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Petit nombril de semaine plate dans une campagne drable et ennuyante. Outre les promesses que personne ne prend jamais au sérieux (autant ceux qui les font que ceux à qui elles sont destinées) et outre les efforts du président Harpeur pour avoir l’air d’un humain sensible et compatissant, il n’y a que 2 événements quelque peu dingues de mention.
D’abord le spectaculaire volte face des Macho men envers la cheftaine verte qui sera finalement l’insignifiante de service aux incontournables débats télévisés des 1 et 2 octobre prochains sur les ondes d’à peu près tous les postes généralistes de rétrovision canayens. Puisque c’était quasiment rendu que cet incroyable et flamboyant débat d’idées qu’est sensé être une campagne zélectorale finissait par se restreindre à un débat sur l’éventuel débat de TV, y’a ben fallu que les machos se relaxent les amourettes et acceptent que Matante Bebeth soit autorisée, elle aussi, à tenter de vendre ses salades à TiVi comme les autres cheufs.
Deuxième sujet du jour nul : la confrontation aussi stérile que divertissante entre 2 dinosaures séparasites (7) Gilles Du Sceptre, le cheuf des bloqueux, et Jacques Le Pen Brassard, un ancien sinistre de 3e ordre du gouvernement du PCul. (8) Comme je vous l’expliquais hier, la particularité de la politique québénadienne est le désir d’une partie de la populace de se séparer le québé du nadien. (9) Or, ce groupe, appelé les séparasites, comporte des gens de toutes tendances : des groscristes, des petitscalistes, des unijambistes lucidistes, des gogauchistes, des environnemaladementalistes, des LePénistes, des Hitlerristes, etc... Et entre 2 ou 3 révérends d’hommes perdants, les diverses factions séparasites ne manquent pas de se crêper le chignon tant qu’ils peuvent ce qui permet à leurs adversaires et à certains chroniqueurs perspicaces et pervers (youhou, c’est moi!) de se bidonner un bon coup.
(8) Extrait du Petit Zircona illustré de l’histoire du Canabec : Jacques Le Pen Brassard a surtout occupé des postes dignes de son très haut niveau intellectuel comme ministre des poissons, des bebittes, du loisir, etc. Mais il a quand même laissé un certain souvenir coast to coast alors qu’il a été ministre des affaires intergouvernelamentables canadiennes, poste qui lui fut retiré quand son supérieur d’alors s’est rendu compte, après 20 mois, que Jacques ne parlait pas un crisse de mot d’anglais. M. Brassard a aussi été pendant presque 4 ans ministre de la réforme parlementeuse, une réforme qui n’a évidemment pas encore eu lieu à ce jour.
(9) Zircona Bonus Track : Juste pour vous prouver ma future légendaire générosité, je vous offre tout à fait gratuitement une phrase alternative à celle que vous venez de lire : Comme je vous l’expliquais hier, la particule hilarité de la politique canabécoise est le désir d’une partie de la populace de se séparer le cana du bécois. Ne me remerciez pas, ça ne m’a rien coûter...
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