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À chaque élection, les distorsions de notre mode de scrutin se font de plus en plus évidentes. À ce sujet, Charles de Lugalle nous fait parvenir ce texte, qu'il nous fait plaisir de diffuser ici en vous invitant, comme toujours, à nous faire parvenir vos textes pour publication à l'adresse: webmestre@latribuduverbe.com.
L’impasse parlementaire
La dernière élection montre pleinement les limites du système parlementaire basé sur le scrutin uninominal à un tour. Ce sytème est par essense instable, car les boucles de rétroaction de la satisfaction des électeurs génèrent des corrections exagérées qui se traduisent par des soubresauts politiques qui, trop souvent, provoquent des effets pervers.
Le problème est l'omniprésence des partis politiques sans lesquels la politique est impossible. Les partis, en s'insérant entre les citoyens et le gouvernement, contribuent à aliéner ce dernier des réalités sociales.
On entend souvent parler de système de représentation politique proportionnel, c'est à dire où l'influence des partis serait proportionnelle à leur nombres de suffrages reçus. Mais ces systèmes ont le défaut de ne pas directement lier l'électeur au représentant de sa circonscription, et peuvent engendrer un grand nombre de partis, rendant le gouvernement difficile en cas de grande fragmentation de l'électorat.
Pourquoi ne pas établir un système totalement différent?
Cependant, afin d'éviter les soubresauts politiques, il n'y a jamais d'élection générale (sauf au tout début); elles sont toujours partielles. Les élections sont étalées dans le temps pour que chaque circonscription subisse un scrutin entre quatre et cinq ans. De cette façon, le changement est progressif; il n'y a pas de ces raz-de-marée qui sont si dérangeants.
Charles de Lugalle
Publié par La Tribu du Verbe le 31 mars 2007 à 09:22 AM
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