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Les élections à l’Assemblée Nationale sont le meilleur système qu’ont trouvé les hommes d’affaires et leurs valets politiciens pour détourner les ouvrières et les ouvriers de leur émancipation. C’est un terrain où ils n’ont aucune place si ce n’est que faire un X aux quatre ans pour des pareils genres Charest, Boisclair, David, Dumont etc...
Le dévoiement de la classe ouvrière vers la démocratie bourgeoise depuis 100 ans a entraîné sa défaite et sa passivité. Les « citoyens », comme le disent les politiciens et les syndicalistes, en voulant faire oublier l’existence de la classe ouvrière, sont enfermés dans un choix kafkaïen : choisir entre des partis politiques qui ne s’opposent pas réellement en termes d’idées mais qui sont obsédés par la prise du pouvoir gouvernemental.
Tout cela, au moment où le capitalisme est de plus en plus en crise : destruction de l’environnement, chômage, montée des nationalismes, excuse du terrorisme pour empêcher toute opposition critique à l’ordre économique et politique, danger de guerre mondiale, course effrénée aux profits.
S’abstenir, c’est refuser le pouvoir bourgeois, c’est refuser sa légitimité, c’est le refus de son extorsion quotidienne de la plus-value à partir du travail de la classe ouvrière.
Ouvrières, Ouvriers, nous devons être conscient que les élections ne changent rien.
Le chantage à la fermeture comme à Olymel va continuer. Les syndicats qui braillent « Agir ensemble pour le Québec » incitent toujours à voter pour différents clones. Les vrais décideurs ne sont pas les députés, ce sont les hommes et femmes d’affaires, les hauts fonctionnaires des entreprises d’état bref tous les possesseurs des moyens de production comme exemple Bombardier, Québecor, Olymel, Hydro-Québec ou peut-être Eole Inc. Leur but premier la recherche du profit pour leurs actionnaires et dirigeants sans compter les hauts dirigeants des entreprises d’état.
Ces mêmes entreprises d’état qui sont en symbiose avec leurs sœurs du privé. Par exemple la fourniture de l’électricité pas cher aux PME ou à un monopole de l’aluminium que ce soit avec l’Hydro ou Eole Inc. est un des aspects de l’étroite relation entre le capitalisme d’état québécois et le capitalisme privé.
De la CSN en passant par Québec Solidaire jusqu’aux Verts, cette « relève » politicienne ne veut qu’améliorer « l’économie du Québec » et créer de l’emploi. Cette bande de parvenus n’ira jamais dire qu’en économie capitaliste mondialisée, l’emploi n’est que temporaire et le recul sur les salaires est de plus en plus permanent. Face à la désillusion que crée le Capital, leur solution c’est non de l’abattre mais de prolonger son existence, sa démocratie, son extorsion de la force de travail de notre classe. Leur but, nous faire voter parce que le capitalisme est éternel alors faisons avec!
S’abstenir ne sera pas suffisant
La croissance des abstentions aux élections révèle le désintéressement de plus en plus de travailleuses et
de travailleurs. Ce n’est pas suffisant cependant. Cessons de quêter auprès de l’État bourgeois par des pétitions, des votes ou des marches à la David. L’état des exploiteurs et leur démocratie doit être détruit et remplacé par l’État de la classe ouvrière. C’est la perspective du combat de notre classe contre la classe des parasites de notre force de travail qui doit nous motiver. La lutte pour le communisme, pour la démocratie prolétarienne des conseils ouvriers, pour la création d’un parti révolutionnaire mondial doit être notre but.
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