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Les débats télévisés ne devraient-ils pas concerner uniquement les chefs de partis nationaux qui aspirent à « diriger » le pays ? Duceppe n’est qu’un chef de parti régional impuissant et condamné à l’opposition. Il est à la fois triste et loufoque que le chef du Bloc se joigne aux débats alors qu’il ne croit ni au fédéralisme, ni au Canada.
En participant aux débats, il prive les autres chefs d’un temps précieux pour faire mieux connaître les moyens de « bâtir » le pays. Qu’il fasse campagne sur le terrain, et s’il est élu, il aura tout le temps de se plaindre au parlement, et de jouer à l’angélisme en proposant des mesures que même le PQ au pouvoir dédaignait appliquer, preuve que gouverner est moins facile que de s’opposer pour épater la galerie.
Le Bloc Québécois patauge dans ses navrantes contradictions. Affirmant que le fédéralisme est la source principale de tous nos maux, le BQ se présente comme le seul parti crédible pouvant défendre le Québec. Pourtant, il a appuyé 82% des projets de loi avancés depuis 17 ans au parlement... Ironiquement, le BQ ne démontre-t-il pas lui-même que le fédéralisme est flexible, accomodant et avantageux pour le Québec ? Quand il s’oppose, il le fait essentiellement sur les mêmes sujets que décrient les partis « nationaux » d’opposition, et il reprend le même argumentaire. Inutile et non pertinent le Bloc ? Pour un parti devenu un clone du NPD, rappelons que ses fondateurs voulaient qu’il soit éphémère, mais sa longévité a déjà englouti une somme faramineuse de fonds publics, alors qu’il est peu productif. Au soir du 14 octobre, il appartiendra aux Québécois de juger si ce parti Bougon est une valeur sûre, ou surie.
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