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L'écrivain et syndicaliste Pierre Vadeboncoeur nous a quittés le mois dernier. C'était l'un de nos plus grands et de nos plus honnêtes intellectuels. Son influence sur plusieurs Québécois de sa génération et de la mienne a été immense. Il demeurera une référence, j'en suis sûr, dans notre combat pour la justice et la liberté.
J'ai retrouvé une lettre que je lui avais adressée, dans L'Action nationale, il y a quelques années. Elle traduisait bien le profond respect que plusieurs d'entre nous lui portions et continuons de lui porter. Je m'accorde le plaisir de la partager avec vous.
J'ai commencé à lire Pierre Vadeboncoeur il y a plus d'une douzaine d'années. C'était son fameux « Gouverner ou disparaître » et nous n'étions plus trop loin du référendum de 1995. J'avais alors tellement apprécié cet essai que j'en avais remis quatre exemplaires en cadeau à des amis lors d'une rencontre de Noël.
Je n'ai depuis jamais cessé de lire et d'apprécier Vadeboncoeur. J'ai lu plusieurs de ses bouquins et la plupart de ses textes publiés dans L'Action nationale, Le Couac et Le Devoir. Je l'apprécie d'abord pour ses analyses précises et honnêtes des divers enjeux sur lesquels il se penche, que ce soit au niveau national ou international, mais je l'apprécie aussi beaucoup pour sa belle langue claire et harmonieuse et qu'on dirait parfois d'un temps, pourtant pas si lointain, où la culture et l'art étaient autre chose que courses effrénées d'une éphémère culture de consommation à une autre, où la culture, l'art et la littérature avaient encore un certain sens.
Pierre Vadeboncoeur est l'un de nos plus grands et de nos plus brillants intellectuels et nous sommes plusieurs à le penser. Si j'estime grandement L' Action nationale et Le Couac, qui publient régulièrement de ses textes, je trouve par contre regrettable que la concentration de la presse entre les mains de quelques affairistes et un certain contrôle idéologique de son contenu nous empêchent de profiter d'une plus grande diffusion de ses analyses et de sa pensée.
J'aime bien L'Action nationale pour la qualité des analyses et des études que l'on y retrouve et plus particulièrement pour les éditoriaux de Robert Laplante, mais je dois avouer que chaque fois que j'ouvre mon Action nationale, c'est d'abord dans l'espoir d'y retrouver un texte de Pierre Vadeboncoeur.
Publié par Bruno Marquis le 15 mars 2010 à 08:37 PM
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