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Car c’est ça l’Ugly American, la superpuissance gangrenée par les inégalités sociales et la violence qui impose sa loi et son « modèle » à tout le monde, qui décide qui est « bon » ou « méchant », qui est le terroriste d’aujourd’hui qu’on a armé hier, comme les moudjahidines au Pakistan contre les Russes, l’Irak de Saddam Hussein contre l’Iran, etc.
Une constante cependant, le Proche-Orient: alors que la « Tshale » armée de Sharon avait osé bombarder jusqu’à la chambre à coucher d’Arafat, Ramallah devrait contrôler jusqu’au dernier Palestinien exacerbé par l’occupation de sa terre, les humiliations constantes, les massacres, etc. qui veut résister par le seul moyen qui lui reste. Quelles exigences « l’idiot le plus puissant de la terre » pose-t-il à Sharon qui, un survol aérien de la région l’a prouvé, a créé plus de 50 points de colonisation dans les territoires occupés depuis son élection. Malgré le retrait des colons de la bande de Gaza, ne continue-t-il pas à consolider les villes – colonies en Cisjordanie?
Leur liste de « pays à surveiller » , leurs « axes du mal » qui varient d’une semaine à l’autre, leur interdiction des associations – pour la plupart des mouvements de libération de peuples opprimés – qui encouragent le « terrorisme » – excluant bien sûr la multitude d’associations et lobbys juifs sionistes qui financent l’implantation de colonies et le terrorisme d’état d’Israël contre les territoires occupés et ses voisins arabes; quand, enfin, cesseront-ils d’emmerder tout le monde ?
On voudrait nous faire croire que c’est la puissante créativité des États-Unis qui leur permet de laminer les cultures du monde entier. Le fait est que pour un pays de 300 millions d’habitants, les USA créent très peu de produits culturels de qualité: pour une dizaine de films de classe internationale, un ou deux milliers de « block-busters » navets; pour des dizaines de milliers d’heures d’émissions de télévision débiles, militaristes, obscènes, quelques centaines d’heures de qualité. En somme, pour quelques diamants, des milliers de tonnes de merde.
Comment réussissent-ils à inonder le monde de leurs « produits » culturels (car pour eux, la culture est une marchandise comme le papier-cul ou les boissons gazeuses)? Tout simple: les accords commerciaux signés avec le reste du monde se font sous forme de « lots »: « Je t’achète tant de bananes; en retour, avec mes ordinateurs, tu dois me prendre tant de films, tant d’heures de télévision, tant de magazines, tant de livres. C’est à prendre ou à laisser »;
Si l’Ugly American pense qu’un jour il aura l’appui des pays arabes et des 10 millions d’Arabes vivant aux USA pour sa politique discriminatoire envers les gens originaires du Proche et du Moyen- Orient, il prouve justement son ignorance crasse et son égoïsme;
La sacrée loi du marché dans tout cela ? En fait, pour l’Ugly American, c’est la bonne vieille loi du plus fort des fables de La Fontaine.
Malheureusement, c’est triste de voir l’Europe, d’une variété de cultures prodigieuse, se laisser standardiser par le rouleau compresseur USA. Ceci, j’ai pu le constater en voyant pas hasard à TV5 un soi-disant « Concours de la chanson européenne » où 80% des chanteurs imitaient purement et simplement les « vedettes » USA en anglais: le produit était d’ailleurs d’une platitude sans bornes; sans parler des Français qui se sentent frustrés s'ils n'emploient pas de l' « English » dans chaque phrase.
Tout ça fait qu’ « Amerka » qui était plus ou moins tolérable sous Clinton devient vraiment insupportable sous le règne de « Bouché des deux bouts ».
God blesse Amerka et l’Ugly American !
Publié par Claude Morisset le 25 mars 2007 à 08:47 PM
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