Bouffonneries budgétaires

Madame la ministre des finances, du trésor, de l’administration et des services gouverne lamentables était fière jeudi après-midi. Selon la prétendue tradition britannique, Matante Monique s’était achetée des « suyers neufs ». Elle avait même invité ses p'tits-z’enfants qui l’admiraient du balcon. En commençant son discours, la ministre a tenu à rendre hommage, « au nom de toutes les femmes », à son Patapouf bien aimé pour son soucis d’égalité entre les sexes.

Hé oui, la plus grande vertu de Jean Patapouf Charest est d’avoir nommé autant de bonnes femmes que de bons hommes au conseil des ministres. Pour le reste, le Premier ministre est complètement déconnecté de la réalité politique de l’éternelle province et est le champion des gaffes prétentieuses et des reculs stratégiques depuis 5 ans. Outre le bon coup de la parité sexuelle, Patapouf avait déjà fortement gaffé dans la nomination de son cabinet restreint en éliminant quasi totalement la communauté anglophone et allophone, la seule qui lui était restée fidèle le 26 mars dernier. La stratégie libérale pour ce budget n’est pas vraiment difficile à cerner. Fallait flatter les électeurs adéquistes dans le sens de la bedaine en leur donnant à la fois ce que le pauvre Mario leur promettait depuis des lustres et un beau nanane fiscal en forme de baise d’impôt en bonus. Évidemment, il ne fallait pas trop insister sur le fait que le nanane était pour l’an prochain seulement et qu’il allait probablement être récupéré à coup de majoration de tarifs de tout acabit d'ici là.

« Monsieur le président, Lucide Bouchard était dans le champ, les québécois travaillent fort. Ils méritent d’être encouragés. C’est pourquoi nous devons leur baiser les impôts de 950 millions de douleurs »

Selon toute logique, l’ADQ aurait dû être contente. On ouvre toute grande la porte du privé dans la santé avec Claude Castonguette, le champion défenseur des compagnies d’assurance, on prend une entente avec le vérificateur général pour réformer la comptabilité du gouvernement, on met plus de cash de côté pour pouvoir un jour peut-être payer nos dettes, on demande à Hydro Québec d’exporter encore plus et de continuer à augmenter ses prix, on augmente les frais de scolarité, on abolit la taxe sur le capital des grandes entreprises et on baisse les impôts de la haute classe moyenne, toutes des promesses du p’tit Mario. Gilles Moustache Taillon, qui a toujours réclamé l’abolition de la taxe sur le capital et la baisse d’impôts pour les gras durs quand il était au conseil des patronneux, aurait dû jubiler. Mais non ! L’ADQ est pas contente. L’ADQ a été élue opposition officielle pour s’opposer officiellement et l’ADQ s’opposera, that’s it.

Que se passera-t-il la semaine prochaine ? Est-ce que le vilain gouvernement minoritaire de Patapouf va lever les pattes ?

N’en déplaise aux supposés experts constamment invités par les médias et aux raddottorialistes de La grosse Presse qui étaient unanimement derrière Patapouf et ses baisses d’impôts après avoir été unanimement derrière Lucide Bouchard pour dire que le Québec était sur le bord de la faillite, probablement qu’on n’en a pas encore complètement fini avec le gouvernement Charest. On l’a dit au début, Patapouf est le champion du reculage. Il a reculé sur le Mont-Orford, sur le Suroît, sur les écoles juives, sur tant de choses en fait que les titreurs des journaux doivent avoir un millier de « Charest recule » dans leurs archives. Il est donc fort probable que Johnny nous fasse encore la danse par en arrière la semaine prochaine. D’autant plus, que même les anglais ne sont plus de son bord et qu’un prochain scrutin le ferait dégrin-rigoler au rang de dernier cancre de la classe.

Sinon, les adéquistes ont déjà beaucoup appris en 2 mois. La semaine dernière, comme par hasard, un seul d’entre eux (sur 41) s’est présenté au vote à l’assemblée nationale, ce qui a quand même permis à 100% des députés adéquistes présents de voter contre le gouvernement.

Quant au PQ, ils sont évidemment capables de toutes les entourloupettes et leur future nouvelle cheftaine est championne pour brasser de la marde... dans des bols en or. D’ailleurs, la reine pas tout à fait encore couronnée a le flair et l’expérience pour ne pas se peinturer elle-même dans le coin, elle laisse ça à ses valets et se garde tout le loisir de nous montrer la profondeur de sa grandeur.

Alors, dormez en paix, peuple en délire, vous n’aurez point besoin d’aller voter dans la seconde semaine de juillet. En attendant, les bouffons vont continuer de s’en donner à cœur joie à l’assemblée nationale.

Monsieur le président, monsieur le président, elle là, la ministre barbette, à m’a volé mon idée Monsieur le président.

Z’est pas vrai monzieur le pied zident, ze lui ai pas volé d’idée à lui monzieur le pied zident, je l’ai volé à l’autre là dans la 3e ranzée, monzieur le pied zident. Lui, z’est zuste un zaloux monzieur le pied zident. Z’est parze que mon zhef il pizze plus loin que lui, monzieur le pied zident.

C’est juste une ment... une... une affaire que j’ai pas le droit de dire, parce que moi je dis juste la vérité, monsieur le président. Son chef c’est juste un gros Michael Jackson soufflé qui pisse à reculons, monsieur le président.

He he he , monsieur le président, on dirait deux bebés la la, monsieur le..

Boing Tiens toé... Boing

Ayoye monsieur le président...

Publié par Rapporteur Zircona le 25 mai 2007 à 05:43 PM TrackBack Commentaires (1)