![]() |
![]() |
|

"La politique, c'est l'art de consulter les gens sur ce à quoi ils n'entendent rien, et de les empêcher de s'occuper de ce qui les regarde".
Paul Valéry
Le statut du citoyen régresse à son ancien état d'esclave de la royauté. Ce n'est plus le sang bleu qui impose, c'est au tour des empires médiatiques de règner.
En des temps moins politiquement corrects, le pouvoir affichait ouvertement son souverain mépris…
"Le peuple est une masse imbécile faite pour être menée par ceux qui se donnent la peine de le tromper".
Frédéric II de Prusse
Mindfuck Inc. affiche de plus en plus cette attitude hautaine et suffisante. On se cache de moins en moins, tellement l'emprise médiatique sur l'opinion publique se consolide et semble irréversible.
Ce qui demeure indéfendable de la part de Gesca, ce n'est pas que La Presse et ses satellites soient des organes fédéralistes ; c'est leur prétention à l'impartialité. Dito pour CBC franco.
Que le Journal de Montréal se refuse à avoir une page éditorial est explicite. Rappelons, tout de même, que le père Péladeau fût le premier homme d'affaire à défendre la viabilité du projet économique d'un Québec souverain.
Un citoyen corporatif a aussi des obligations, surtout quand il utilise un bien commun comme les ondes publiques. Mais ça, qui s'en souvient ?
Il semble autrement plus payant pour nos élites d'utiliser leur intelligence et pouvoir pour abuser de leurs contemporains que de les aider à évoluer en les éduquant.
Les émules d'Edward Bernays ratissent large et sans vergogne. Voir "The Century of the Self" La genèse du PR et du contrôle dirigé du peuple y est exposé. Ouch !
Depuis, la psyché collective carbure, par procuration, via les chantres de la transformation du citoyen en consommateur.
La gente culturelle, via les récents chantages et poursuites de Québécor, dans le dossier du fonds de la télé, vient de sentir souffler dans son cou l'ignoble haleine de la définition du fascisme telle que proposée par Mussolini...
"Le Fascisme devrait plutôt être appelé Corporatisme, puisqu'il s'agit en fait de l'intégration des pouvoirs de l'état et des pouvoirs du marché".
Benito Mussolini
Le tout largement subventionné par vous et moi ! On a de la classe tout de même, on fournit le KY !
On privatise bien la guerre et les gouvernements. Monsanto brevète même la vie, alors la culture hein, y'a rien la !
Abuser du bon peuple... c'est du gâteau médiatique.
Nous sommes libres, de toute la longueur de notre chaîne. Nous sommes des Québécois à peur entière !
L'existence des listes de Rabinovitch, Péladeau et Desmarais est un secret de polichinelle.
Parce que les trois listes ne peuvent que se recouper à un certain niveau de la hiérarchie du pouvoir ; les journalistes, artistes et artisans de l'industrie culturelle sont désormais pris en otage et réduis au silence, sinon à l'insignifiance et au dirigisme de l'information comme de la création.
Tous les hommes ont leur prix nous assure-t-on...
Quel est celui de l'âme d'un peuple ?
"Les puissants se servent des institutions même qui établissent la liberté de principe pour faire régner l'inégalité de fait dans le cadre de la loi".
Jean Jaurès
*PS : Le droit d'utiliser la notion de "Traître à la Nation" a été légalement acquise grâce au jugement de la Cour d'appel du Québec dans l'affaire Hervieux-Payette.
Cette grande leçon de droit civil aura pris 20 ans à se conclure et constitue un chapitre important de l'histoire judiciaire du Québec.
L'essai sur la liberté de parole, en matière politique, de François Gendron : "L'Affaire des traîtres" raconte cette saga et devrait être une lecture requise de tous citoyens qui s'intéressent au débat public.
"Il n'y a pas d'élégance à être un bon perdant quand l'enjeu perdu est la liberté" .
John Hay Whitney
TrackBack
Commentaires (7)