. Qu’est-ce que la banlieue contemporaine? Dans ce documentaire poignant, plusieurs sociologues, un physicien, un curé, un maire, un courtier immobilier, un directeur de centre économique et nombre de banlieusards tentent de définir le concept. La banlieue, c’est complexe et problématique!

(Alexis Côté, Louis-Paul Legault, Martin L’Écuyer, collectif Consientia, 108 minutes, 2005, français)


***Projection spéciale***
Lundi 30 octobre, 19h30 (Grande bibliothèque): « Les voix de Kalkeri »
Soirée-bénéfice au profit de l’organisme Jeunes musiciens du Monde
(Pré-vente 8$- Entrée 10$)
En présence de François Lemieux, réalisateur
Rediffusion : Jeudi 09 novembre 16h (Café Fractal)


Les Voix de Kalkeri relate la démarche de Jeunes musiciens du monde, un organisme voué au bien-être et au développement d’enfants défavorisés du Sud de l’Inde. Créé en 2001 par deux Québécois et une Française, le projet est une alternative citoyenne basée sur l’engagement et le respect des traditions identitaires propres à ces communautés. Les principaux fondateurs, Mathieu et Agathe Fortier, vivent en Inde depuis déjà plus de dix ans. Leur intérêt pour la musique classique indienne allié à leur sensibilité face au reste du monde les ont poussés à relever le défi de fonder une école qui héberge une cinquantaine d’enfants. Pendant deux mois, François Lemieux et la caravane de Gadjo Dilo Films ont suivi l’aventure de ces enfants en quête d’apprentissage et d’une vie meilleure. À travers le récit quotidien de leurs préoccupations, le film témoigne des efforts faits pour préserver la transmission des savoirs traditionnels.

(François Lemieux, Gadjo Dilo Films, 79 minutes, 2005, français, anglais, hindi, kannada sous-titré en français)


Lundi, 13 novembre 18h (Café des Arts) : « Brainwash? »
En présence de Jean-Pierre Roy et Jesus Javia-Mendez, réalisateurs
Rediffusion : Jeudi 23 novembre 16h (Café Fractal)


BRAINWASH ? est le road movie des élections présidentielles américaines de 2004. Tourné en grande partie en octobre 2004 lors du dernier mois avant la ré-élection de George W. Bush, BRAINWASH ? va à la rencontre des pro-Bush des quatre coins des États-Unis afin de comprendre pourquoi ces Républicains soutenaient toujours George W. Bush malgré tout ce qu'on savait sur ses premières quatre années à la Présidence. 32 jours de tournage intensif, 20 États visités et 18 000 kilomètres de route sans relâche, BRAINWASH ? présente des citoyens américains manipulés par des médias d'information en crise. Sans oublier la ferveur religieuse qui vient tout déformer... BRAINWASH ? prend toute sa force en laissant les journalistes John Nichols (The Nation), Amy Goodman (Democracy Now), Janine Jackson (F.A.I.R.) et la Canadienne Naomi Klein disséquer la psyché américaine. BRAINWASH ? fait aussi place à une analyse percutante de l’incarnation anti-Bush, Michael Moore.

(Jean-Pierre Roy et Jesus Javia Mendez, Les productions Sortez-moi de ce film!, 82 minutes, 2006, français)


Lundi 27 novembre, 18h (Café des Arts): « Le dernier repas »
En présence de Julien Élie, réalisateur
Rediffusion : Jeudi 07 décembre 16h (Café Fractal)


Bienvenue à Huntsville, Texas, capitale de la peine de mort. Il s’agit d’une petite ville calme, où il fait bon vivre, un véritable «small town» comme l’Amérique les aime. Elle a pourtant une curieuse particularité: le nombre impressionnant d’exécutions de prisonniers à la prison Walls. L’industrie de la mort est lucrative pour la ville. Ici, une personne sur trois travaille dans le système carcéral. Une galerie de personnages manifestent ouvertement leur indifférence, voire de l’arrogance et du mépris, face aux exécutions. Pour sa part, chaque fois qu’un homme est mis à mort, Penny Matchett rend visite à son petit-fils enfermé dans le couloir de la mort. Le 9 novembre 2000 est le jour de sa 38e visite. Comme les journalistes, elle reviendra le lendemain: une autre exécution est prévue.

(Julien Élie, Les collègues filment, 68 minutes, 2002, anglais s.-t. français)


Une image vaut mille mots. Cinéma Politica - UQÀM vous convie à participer activement à ses soirées engagées visant l’information, la réflexion et la discussion.

Pour plus d’informations et pour la programmation détaillée visitez notre site Web :
http://www.cinemapolitica.org

Publié par La Tribu du Verbe le 02 octobre 2006 à 10:02 AM TrackBack Commentaires (0)