![]() |
![]() |
|

Le gouvernement canadien n'oriente pas ses politiques vers une juste répartition des richesses, ni au pays ni dans le monde. Non seulement a-t-il gelé nos contributions à l'aide extérieure, mais il s'oppose à la mise en place d'une très faible taxe internationale de 0,05 % sur les transactions financières, taxe qui affecterait à peine les spéculateurs et qui permettrait de générer des centaines de milliards de dollars par année pour le développement international.
Lors du discours sur le budget en février dernier, le Canada a en effet annoncé qu’il n’y aurait pas d'augmentation de l'enveloppe destinée à l'aide internationale l’an prochain. C’était une triste nouvelle! Dans notre monde où 1,4 milliard d'êtres humains vivent avec moins d'un dollar par jour, ces économies de bouts de chandelle témoignent d’une parfaite ignorance des enjeux de la planète. Surtout lorsque l’on songe, comme nous le révélait récemment Le Devoir, que le gouvernement Canadien compte se procurer quelques 65 avions de combat F-35 Joint Strike Fighter du constructeur américain Lockheed Martin, ce qui coûterait aux contribuables Canadiens entre 9 et 10 milliards de dollars avec les frais d'entretien.
La taxe de 0,05 % sur les opérations financières à laquelle s’oppose le gouvernement Harper pourrait dégager des centaines de milliards de dollars chaque année pour le développement international. Elle permettrait d’améliorer la santé de milliards de personnes dans le monde et de nourrir et d’offrir l’accès à l’éducation à de très nombreuses populations.
Dans le passé, les débats portaient surtout sur la taxation des échanges de devises; c'était le cas notamment de la taxe Tobin de la fin des années 1990. Aujourd'hui, on parle d'une très faible taxe non seulement sur les échanges de devises, mais plus particulièrement sur la plupart des autres opérations financières, ce qui comprend les instruments dérivés, les actions cotées en bourse et les titres.
Cette faible taxe ne serait pas assumée par des gens comme vous et moi, dont le labeur permet d’accroître la richesse collective; elle le serait plutôt par ceux impliqués dans des opérations financières, qui n’apportent ainsi essentiellement rien à cette même richesse collective, et particulièrement par les riches spéculateurs impliqués dans de très importantes transactions financières.
Un spéculateur achetant ou échangeant des actions pour 1000 $ devrait par exemple payer 50 sous de taxe. Pour certains hommes politiques, comme M. Harper, c’est beaucoup trop. Lorsqu’il s’agit de contribuables comme vous et moi, ce n’est pourtant pas 50 sous que l’on paie en taxes sur 1000 $, mais bien 128,75 $, n’est-ce pas?
Malheureusement, même une infime taxe de 0,05 % sur les transactions financières c’est encore trop pour le gouvernement conservateur. Les pauvres, qu’ils crèvent!
TrackBack
Commentaires (0)