Un(e) nouveau(elle) leader(e) pour le Québec ?


par le Rapporteur Zircona

Alors que nos gros voisins du sud, les états munis, viennent à peine de se doter d’un vrai leader charismatique, une élection historique selon plusieurs analystes partout dans le monde, nous avons nous aussi l’opportunité de nous choisir un sauveur. Voyons brièvement les choix qui nous sont offerts.

Lors de son premier mandat, le gouvernement de Jean Patapouf Charest nous avait proposé plusieurs projets de société « emballants » : les défusions municipales, la ré-ingénierie de l’état, la privatisation d’un parc national, une centrale thermique, la hausse des frais de scolarité et de garderie, etc.. Résultats : fiascos et contestations. Depuis qu’il a été réélu minoritairement, il y a à peine 1 an et demi, il n’a à peu près rien fait de contestable ni de remarquable, ce qui lui a permis de remonter dans les sondages et maintenant de « bider » sur un nouveau mandat majoritaire. Notre grand leader libéral nous propose donc la continuité, dans le sens de continuer à ne rien faire d’important et de laisser les fonctionnaires fonctionner. Le seul projet de société que nous offre Patapouf c’est de continuer à travailler pour être éventuellement réélu.

De son côté, le chef de la première opposition, Mario Dément, nous propose l’autonomie, « une voie nouvelle qui nous permettra de s’épanouir et de satisfaire nos aspirations profondes à l’intérieur du Canada, dans un esprit de collaboration et de bonne entente », un concept tellement vague et vide de sens que personne ne sait vraiment ce que ça veut dire et que lui-même ne semble pas capable de nous l’expliquer. Ce que l’on sait cependant, c’est que Mario nous propose des mesures de types néo-conservatrices : privatisations, abolitions, désengagements de l’état. Le genre de mesures qui vient de permettre de foutre le bordel dans le système financier planétaire. Fort populaire dans le Québec rural des anciens fiefs créditistes, Mario nous propose le changement et l’espoir, sans doute l’espoir de revenir au moyen-âge.

Normalement, le Parti Québécois devrait être le seul des grands partis à porter un véritable projet de société. Proposer un pays du Québec, ce n’est pas rien. Sauf que les péquistes ont toute la misère du monde à faire porter ce grand projet par un (ou une) leader digne de ce titre. Il faut dire que comme même René Lévesque s’y est fracassé les molaires, le défi n’est pas banal. Après les échecs de Saint-Bernard Landry et d’André Boisclair, le P Cul s’est retourné vers un autre de ses dinosaures et nous propose de s’épanouir comme peuple en étant les premiers en Amérique à élire une femme comme chef des tas. Malheureusement, il a choisi une Matante, un peu parvenue, un peu bourgeoise et beaucoup plate et « drable ». Et la première chose que Matante Pauline a instauré comme cheftaine du parti souverainiste par excellence, ce fut la mise en veilleuse du projet de pays pour mieux nous proposer un bon (et simple) gouvernement. Comme leader, Matante Pauline se présente donc comme étant le pendant féminin de Jean Patapouf Charest.

On voudrait élire notre propre Barack Obama et on nous propose des clones de Grégory Charles, stie...

Publié par Rapporteur Zircona le 07 novembre 2008 à 12:32 PM TrackBack Commentaires (1)