Un obstacle majeur à la protection de l’environnement

Au Québec, lorsque vous demandez aux gens ce qu’ils font pour protéger l’environnement, ils vous répondront presque immanquablement, « je fais mon recyclage ». D’autres plus engagés vont dire j’achète le plus possible local et bio. D’autres enfin, diront je fais du compostage.

Cependant, ces gestes, quoique valables, restent d’une importance environnementale limitée et sont relativement faciles à aborder dans une conférence ou une discussion. Toutefois, plusieurs thèmes, mentionnés ci-après, on un impact important à très important et sont beaucoup plus difficiles à présenter en public.

  • Avoir ou non des enfants ;
  • Utiliser l’avion pour des voyages non essentiels ;
  • Avoir une maison ou un véhicule surdimensionné par rapport à ses besoins ;
  • Manger fréquemment de la viande ;
  • Promouvoir un meilleur partage des richesses (des dirigeants de compagnies d’assurances et de banques gagnent des millions) et des ressources (86% des ressources sont utilisées par 20% de l’humanité) ;
  • L’étalement urbain est un des problèmes environnementaux aux plus grandes conséquences.

L’obstacle majeur pour protéger l’environnement réside dans le fait que les importantes questions qui précèdent ne peuvent pratiquement pas être abordées en public. En effet, en soulevant ces thèmes, il y aura toujours plein de gens qui se sentiront coupables. L’un aura une grosse maison, l’autre demeurera en banlieue éloignée, enfin un troisième fera son voyage annuel en Floride. Même si le sujet est bien fondé sur le plan environnemental, le sentiment de culpabilité prendra généralement le dessus et se transformera en retrait, en défense ou en critique.

Si l’on ne peut véritablement parler des problèmes écologiques les plus importants, comment alors protéger l’environnement efficacement ?

Publié par Pascal Grenier le 11 juin 2010 à 11:22 AM TrackBack Commentaires (1)