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Il répondait toujours à la même heure… mes deux derniers mails restent sans réponse.
Howard (membre du CIS) rayonnait. Il avait grandit dans les taudis de Brooklyn. Puis, par engagement contre le fascisme, avait pris place dans les cockpits de bombardiers américains au-dessus de l'Europe durant la Deuxième Guerre mondiale. Là se forgea son âme de pacifiste. L'ancien bombardier obtint un Doctorat de Philosophie et d'Histoire à l'université Columbia. Puis il enseigna à celle de Spelman (d’où il fut renvoyé), de Boston, de Paris et de Bologne. Il fut de tous les combats, celui des droits civiques, contre la ségrégation raciale et la peine de mort, contre la guerre du Viêt Nam où il se rendit en 1968 pendant la Bataille du Têt, contre celles d’Irak et d’Afghanistan, et plus généralement contre la ruse et la bêtise politique…
Je suis à Bordeaux, la prison. Dans le petit local qui me sert de studio temporaire depuis 4 ans, j'accueille ce matin douze Souverains dont dix sont noirs. Tous dans la vingtaine. Certains sont nés au Québec et d'autres sont arrivés très jeunes d'Haïti. Je sais d'avance que ceux-là se sentiront particulièrement plus visés par la nouvelle que je m'apprête à annoncer. Mais je ne voudrais pas l'annoncer n'importe comment. Pas comme dans les nouvelles. Et encore moins comme certains chroniqueurs l'ont accueilli, c'est à dire avec grande joie, sans plus. J'aimerais que mes Souverains retrouvent dans cette nouvelle plus qu'une simple fierté folklorique face à la réussite d'un homme. Un homme qu'ils perçoivent comme un des leur.
>>>Lire la suite...Non au dogmatisme culturel
Depuis une semaine, nous assistons à une polémique provoquée par la présence d’artistes anglophones lors d’un spectacle de la Fête nationale, le 23 juin prochain, au Parc Pélican dans Rosemont. Mario Beaulieu, à la fois président de la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) et président du Comité de la Fête Nationale (CFN), a multiplié les pressions sur le producteur délégué, C4 Productions, afin que les anglophones soient retirés du spectacle, au nom d’un principe qui s’apparente à un dogme indiscutable : La Fête nationale ne devrait être célébrée qu’en français.
"Plus on est ignorant, moins on s’en aperçoit."
Louis Pasteur
L'organisme québécois Des artistes pour la Paix a émis dernièrement un court communiqué condamnant clairement l'agression israélienne sur Gaza en précisant que c'est Israël qui a brisé la trêve avec le Hamas le 4 novembre dernier. Le communiqué conclut avec une phrase de Peter Ustinov: "Le terrorisme, c'est la guerre des pauvres contre les riches; la guerre, c'est le terrorisme des pays riches contre les pauvres". Ces phrases, j'aurais bien aimé les entendre de la voix d'un artiste québécois dans une des dernières manifestations de Montréal où des citoyens québécois de toutes les origines et de toutes les religions ont tenu à dénoncer haut et fort les crimes d'Israël à Gaza.
Vous dites “progrès”? Globalement, à certains égards en science et en technologie. La barbarie, la stupidité, la cupidité, la tyrannie, la torture, oui il y eut progrès. Droits de la personne? Des avancées lentes. Au niveau de la connaissance de soi, très peu. Par exemple, vous pensez que les krisis écologiques et économiques surviennent par magie? Non, de l’inanité des humains.
D’autres ont écrit des volumes là-dessus : les Ziegler, Diamond, Soros, Krugman; des rapports de l’ONU, de l’UNESCO, de la Grande-Bretagne. Des gauchistes? Non pas. Il ne reste que quelques notes d’espérance: plus on “saisit” la catastrophe, plus on peut réagir. Mais ...
Saïda Fikri à Montréal
Samedi 26 avril à la Salle Kola Note, 21h
Chers amis,
J'ai découvert Saïda Fikri comme on découvre un trésor.
Une perle rare. Un jour de 1998, alors que je cherchais une chanson appropriée pour un de mes reportages sur la situation de la femme au Maroc, je tombe sur Nadmana. En une chanson, une artiste marocaine donnait voix à toutes ces femmes sans voix. Nadmana (Celle qui regrette) est un hommage à toutes les femmes injustement oubliées, abandonnées et humiliées...
En suivant le parcours de Saïda Fikri à travers ses huit albums, je constate que jamais une chanteuse marocaine n'a été aussi engagée contre l'intolérance, contre le racisme, contre la guerre, contre la misère et pour la paix.
Depuis quelques semaines, un projet du loi du gouvernement conservateur de Stephen Harper suscite beaucoup de grogne dans les milieux culturels canadiens.
Je parle ici du projet de loi C-10, qui prévoit des modifications à la loi de l'impôt sur le revenu de manière à ce que les fonds publics ne pourront plus financer des films et des émissions de télévision lorsque d'obscures fonctionnaires les jugeront «contraires à l'ordre public», c'est-à-dire lorsque les cul-serrés de Patrimoine Canada seront d'avis que les oeuvres montreront trop de sang ou trop de sexe, ou trop des deux.
>>>Lire la suite...Si vous avez une heure devant vous et comprenez l'anglais, je crois que cette heure sera bien investie en écoutant ce stand-up comique Américain que je qualifierais d'Yvon Deschamps corrosif, très corrosif!! C'est assez drôle!
http://video.google.ca/videoplay?docid=-7068677712290004125&pr=goog-sl
Ou si vous préférez un court extrait efficace qui vous mettra l'eau à la bouche pour le reste, en voila un succulent!
George Carlin - Who Really Controls America
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Voici un site qui présente le résultat d'un projet artistique, le Border Film Project. Ce dernier vise à cerner les représentations de la vie quotidienne des milices privées qui "surveillent" la frontière USA / Mexique et des émigrants clandestins mexicains.
>>>Lire la suite...
C’est le titre du livre de M. Gaétan Breton; j’ai apprécié la lecture concise; j’en ferai un bref résumé et ferai quelques commentaires. Ayez donc la patience de lire jusqu’au bout et je vous en remercie.
>>>Lire la suite...Voici un texte de Bernard et ses désaccords sur le FSQ:
Le premier Forum social québécois (FSQ) du 23 au 26 août vient de se terminer. On aurait pu craindre que les hippiEs amantEs de la coopération internationale, qui sont d’ailleurs à la base de cet événement (issu de la lignée des forums sociaux mondiaux), ne seraient pas capables de mobiliser les mouvements sociaux bien québécois. Enfin, il n’en a été rien. Malgré un bilan mitigé dont les troubles émanent de la gauche et de l’événement lui-même, un avantage indéniable : si elle est trop invisible et questionnable de par sa multiplicité, la gauche porte encore son lot d’adeptes.
Disons que l’ambiance y a été légère, malgré le pullulement de moments et de lieux où s’exprimer qui avait de quoi essouffler, tout comme les conversations qu’on n’arrivait jamais à finir tellement on y croisait de convives. Tous les réseaux, tout ce qu’il y a de social y était, du tout début de l’axe Gauche jusqu’à plus ou moins où on la considère plus extrême (n’en déplaise à trop d’anars). Le campus de l’UQAM grouillait de congressistes, le nom inscrit autour de leur cou, qui mangeaient de la bouffe végé dans le Parc Émilie-Gamelin, à l’exception de certainEs carnivores obstinéEs et confinéEs au McDo, en cachette. Le tout à l’image de la gauche, trop hétérogène, contradictoire, mais heureuse d’être enfin presque unie.
>>>Lire la suite...Jusqu’ici introuvable au Québec, ce catalogue de près de 200 pages d’une exposition qui s’est tenue en France en 2003 au Musée de Saint Etienne, est essentiel pour ceux qui souhaitent connaître la genèse de l’Internationale Situationniste, de l’internationale Lettriste, et pour ceux qui seraient curieux de comprendre les buts du Laboratoire Expérimental d’Alba et du M.I.B.I ou même de découvrir en quoi consistait le Lettrisme.
Composé de textes, analyses et témoignages, dont certains pertinents dans une perspective historique, cette compilation comporte de nombreuses photos, des métagraphies inconnues de Guy Debord et de Gil J. Wolman et des reproductions de peintures d’Asger Jorn, de Pinot Gallizio, de Constant, de Ralph Rumney, etc.
>>>Lire la suite...Un texte de Bernard et ses desaccords
Le mérite d'une revue de l'année réside dans l'étalage de confiture : évaluer statistiquement combien de nuits dans la cinquantaine de dernières semaines on s'est couché… moins twit! C'est d'une manière aussi peu scientifique qu'entre autres, trois singuliers personnages se sont récemment prêtéEs au jeu de la revue de l'année, soit Marie-Ève Lamy, Martin Petit et votre illustre serviteur narcissique (c'est ce qu'on dit). Le tout s'est déroulé dans les studios de CIBL au dernier soir de l'année 2006 dans le cadre de l'émission Faites d'la place, gracieuseté de Mathieu Coeurfranc.
>>>Lire la suite...La Mémoire et le Feu dresse, en quelques rappels historiques et aperçus de la vie sociale, le bilan du nouveau Portugal - démocratique depuis 1974, "européen" depuis 1986. Jorge Valadas y évoque la désertification tant humaine (l'émigration, la précarisation) que naturelle (les incendies, la "sahelisation") du pays. Ce bilan, nullement spécifique, ne fait qu'illustrer les ravages de la construction européenne dans les pays faibles de la périphérie. Par contraste, l'auteur nous parle aussi d'utopie et nous rappelle les moments de rupture où se sont affirmées les aspirations émancipatrices, libertaires - depuis les violentes révoltes du début du XXe siècle jusqu'aux "excès" de la révolution des Œillets. Mémoire subversive des vaincus, ensevelie par la succession de la nuit totalitaire et de la paralysie démocratique, où l'on retrouve la composante universelle de l'histoire lusitanienne.
>>>Lire la suite...Pourquoi prendrais-je la peine de trouver des arguments et de faire des études savantes : enquêtes, statistiques, sondages, etc.; et de répondre à tous les Lucidiens, Bouchardiens, Dubuciens et autres apologistes du travaillez plus et vous aurez plus de richesse, pour leur démontrer que leur anathème du travail forcé est cousu de fil blanc?
Pourquoi donc ferais-je cet effort de démonstration alors que M. Paul Lafargue a écrit un petit essai éclairant sur le travail: « Le droit à la paresse » écrit voici 125 ans? La première édition du livre date de 1881. M. Lafargue a pris lui la peine de répondre au travail imposé comme valeur absolu et ultime.
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