![]() |
![]() |
|

Parlant de communiqué de presse, en voici un qui me laisse dans l'ambiguité. Ainsi, juste à temps pour Noël, se tiendra à Montréal, la première foire de l'économie sociale et du commerce équitable. Évidemment, acheter est une nécessité. Personne n’est autosuffisant et il faut se nourrir, se vêtir, se déplacer et bien au-delà, car on ne parle pas juste des besoins primaires. Et tant qu'à acheter, c'est sûrement mieux d'acheter localement dans un "marché" où tout est pensé pour que personne ne soit trop exploité. Pour ma part, j'apprécie grandement des programmes comme l'ASC (Agriculture Soutenue par la Communauté) qui permettent à des citadins de se procurer des produits directement de petits producteurs agricoles locaux, mais j'avoue que j'ai un peu de misère avec les lourds systèmes de normes internationales et avec les intermédiaires de certification bio ou équitable.
Sauf que... lire que l'économie sociale et le commerce équitable "génèrent un chiffre d'affaires de 4,3 milliards de dollars..." et "injectent 300 millions dans l'économie de la région..." et qu'il s'agisse "d'un secteur économique en pleine expansion...", me semble que le ton sonne chambre de commerce équitable. Quand le tout est associé à une foire de Noël, je ne peux m'empêcher de trouver qu'un Noël équitable, ça reste une connerie de fête commerciale qui incite à la sur-consommation.
De plus, l'énormité des chiffres avancés me laisse pantois. Le Canada ferait vivre équitablement 800 000 producteurs et 5 millions de personnes dans 50 pays... Hummm, ça fait des producteurs de bananes équitables et de ballon de foot en ta...
Et puis, "un défilé de mode de vêtements équitables" (avec probablement des poupounes éthiques ?) me semble que ça véhicule encore les mêmes valeurs que d'habitude. Non ?

TrackBack
Commentaires (53)