Notes et Argent

Voilà quelqu'un qui va faire de grands efforts
Pour me dire de grandes sottises.
Terence [94], Heautontim., III, 5.

Cela ne me concerne pas : je laisse échapper les miennes pour
ce qu'elles valent. (Montaigne Essais, III, livre 1, début)

Simulatio delet veritatem sine qua nomen amicitiae valere non potest. La simulation détruit la vérité, sans quoi le nom amitié ne peut avoir de valeur.

Note : On voyage sur la toile et on s’ expose; toutes les données depuis le code de votre ordi jusqu’aux frasques déposées sur Facebook et ses semblables ainsi que vos itinéraires par voie de Google , Yahoo et cie ( à l’exception du fureteur Ixquick), mais tout le possible est en quelque sorte piraté. Un paradigme, Facebook. Le créateur invente un espace où les uns et les autres peuvent deviser leur spicilège et donner accès à qui veut. Or, le dit créateur prend possession de tout ce que vous y mettez et décide d’ en disposer comme bon il lui semble. Oui, oui, il vous fait signer un contrat maintenant; cependant vous n’ avez aucun pouvoir quant aux termes. De plus, au début, ce devait être un espace ludique dont la source créatrice était la générosité. On parlera donc bientôt et de duplicité, de manipulation et de vol!

Afin de contrer ces divers piratages un vaillant chevalier, garantologue de sa profession, veille et met au point des “machinations” ( petit dispositif informatique, genre bidule virtuelle) pour identifier les pirates et le genre de piratage; de plus, ce “truchement” vous permet de faire des choix. Donc, aller voir sur le site www.grc.com ( Gibson research ), le logiciel “OPT out”. Et utiliser le fureteur Ixquick Métarecherche ( il contourne tous les autres fureteurs en les utilisant, classe les sites par pertinence et ne conserve pas vos données informatiques).

Argent?

2) En général, beaucoup de commentateur de la présente crise “lèvent les bras au ciel” : “comment en est-on arrivé à ce niveau de désolation et d’invraisemblance?” ( Paul-André Comeau, Le Devoir, 23 fév. p. A 7 ). Voyons! Depuis quand les voleurs de grand chemin existent? Les magouilleurs? Les enjoleurs- enjoleuses? Les vendeurs de clin-clin? Usurpateurs de tout acabit? Et qui profitent, disent-ils, de la naïveté et de l’innocence des uns et des autres? Depuis quand lutte-t-on pour acquérir un peu de vertu, une dose de courage et d’ audace dans le combat pour se “mieux connaître”? On a raconté que depuis l’existence de ce que l’on nomme religion, on a “tissé” des solidarités, au début liées au territoire et à la consanguinité ( les liens de parenté), puis élargies à la donne sociale, puis politique, certainement culturel, qui ont été enveloppées de majestueuses auras (sic). Et encore, depuis le 16e siècle, imaginez, il y a des crises dites financières de Londres à “Maccadam”. On s’époumonne! On s’exclame! On s’extasie devant les apprentis sorciers comme si la fourberie n’était que depuis peu décrotable (excusez!).

Il faut que, il faut que, l’État “ réaffirme et réinvente son devoir de contrôle en ce domaine”. (Id., ibid.) C’est-à-dire, réinvente et réaffirme, parce qu’il l’a perdu? Comment cela? Mais qu’est-ce que l’ État, bon-sens? Puis-je poser une simple question auquelle je n’ai pas malheureusement de réponse : comment pouvons-nous devenir plus vertueux et connaître ce qui pour nous tous est plus avantageux? Et ce, collectivement, car il n’y a pas seulement la crise économique, il y a crisis un peu dans tous les domaines!

Publié par Jean de Cuir le 05 mars 2009 à 12:36 PM TrackBack Commentaires (0)