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Au débat télévisé de la SRC, Mme Harel a réitéré son souhait de ramener l’expo universelle à Montréal en 2020. Selon elle, la construction de près de 250 pavillons « permanents », disséminés sur l’île, bonifierait le paysage et donnerait un « umph », une fierté et un essor économique à la ville. Ne sait-elle pas qu’une des conditions imposées à une ville hôtesse est de démanteler la quasi-totalité des bâtiments « temporaires », une fois l'événement terminé ? Construits par des étrangers, les pavillons sont conçus pour éviter la saison froide, et ainsi réduire les coûts de construction. À Montréal, capitale mondiale des nids-de-poule et des trottoirs mal déglacés, j’ai peine à croire que notre administration municipale puisse trouver un jour les fonds requis pour acheter et rénover de tels bâtiments...
Il est irresponsable que le « rêve » de Vision Montréal ne soit accompagné d’aucune étude d’impact et de faisabilité, d’aucun plan d’affaire. Mirage de campagne électorale. En excluant la construction du métro inauguré en 1966, la moitié du coût de construction d’Expo 67 fut une dette... Selon le Bureau International des Expositions, l’Expo 2000 à Hanovre a coûté près de 14 milliards (dollar 09). Est-il sérieux d’envisager que notre ville puisse tenir une Expo qui coûtera plus de 22 milliards en 2020 ? Et ce montant fait abstraction de notre expertise reconnue en dépassements de coûts, traditionnellement astronomiques. Le cauchemar ne serait-il pas total si la mairesse Harel devait un jour pointer comme président à l’organisation d’Expo 2020 son ex-lieutenant, Benoît Labonté, père de cette idée qui lierait des générations de contribuables?
Michel Bédard
Candidat maire pour Fierté Montréal
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