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Chaque année, environ 10 000 personnes sont déportées de force du Canada vers des pays où leur intégrité physique est menacée. Si vous allez dans le sud pendant les Fêtes et que vous vous retrouvez sur un vol avec l'une de ces personnes, vous pouvez empêcher sa déportation...
Toujours sur la grandeur d'âme de ceux qui veille sur notre "sécurité", cet important communiqué émis aujourd'hui:
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
LE 22 DÉCEMBRE 2006
IL FAUT QUE LES MINISTRES DAY ET SOLBERG S'OCCUPENT DES CONDITIONS DE DÉTENTION EN VERTU D'UN CERTIFICAT DE SÉCURITÉ MAINTENANT ET METTENT UN TERME À LA GRÈVE DE LA FAIM DES DÉTENUS
BURNABY - Le porte-parole du NPD en matière de citoyenneté et d'immigration, Bill Siksay (aussi député de Burnaby-Douglas), a demandé aujourd'hui au ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day, et au ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration, Monte Solberg, de se pencher de toute urgence sur les problèmes soulevés par les détenus en vertu d'un certificat de sécurité au Centre de surveillance de l'Immigration de Kingston (CSIK).
Mohammad Majoub, Mahmoud Jaballah et Hassan Almrei font la grève de la faim pour protester contre les conditions de leur détention. M. Majoub n'a pas mangé depuis 27 jours et MM. Jaballah et Almrei, depuis 16 jours.
« La situation est très grave. Les problèmes soulevés par ces hommes doivent être résolus immédiatement, a déclaré M. Siksay. Les ministres Day et Solberg doivent intervenir immédiatement pour régler la situation et mettre un terme à cette grève de la faim. »
La situation est particulièrement importante pour M. Majoub puisqu'il a besoin de soins médicaux pour l'hépatite C et de médicaments pour la haute pression, qu'il n'a pas reçus depuis septembre. Les détenus refusent de quitter l'unité résidentielle du CSIK à moins d'être accompagnés d'un superviseur. Ils prétendent être maltraités par les gardiens. Les soins médicaux sont donnés dans l'immeuble administratif ou au centre médical de l'Établissement de Millhaven, auquel est rattaché le CSIK.
« Cette plainte traîne depuis déjà trop longtemps. Cela affecte la capacité des détenus à obtenir des soins, à visiter leur famille et à faire de l'exercice, a ajouté M. Siksay. Il faut trouver un arrangement qui reconnaît les circonstances particulières des détenus et les faits de leur situation.
Ils ne sont pas des criminels condamnés. »
Parmi les autres problèmes soulevés par les détenus, citons l'accès aux médias, l'accès à un médiateur pour les litiges, des dénombrements mesquins, le refus des autorités d'autoriser l'utilisation de cartes d'appel pour les appels outre-mer, ce qui oblige les familles sur l'aide sociale à payer le tarif interurbain le plus cher, l'absence de roulottes pour les visites familiales privées, l'absence d'accès aux programmes pédagogiques ou à la bibliothèque, le refus de permettre le bain et la prière avant l'aube, comme l'exige leur religion, et différents problèmes de nourriture.
« MM. Majoub, Jaballah, Almrei sont détenus en vertu d'un certificat de sécurité depuis cinq à six ans, sans accusation, sans condamnation et sans savoir quelles sont les preuves contre eux. Ils ne peuvent être déportés puisqu'ils risquent fort d'être torturés dans leur pays d'origine. Au Canada, il n'y a pas de place pour la définition indéfinie sans accusation ni condamnation, et il ne devrait jamais y avoir de déportation en cas de risque de torture ou de décès », a rappelé M. Siksay.
M. Siksay a rendu visite à MM. Majoub, Jaballah et Almrei au CSIK en octobre, lorsque le Comité permanent de la citoyenneté et de l'immigration de la Chambre des communes s'est rendu sur place à sa demande. Le Comité permanent poursuit son étude sur la question de la détention pour des raisons d'immigration.
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Pour plus de renseignements, veuillez contacter :
Le bureau de Bill Siksay 604-291-8863
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