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Dernier: Charest - Il a prouvé qu'il lui était impossible d’accepter quoi que ce soit des autres partis. C'est d'ailleurs pourquoi on est en élection. Il n'est pas capable de travailler dans un contexte minoritaire. Le hic, c'est que de 2003 à 2007 il était majoritaire et n'a rien fait de bon. Il s'est contenté de proposer des projets impopulaires et de reculer par la suite. En 2003, sa « priorité prioritaire » était la santé et il n’a rien réglé. En 2008, sa « première priorité » c’est l’économie et on dirait qu’il n’y connaît absolument rien et qu’il ne veut surtout pas qu’en tant qu’électeur on soit plus éclairé. Il est juste bon à mettre les problèmes sur la faute des autres. Le pire, c’est qu’il va gagner et sera majoritaire. Conclusion : On est dans marde !
Second violon: Marois - Probablement parce que c'était son premier débat comme cheftaine, elle a assez bien paru. Elle a semblé moins parvenue que d'habitude et a montré qu'elle pouvait avoir de la répartie. Par contre au niveau du contenu, c'est bien en-dessous du seuil de pauvreté. Elle nous a dit une couple de fois qu'elle avait des idées et un plan pour le Québec, mais pas moyen de savoir ce qu'il y avait dedans. Le pire ? Son "Québec dream" c'est la petite école pour nos enfants. Le pays du Québec ? On dirait que la souveraineté est devenue une verrue dans le programme du PQ. On sent qu'elle aurait aimé devenir la première première ministre, mais pas plusse... et qu'elle se contera d’être la première cheftaine de l'opposition officielle. Bref, elle sera bien contente de pouvoir brasser de la marde à son goût dans sa toilette silencieuse.
Premier de classe (avec un bulletin chiffré) : Mario – Les trois chefs sont des politiciens de carrière qui n’ont à peu près rien fait d’autre professionnellement que de « faire de la politique ». Sans doute parce qu’il a commencé plus jeune et qu’il a maintenant atteint la majorité, Dumont est en train de devenir un très impressionnant débatteur. À l’aise, enjoué, populaire, simple, au-dessus de la mêlée, pas de notes, sans gêne, le roi du clip est comme un poison dans la veine de la petite politique québécoise du 21e siècle. Il véhicule habilement un contenu simpliste recyclé du Duplessisme et du Crédit Social. Félicitons-nous de conserver un anticorps qui empêche le message et le messager d’atteindre nos organes vitaux. Dans les sondages on dit que son parti est en naufrage mais ne vous inquiétez pas pour Mario, il est un maître nageur, un saumon dans le courant-jet, un poisson charognard se baignant allègrement dans un bassin d’excréments.
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