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La lecture du texte ci-dessous reçu d’un ami français durant les fêtes de fin d’année nous montre qu’au delà des pays, les syndicats sont pareils aux mêmes, des instruments de soumissions et de sabotage de nos luttes.
Nécessité et limites de la grève
Où mènent les actions qu’organisent les syndicats? Leur pratique des débrayages d’une demi-heure - voire moins! - , des grèves « surprises », mais tournantes et des grèves avec préavis… n’est absolument pas une méthode de lutte, même limitée. Il ne s’agit pas d’escarmouches gênant quelque peu l’entreprise. Les travailleurs ne peuvent sortis qu’affaiblis de ces grèves bidons, après quoi ils reprennent le collier sans être plus avancés.
À ces mouvements torpides, la classe ouvrière, poussée par la crise se verra obligée d’opposer des grèves illégales, des grèves sauvages anti-syndicales contre une bureaucratie qui ne connaît pas d’autres unité qu’avec les patrons et leur État, le représentant en chef des intérêts du Capital national impérialiste. Ces grèves seront des traînées de poudre qui prendront de court l’ennemi de classe et briseront la « paix du travail » conclue autour du tapis vert des négociations triparties: État-Patronat–Confédérations syndicales, les dits « partenaires sociaux » qui vivent de la sueur du prolétariat en temps de paix militarisée, de son sang en temps de guerre impérialiste.
Quelque chose de grand sort de la grève si la grève se libère de l’emprise des syndicats, instruments directs des organisations patronales et de l’État, dernier rempart du capitalisme en crise pré-catastrophique. Alors, et alors seulement, la grève ne se mettra plus à plat ventre devant la légalité bourgeoise; elle ne se laissera plus séduire par les démagogues des partis bourgeois; elle ne se laissera plus promener en des ballades visant à « sensibiliser l’opinion publique »; elle ne sombrera pas dans le bourbier démocratique. Elle cognera de toutes ses forces l’ennemi de classe sur tous ses points sensibles.
Ainsi, la forme que prend la grève et les méthodes pour faire reculer le Capital et ébranler la normalité de l’ordre social revêtent une importance primordiale pour que soit ouvert le chemin de l’affranchissement du prolétariat.
Publié par Steve Tremblay le 09 janvier 2007 à 04:12 PM
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