Le Canada en Afghanistan

Je fais partie de la majorité de Québécois et de Canadiens qui s’opposent à l’occupation de l’Afghanistan. Plutôt que de servir à tuer ces malheureuses populations afghanes au profit d’une riche élite étasunienne, j’aimerais que notre « aide » serve réellement à sauver des vies.

Plus de 40 % de l'humanité n'a pas encore accès à des toilettes convenables, ce qui entraîne chaque année la mort d’environ deux millions d’enfants. Au total, quelque 15 millions de personnes meurent ainsi annuellement de maladies infectieuses. C’est vers ces besoins fondamentaux, entres autres, que devraient d’urgence être orientée notre « aide », et non vers l’injustifiable occupation d’un pays étranger menée à titre d’État vassal des États-Unis.

Francis Dupuis-Déri, dans son excellent livre « L’éthique du vampire » rappelait encore récemment que « plus d’argent va des pays pauvres vers les pays riches par les remboursements de dette, que des pays riches vers les pays pauvres pour leur développement et l’aide humanitaire ». Il est difficile, dans les circonstances, et en considérant le caractère particulièrement illégitime de ces dettes, de parler de notre « aide » aux pays du tiers-monde.

Je me permets donc de reformuler mon souhait de la façon suivante : c’est vers ces besoins fondamentaux, entres autres, que devraient d’urgence être orientée « une part des intérêts que nous percevons sur les dettes illégitimes qui étouffent le tiers-monde », et non vers l’injustifiable occupation de l’Afghanistan.

Publié par Bruno Marquis le 01 avril 2008 à 02:49 PM TrackBack Commentaires (1)