Ne lâchez pas Monsieur Boisclair

Depuis les dernières élections, il ne manque pas de vieux bonzes du PQ – et des plus jeunes frustrés de n’être pas devenus chefs – pour essayer de vous montrer la porte plutôt que de vous appuyer dans la tâche de reconstruction et de modernisation de ce parti. Et pourtant, si on veut être juste, force est d’admettre que vous avez mené la meilleure campagne des trois chefs; malheureusement, à un Conseil national, général (?), on vous avait imposé le boulet du référendum, ce qui a détourné l’attention des électeurs – et surtout des médias – de l’excellente plate-forme sociale, économique, éducative que vous présentiez. Avec les résultats que l’on connaît.

Le Parti Québécois a été au pouvoir plus de la moitié du temps depuis 1976; il a tenu deux référendums qu’il a perdus et pourtant il n’a sûrement pas gouverné plus mal que les Libéraux. Nous sommes dans un période de crise économique, sociale et de valeurs qui affecte tous les pays développés. Continuez à faire le ménage dans le parti, à rassembler les rénovateurs autour d’une direction claire pour moderniser le Québec. Et que le pédant latiniste Landry se consacre au chant grégorien; et le bureaucrate Bernard s’enferme dans l’utopie. Je suis de leur génération néanmoins en bon québécois, – dans les deux sens – , je leur dis: « Faites de l’air; retirez-vous dans vos vieux manoirs et passez la main à la génération qui vous suit ! »

Publié par Claude Morisset le 13 avril 2007 à 08:46 AM TrackBack Commentaires (5)