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    <title>La Tribu du Verbe</title>
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    <updated>2011-06-04T20:07:44Z</updated>
    <subtitle>Aidez-nous à  financer la violence pour qu&apos;elle ne soit plus gratuite.</subtitle>
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    <title>La liberté pour qui?</title>
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    <published>2011-06-04T19:59:29Z</published>
    <updated>2011-06-04T20:07:44Z</updated>
    
    <summary>Tous ceux qui prêtent l&apos;oreille aux idées libertariennes d&apos;un Maxime Bernier ou du Réseau Liberté-Québec n&apos;en comprennent pas encore bien les conséquences. Les dérèglementations voulues par les libertariens pour réduire l&apos;État à son strict minimum auraient des conséquences funestes. Elles...</summary>
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        <name>Bruno Marquis</name>
        
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.latribuduverbe.com/">
        <![CDATA[<p>Tous ceux qui prêtent l'oreille aux idées libertariennes d'un Maxime Bernier ou du Réseau Liberté-Québec n'en comprennent pas encore bien les conséquences.</p>

<p>Les dérèglementations voulues par les libertariens pour réduire l'État à son strict minimum auraient des conséquences funestes. Elles briseraient toutes les protections des citoyens et permettraient aux entreprises, plus riches encore, de contrôler plus parfaitement nos démocraties.</p>]]>
        <![CDATA[<p>La nécessité dans laquelle se retrouverait une personne pauvre ou vulnérable de négocier « librement » sa force de travail avec une personne ou un groupe de personnes riches et puissantes ne nous mènerait qu'à une seule forme de liberté - celle, pour le plus puissant, de jouir sans retenu de la misère de l'autre. Imaginez-vous un instant dans une société sans salaire minimum, sans système de santé pour tous, sans aides aux plus pauvres, dans un système démocratique gangrené par le financement privé des carrières et des partis politiques! Bravo! Et tout cela pour avoir fini par croire, à la longue, aux élucubrations d'affairistes de la politique, du show-business et des radios-poubelles?<br />
 <br />
Les libertariens sont des idéalistes à la noix qui doivent réapprendre le b-a-ba de la liberté. Comme l'ont compris les libertaires, l'équation est pourtant simple : la liberté est un corolaire de l'égalité. Ou s'il faut l'exprimer plus clairement encore : la liberté ne se conçoit que dans un monde égalitaire.<br />
 <br />
Certains libertariens n'ont pas encore compris? J'irai donc plus loin : quand on a faim, qu'on travaille douze heures par jour pour survivre, qu'il n'y a personne pour nous soigner quand on est malade ou blessé, que l'on nous menace ou que l'on nous blesse impunément, eh bien - devinez quoi? - on n'est pas une personne libre!</p>

<p><em>Cet texte a d'abord été publié dans tolerance.ca.</em></p>]]>
    </content>
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    <title>Le mensonge en politique</title>
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    <published>2011-05-01T03:42:53Z</published>
    <updated>2011-05-01T03:48:07Z</updated>
    
    <summary>Je suis surpris de la vague de popularité à l&apos;endroit de la candidate néodémocrate Françoise Boivin. Mme Boivin nous a tout de même menti à plusieurs reprises depuis trois ans en affirmant avoir quitté le Parti libéral en raison des...</summary>
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        <name>Bruno Marquis</name>
        
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.latribuduverbe.com/">
        <![CDATA[<p>Je suis surpris de la vague de popularité à l'endroit de la candidate néodémocrate Françoise Boivin. Mme Boivin nous a tout de même menti à plusieurs reprises depuis trois ans en affirmant avoir quitté le Parti libéral en raison des valeurs défendues par la formation politique. </p>]]>
        <![CDATA[<p>Comme l'a pourtant confirmé l'ancien chef libéral Stéphane Dion, Mme Boivin n'a pas quitté le Parti libéral à cause des valeurs défendues par ce parti, comme elle l'affirmait, mais en raison de manquements allégués à l'éthique. Il ne s'agissait donc pas d'une campagne de dénigrement montée par d'autres partis, mais bien de faits révélés par les médias.</p>

<p>C'est facile de crier au scandale, mais les dindons de la farce, dans tout cela, ce sont les électeurs de Gatineau, que Mme Boivin trompe depuis trois ans en ce qui concerne ses motivations politiques et le respect qu'elle prétend leur porter.</p>

<p>Peut-être Mme Boivin remportera-t-elle les élections à Gatineau le 2 mai. En tout état de choses, elle le devra en partie au mensonge.<br />
</p>]]>
    </content>
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    <title>Laisser les autres décider</title>
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    <published>2011-04-22T04:29:43Z</published>
    <updated>2011-04-22T04:31:33Z</updated>
    
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.latribuduverbe.com/">
        <![CDATA[<p>En votant ou non, le 2 mai, les jeunes décideront des orientations du prochain gouvernement fédéral. Ils décideront si les politiques gouvernementales seront davantage orientées vers le partage des richesses, le bien-être collectif et la protection de l’environnement ou vers l’aide aux banques et aux grandes entreprises.</p>]]>
        <![CDATA[<p>Selon un sondage effectué par la firme EKOS entre le 7 juillet et le 28 septembre, l’an dernier, le gouvernement issue du vote des jeunes de 18 à 24 ans serait libéral minoritaire, le Parti conservateur serait balayé de la carte en Ontario, au Québec et dans les Maritimes, le Bloc québécois et le NPD feraient des gains substantiels et les Verts feraient une entrée fracassante au Parlement.</p>

<p>Malheureusement, seulement 37 % des électeurs entre 18 et 24 ans ont exercé leur droit de vote aux élections de 2008 – comparativement à 59 % pour tous les groupes d’âge et à 68 % pour les personnes de plus de 65 ans.</p>

<p>Il nous reste à espérer que ces faits sauront capter l’attention des jeunes et les pousseront en grands nombres aux urnes le 2 mai prochain. Leur avenir est en grande partie entre leurs mains. Le nôtre aussi.<br />
</p>]]>
    </content>
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    <title>Le Bloc Québécois s&apos;en prend à André Arthur, alors qu&apos;il devrait regarder ce qui se passe dans son propre parti</title>
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    <published>2011-04-03T22:21:42Z</published>
    <updated>2011-04-03T22:23:58Z</updated>
    
    <summary>Après avoir secoué les brancards au sujet que Stephen Harper qui avait déjà songé, lui-même, a formé un gouvernement de coalition, voilà maintenant, le Bloc Québécois et son chef Gilles Duceppe s&apos;en prennent ouvertement au député indépendant de Portneuf André...</summary>
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.latribuduverbe.com/">
        <![CDATA[<p>Après avoir secoué les brancards au sujet que Stephen Harper qui avait déjà songé, lui-même, a formé un gouvernement de coalition, voilà maintenant, le Bloc Québécois et son chef Gilles Duceppe s'en prennent ouvertement au député indépendant de Portneuf André Arthur, parce que ce dernier, selon les propos de Duceppe, préférerait conduire des autobus ou encore vendre des aspirateurs au lieu de participer aux périodes des questions à la Chambre des Communes.</p>]]>
        <![CDATA[<p>André Arthur l'a toujours dit, il détestait participer aux périodes des questions, qu'il avait l'impression d'y perdre son temps, mais qu'il se trouvait plus utile au Comité permanent de l'industrie, des sciences et de la technologie, mais n'empêche que si j'étais un électeur du comté de Portneuf, je suis loin d'être convaincu que je voterais pour André Arthur, même si je l'ai déjà aimé comme animateur de radio à une certain  époque, mais pour moi, c'est une question de transparence, il faut que je le vois faire son travail à Ottawa.</p>

<p>Pour ce qui est du Bloc Québécois, Gilles Duceppe est bien mal placé pour critiquer les absences répétées d'André Arthur. Le Bloc Québécois a, lui aussi des députés qui ont manqué à plusieurs reprises, dont Francine Lalonde qui s'est absentée à 121 reprises, vraisemblablement pour pouvoir subir des traitements pour un cancer, alors que d'autres députés comme Claude Guimond, Pascal Pierre Paillé et Monique Guay se sont absentés respectivement 47, 57 et 78 fois.</p>]]>
    </content>
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    <title>Le règlement du conflit au Journal de Montréal ne fait pas l&apos;unanimité au sein des employés en lockout</title>
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    <published>2011-02-27T19:21:54Z</published>
    <updated>2011-02-27T19:25:25Z</updated>
    
    <summary>Le conflit de travail au Journal de Montréal a pris fin hier, à la suite d’un vote des employés à 64,1% en faveur des nouvelles propositions du médiateur. Plusieurs employés ont démontré leur insatisfaction à l’annonce du résultat du vote,...</summary>
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.latribuduverbe.com/">
        <![CDATA[<p>Le conflit de travail au Journal de Montréal a pris fin hier, à la suite d’un vote des employés à 64,1%  en faveur des nouvelles propositions du médiateur.  Plusieurs employés ont démontré leur insatisfaction à l’annonce du résultat du vote, parce que les journalistes ont connu les résultats avant les principaux concernés, et que de plus,  certains journalistes considèrent que le syndicat s’est tout simplement écrasé devant Québécor pour une question d’argent.</p>

<p>La CSN se défend de s’être écrasé devant Québécor, sa présidente Claudette Carbonneau dit que la CSN a investi  plus de 7 millions$ depuis le début du conflit. La CSN prétend aussi que c’est à cause que la loi antiscab n’est plus adéquate et qu’il faudrait la renforcer tout en refusant d’ouvrir le code du travail en entier ce qui pourrait donner plus de  »souplesse » pour l’employeur.</p>]]>
        <![CDATA[<p>La CSN s’en prend également aux montréalais qui n’ont pas suivi l’appel tardif du syndicat à boycotter le Journal de Montréal. Pourtant on sait depuis longtemps que les appels au boycott ne donnent que très peu de résultat concret.</p>

<p>Alors, seulement 62 postes sur les 240 postes conserveront leur emploi. Ceux qui quitteront le Journal de Montréal feront quoi? Est-ce qu’ils retourneront travailler pour Rue Frontenac? Pierre Karl Péladeau ne semble plus avoir d’objection à ce que Rue Frontenac continue à vivre.</p>

<p>Il reste à voir si le journal des lockoutés aura toujours du financement pour le faire fonctionner. On peut facilement s’imaginer, que le journal a reçu des sommes d’argent du fonds de grève ou encore du fond de lutte de la CSN, mais le conflit étant terminé il n’aura vraisemblablement plus droit à ces argents.</p>

<p>Le Fondactions de la CSN qui est l’équivalent du Fonds de solidarité de la FTQ acceptera-t-il d’investir dans le journal pour préserver des emplois mais en donnant vraisemblablement  des salaires  et des conditions de travail moindres?  Le monde de l’information vit encore une crise en Amérique du Nord et plusieurs journaux on fermé. Il y a à peine quelques semaines, les journalistes du journal  »Le Soleil » s’était vu imposé leurs nouvelles conditions de travail sinon on fermait le journal.</p>

<p>Je serais tenté de souhaiter bonne chance aux employés qui vont rester au Journal de Montréal, après deux ans de conflit, les cicatrices seront encore vives, et  on peut facilement s’imaginer que les relations de travail seront loin d’être agréables dans la bâtisse, pour un certain temps.</p>]]>
    </content>
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    <title>Davos</title>
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    <published>2011-01-26T16:21:27Z</published>
    <updated>2011-01-26T16:25:41Z</updated>
    
    <summary>À propos du prochain Davos. « Shared norms presuppose shared purpose. » Ce qui renvoie aux conditions qui favorisent l`émergence d`un bien commun à partir duquel on peut élaborer des règles et des lois (globalized legal infrastructure). C`est non pas...</summary>
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        <name>Jean de Cuir</name>
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.latribuduverbe.com/">
        <![CDATA[<p>À propos du prochain Davos. « Shared norms presuppose shared purpose. » Ce qui renvoie aux conditions qui favorisent l`émergence d`un bien commun à partir duquel on peut élaborer des règles et des lois (globalized legal infrastructure). C`est non pas les « shared norms » qui sont la condition de la vision commune, mais l`inverse.</p>]]>
        <![CDATA[<p>« This is why we will focus on shared norms for the new reality as the theme at this year's Annual Meeting of the World Economic Forum in Davos. Norms are vital for providing fundamental guidance to decision makers who operate in this new reality, which still lacks an effective formal and globalized legal infrastructure. They also provide the compass which can guide the decision-making of leaders and help ensure inclusive rather than exclusive outcomes. Without such shared norms, our efforts of reforming global systems will lack direction and, in the worst case, prove to be ineffective. Shared norms will also help to define a common vision for the future that we want to create. » (article dans Huffington Post 26-1-11) À propos du prochain Davos. « Shared norms presuppose shared purpose. » Ce qui renvoie aux conditions qui favorisent l`émergence d`un bien commun à partir duquel on peut élaborer des règles et des lois (globalized legal infrastructure). C`est non pas les « shared norms » qui sont la condition de la vision commune, mais l`inverse. Élaborer une vision commune suppose un état d`esprit qui permet de hiérarchiser les intérêts. Or, cela requiert un examen autocritique d`une part, une ouverture à l`autre d`autre part, ouverture qui permet de négocier pour établir ce bien commun.<br />
	Or, les grandes corporations internationales, comme celles, nationales, sont par la voix de leurs dirigeants fixés sur la création d`une abondance qui permettra l`enrichissement de chacune. Elles supposent que c`est pour le bien de tous, car c`est cet enrichissement qui favorisera l`emploi, et en conséquence la consommation, qui en retour accroît la richesse… et ainsi la roue tourne. Mais, quelque part -- on sait où – quelques-uns soutirent de cette richesse et accumulent des biens pour eux-mêmes. On a parlé de cupidité humaine; elle serait à la source de l`absence de conscience commune et du bien commun. Or, la cupidité est le fruit de ce que les humains nomment le désir, qui par nature chez eux est infini. Pourquoi? Parce qu`il n`y a pas de régulation interne comme dans le monde animal et que c'est par l'apprentissage que l'animal humain apprend à s'autoréguler. Donc, l'animal humain doit se prendre en main et découvrir les règles de son comportement. L'histoire de cette autorégulation remonte aux premiers moments de la séparation de l'arbre hominidien.<br />
	 Il fallait survivre. Pour cela, s'organiser. Première base : la consanguinité (ce que l'on retrouve aujourd'hui sous l'ethnicité). Deuxième : la territorialité. Troisième, mais qui anime en quelque sorte les deux autres : la croyance que tout est habité par des superpuissances auxquelles il est inévitable de se soumettre. Parce que c'est par les relations de pouvoir que « tout » peut se réaliser. Or, le pouvoir est conçu à partir du premier analogue, la force musculaire (qui deviendra outillée par le vent, par l'eau, par les outils, etc.) La conception d'un monde hiérarchisé sous le modèle de la domination est reflétée dans la croyance. Ainsi, bref, le désir humain a été régulé essentiellement par la force qui fixe une hiérarchisation des êtres (personnes). La structure première de toute organisation sociale -- et qui demeure présente et majoritaire aujourd'hui -- c'est celle que l'on peut représenter par le schéma dit structure d'ordre : A domine B qui domine C; c' est dire que la relation entre A et B, B et C  et A,B, C est non réversible, unilatérale, non réciproque et univoque. Examiner le politique, le social, l'économique tant au plan global que local et vous trouverez partout cette structure de domination.<br />
	Ce que la prochaine mission de la rencontre de Davos veut accomplir suppose un changement radical d'orientation des « moeurs » humaines, à savoir l'instauration d'une structure de réciprocité, de multilatéralité, de réversibilité et à la limite de plurivocité dans les rapports humains. C'est un changement d'esprit que les membres qui se réunissent à Davos espèrent. Il croit générer ce changement par l'instauration de règles nouvelles. Il ne voit pas que ce sont les habitudes acquises depuis fort longtemps dans les rapports humains qu'il importe de modifier. Ce qui leur est « invisible », c'est l'esprit de domination, de compétition, d'exclusion, d'extermination, du « chacun-pour-soi », sanctionné par des croyances qui fixent dans l'absolu les identités. Confronter les rapports de pouvoir et les façons de concevoir le pouvoir mènent, à mon sens, à reprendre les visions anthropologiques et repenser l'humain. Ce qui est, presque de soi, absent de cette future rencontre.<br />
Voir : LE BASCULEMENT DU MONDE<br />
Une « crise » qui dure depuis un quart de siècle, une « mondialisation » omniprésente dans les discours publics, des guerres meurtrières d'un nouveau type, des atteintes à l'environnement toujours plus graves : nos contemporains savent qu'ils vivent une période de mutations. Mais dans la cacophonie des débats médiatiques, ils manquent de repères pour discerner les vrais enjeux, et surtout pour prendre toute la mesure de cette mutation si complexe.<br />
C'est tout l'intérêt de cet essai majeur de Michel Beaud que d'offrir une mise en perspective de ces évolutions, dans toutes leurs dimensions (économiques, politiques, sociales, écologiques). En les replaçant dans la longue période, il montre de façon saisissante que la phase d'accélération actuelle est sans précédent dans l'histoire de l'humanité. C'est « l'engrenage des accélérations », conjugué à l'empire sans partage de l'économie et de l'argent et à l'irresponsabilité des dirigeants, qui explique ce « basculement du monde ».</p>

<p>Pour Michel Beaud, ce basculement est lourd de dangers : l'irrémédiable est aujourd'hui possible, sous des formes déjà énoncées ou encore inconcevables, même s'il peut encore être conjuré. Évoquer les périls auxquels nous sommes confrontés n'est pas signe de pessimisme, mais d'esprit de responsabilité. Évaluer les problèmes et leurs sources, redonner prééminence aux valeurs, esquisser des stratégies et travailler à les mettre en œuvre : là réside l'optimisme.<br />
Michel Beaud, né en 1935 à Chambéry, est professeur à l'université de Paris-VII. Auteur de nombreux ouvrages, il cherche avec constance à éclairer et comprendre les réalités de notre temps : capitalisme et socialisme, pensées et politiques économiques, économies nationales et mondialisation dans la grande mutation en cours.<br />
Voir le site web :  http://classiques.uqac.ca/</p>]]>
    </content>
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    <title>Etats-Unis?</title>
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    <published>2011-01-24T18:24:23Z</published>
    <updated>2011-01-25T15:01:43Z</updated>
    
    <summary> La mythologie américaine porte une certitude qui semble fournir des droits à la violence: se protéger contre les méchants, les criminels, les terroristes et tous ceux et celles qui sont ennemis de la constitution....</summary>
    <author>
        <name>Jean de Cuir</name>
        <uri>Bob L&apos;Aboyeur</uri>
    </author>
            <category term="Actualité internationale" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.latribuduverbe.com/">
        <![CDATA[<p> La mythologie américaine porte une certitude qui semble fournir des droits à la violence: se protéger contre les méchants, les criminels, les terroristes et tous ceux et celles qui sont ennemis de la constitution.<br />
</p>]]>
        <![CDATA[<p>J'ai passé trois ans aux E.U. dans les années 60-70; au centre des E.U. La mythologie américaine porte une certitude qui semble fournir des droits à la violence : se protéger contre les méchants, les criminels, les terroristes et tous ceux et celles qui sont ennemis de la constitution. À l’occasion du 15e anniversaire de l'attentat d'Oklahoma, le républicain Paul Broun de la Georgie prononce un discours -- citation : « Fellow patriots, we have a lot of ennemies of the constitution, and they're right down the Mall, in the Congress of the United States --and right down Independence Avenue in the White House that belongs to us. It's not about my ability to hunt, which I love to do. It's not about the ability for me to protect my family and property against criminals, which we have the right to do. But it's all about us protecting ourselves from a tyrannical government. » L’année précédente il avait visé la présidente de la Chambre, Nancy Pelosi de la chambre des représentants, comme une « domestic ennemy of the constitution ». Il a été réélu en novembre avec 67 % des voix.<br />
On a prononcé des regrets lors de la fusillade en Arizona chez les dirigeants républicains, mais rien sur la rhétorique abusive, négative et violente. En Californie, un citoyen est arrêté pour abus d'alcool : il se dirigeait vers San Francisco pour tuer des libéraux, vilipendés par Glenn Beck (cet animateur de radio-télévision de droite — extrême). Depuis 2008, on identifie près de 2 douzaines de meurtres ou d'arrestations (intentions de meurtres) d'extrémistes de droite. Au Tennessee, un homme se plaint qu'il n'a tué que deux membres d'une église dite libérale; il aurait voulu atteindre les 100 libéraux nommés par Bernard Goldenberg et qui désirent détruire l'Amérique. Et que dire des interventions de Sarah Palin; que dire de la publicité négative; que dire sur la mise en garde du Président des E.U lors de son discours en Arizona à Tuscon.<br />
          Promouvoir la haine par des habiletés rhétoriciennes, c'est invalider le discours social comme lieu essentiel de la promotion du bien commun. Nier la pluralité des discours, c'est de même mettre en cause la nature du débat qui est à la source de l’avenir de toute société dite démocratique. Que les E.U se présente sur la scène mondiale comme un modèle démocratique tout en menant des visées impérialistes (il y a plus de mille bases états-uniennes de par le monde) et qu'à l'intérieur le jeu du catalogage s'intensifie pour situer tout libéral comme agent cancérigène et diabolique, donc tout progressisme, c'est une contradiction avec les idéaux présents à leur fondation. Cependant, cela même est disputable, car seuls les républicains sont les véritables interprètes de l'histoire; disent-ils. Évidemment, tout est sanctionné par un Dieu.<br />
</p>]]>
    </content>
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    <title>Les mots pour le dire</title>
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    <published>2011-01-08T16:58:52Z</published>
    <updated>2011-01-08T17:00:57Z</updated>
    
    <summary>Selon une récente étude du Centre canadien de politiques alternatives, les cent dirigeants canadiens les plus riches ont touché en moyenne 6,6 millions de dollars en 2009, soit 155 fois le salaire moyen des travailleurs. Je crois qu&apos;il n&apos;y a...</summary>
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        <name>Bruno Marquis</name>
        
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.latribuduverbe.com/">
        <![CDATA[<p>Selon une récente étude du Centre canadien de politiques alternatives, les cent dirigeants canadiens les plus riches ont touché en moyenne 6,6 millions de dollars en 2009, soit 155 fois le salaire moyen des travailleurs.<br />
 <br />
Je crois qu'il n'y a pas de mots pour décrire l'écœurement que provoquent de telles inégalités...</p>]]>
        <![CDATA[<p>Je sais que d'autres mots suffisent toutefois à en expliquer les raisons et que nous nous devons de les dire et de les répéter si nous souhaitons commencer à mettre un terme à tout cela. Ce sont les mots « égoïsme », « mépris », « cynisme », « corruption », « détournement ». « copinage ». Et si nous voulons aller au fond des choses, ce sont « financement des partis politiques », « lobbying », « propagande », « concentration de la presse », « détournement de démocratie » et « démocratie de pacotille ».<br />
 <br />
Parce que si « les salaires des hauts dirigeants attirent de plus en plus l'attention de la population », comme l’ont rapporté les journaux, une part de plus en plus grande de cette population réalise aussi qu'un partage égal des pouvoirs, ce que constitue une véritable démocratie, entraînerait lentement et sûrement un égal partage des richesses.<br />
</p>]]>
    </content>
</entry>
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    <title>Pour des élections référendaires</title>
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    <published>2010-12-03T02:19:32Z</published>
    <updated>2010-12-03T02:23:14Z</updated>
    
    <summary>Les journaux nous apprenaient récemment que la fréquentation des banques alimentaires a augmenté de presque 30 % au Canada depuis deux ans et qu’un tiers des personnes touchées sont des enfants. S’il n’en tenait qu’à la grande majorité des Québécois...</summary>
    <author>
        <name>Bruno Marquis</name>
        
    </author>
            <category term="Actualité internationale" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.latribuduverbe.com/">
        <![CDATA[<p>Les journaux nous apprenaient récemment que la fréquentation des banques alimentaires a augmenté de presque 30 % au Canada depuis deux ans et qu’un tiers des personnes touchées sont des enfants.</p>

<p>S’il n’en tenait qu’à la grande majorité des Québécois et des Canadiens, une aussi triste situation n’existerait pas au pays. Notre démocratie canadienne si souvent proclamée serait-elle inopérante pour traduire si peu la volonté populaire? Pour valoriser à ce point les détestables interventions militaires à l’étranger et si peu le bien-être collectif?<br />
</p>]]>
        <![CDATA[<p>Je crois qu’il est important de nous employer dès maintenant à mettre progressivement en place au Canada une vraie démocratie qui ne puisse être continuellement détournée par les forces de l’argent.</p>

<p>Lors des prochaines élections fédérales, le Canada aura l’occasion d’améliorer considérablement le processus démocratique en place en tenant avec l’élection un référendum sur les véritables priorités des Québécois et des Canadiens. Cette consultation pourrait nous permettre de prioriser par exemple les dépenses en santé, en éducation, celles visant à améliorer le bien-être des citoyens, ou encore les dépenses militaires ou les réductions d’impôt des plus riches.</p>

<p>Il est très important que nous amenions le gouvernement canadien à tenir une telle consultation lors des prochaines élections! Cette consultation serait peu coûteuse et ses résultats seraient exécutoires dans un laps de temps donné. Ce précédent serait un grand pas en avant pour la démocratie et vers une société juste et paisible où il fait bon vivre pour l’ensemble des citoyens, y compris pour tous nos concitoyens qui sont de plus en plus nombreux à visiter les banques alimentaires et les soupes populaires.<br />
</p>]]>
    </content>
</entry>
<entry>
    <title>Détrompez-vous!</title>
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    <published>2010-11-13T18:06:13Z</published>
    <updated>2010-11-17T01:33:38Z</updated>
    
    <summary>Les chefs d&apos;État réunis à Séoul pour le G-20 nous ont donné l&apos;impression, pendant deux jours, de ne pas trop s&apos;entendre. Détrompez-vous pourtant à ce sujet, parce qu’ils s&apos;entendent pour la plupart comme larrons en foire sur tout ce qui...</summary>
    <author>
        <name>Bruno Marquis</name>
        
    </author>
            <category term="Actualité internationale" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.latribuduverbe.com/">
        <![CDATA[<p>Les chefs d'État réunis à Séoul pour le G-20 nous ont donné l'impression, pendant deux jours, de ne pas trop s'entendre.<br />
 <br />
Détrompez-vous pourtant à ce sujet, parce qu’ils s'entendent pour la plupart comme larrons en foire sur tout ce qui compte vraiment :</p>

<p>- laisser la destinée du monde entre les mains des riches, des banques et des multinationales;</p>

<p>- spolier les pays pauvres de leurs ressources avec tout l'arsenal nécessaire de mesures économiques, politiques et militaires pour les assujettir complètement, anéantir leur marche vers la démocratie et la justice et réduire leurs populations à la pauvreté et à l'obéissance;</p>

<p>- maintenir la démocratie à l'état embryonnaire dans les pays riches et en détruire le plus possible l'émergence dans les pays plus pauvres, d’une part par le contrôle privé ou public de l'information et des sources de divertissement, d’autre part par la force ou l’intimidation;</p>

<p>- et empêcher coûte que coûte le partage des pouvoirs propre à une vraie démocratie et le partage équitable des ressources et responsabilités qui en découleraient.<br />
</p>]]>
        <![CDATA[<p>Que faire? Eh bien commencer par le commencement! La prochaine fois, plutôt que de parler de hockey, du téléroman de la veille ou de Tout le monde en parle avec nos collègues et amis, parlons-leur de notre monde, de ce qui nous concerne, de justice sociale, d'égalité, de vraie démocratie. Parlons-leur et parlons-nous de ce qui compte vraiment pour nous et recommençons ainsi à semer le désir de changement...<br />
 <br />
Si puissant qu'ils puissent être, la faible minorité des possédants ne sera pas éternellement en mesure de maintenir le couvercle sur les espoirs en ébullition de la vaste majorité.<br />
</p>]]>
    </content>
</entry>
<entry>
    <title>Le jour de l&apos;armistice, oublie-t-on les vétérans blessés?</title>
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    <published>2010-11-13T02:17:51Z</published>
    <updated>2010-11-13T02:19:27Z</updated>
    
    <summary>Le gouvernement canadien adoptait en 1931, une loi faisant de la journée du 11 novembre, le «Jour du souvenir» visant à commémorer la mémoire des soldats qui ont fait le sacrifice ultime lors des différents conflits qui on eu lieux...</summary>
    <author>
        <name>Lawrence</name>
        <uri>http://lawrencegriffin.canalblog.com</uri>
    </author>
            <category term="Actualité nationale" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.latribuduverbe.com/">
        <![CDATA[<p>Le gouvernement canadien adoptait en 1931, une loi faisant de la journée du 11 novembre, le «Jour du souvenir» visant à commémorer la mémoire des soldats qui ont fait le sacrifice ultime lors des différents conflits qui on eu lieux depuis le début du 20 ème siècle.</p>

<p>C'est facile de se souvenir de ceux qui n'ont pas eu la chance de vieillir, pour nous permettre de continuer à vivre dans une société dans laquelle nous vivons, mais a-t-on également une pensée pour les nombreux militaires qui à un moment donné de leur vie, sont devenus éclopés ou encore victimes du syndrome post-traumatique, à cause des situations dont ils ont été témoins, et qu'ils n'ont pu rien faire pour les prévenir.<br />
</p>]]>
        <![CDATA[<p>Le travail incombe donc au Ministère des anciens combattants, de mettre des mesures pour leur venir en aide, on va, selon les cas, bourrer les soldats d'antidépresseurs et au besoin, ils seront probablement suivis par des psychiatres ou des psychologues.</p>

<p>Pour ce qui est du soutien financier, le gouvernement a décidé il y a quelques années, de changer la méthode de dédommagement pour les vétérans. Au début, les soldats touchaient une prestation mensuelle à vie et une prestation d'invalidité mensuelle, et le gouvernement conservateur a décidé qu'il remettait le dédommagement en un seul versement, ce qui a pour conséquence, que certains militaires flambent l'argent assez rapidement et se retrouvent rapidement devant rien.</p>

<p>Les vétérans auront alors peut être encore une fois l'impression, qu'ils ont été  abandonnés par l'armée, surtout s'ils ont été blessés au combat, parce que  souvent les militaires blessés reviennent seuls sur un vol commercial.</p>

<p>Certains vétérans et militaires se sentiront alors délaisser par l'armée et le gouvernement, et certains d'entre eux qui ne réussiront plus à combattre les vieux démons décideront alors d'en finir une fois pour toute.</p>

<p>Selon le journaliste Gilbert Lavoie du journal «Le Soleil», il fait état dans son livre «Blessures de guerre des camps nazis à l'Afghanistan» qu'il y a eu entre 2002 et 2009: 94 suicides au sein des membres des Forces armées canadiennes.</p>

<p>Pendant ce temps, alors que certains vétérans recherchent de l'aide du gouvernement pour améliorer leur sort, le Ministère des anciens combattants a décidé cette semaine de dépenser 5 millions aux cours des prochaines années, afin de permettre à certaine communauté d'ériger des monuments à la mémoire de ceux qui sont tombés au combat. Méchante priorité.</p>]]>
    </content>
</entry>
<entry>
    <title>Les Forces Canadiennes recrutent-elles de la &quot;chair à canon&quot; ?</title>
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    <published>2010-10-17T19:22:00Z</published>
    <updated>2010-10-17T19:23:47Z</updated>
    
    <summary>Le court &quot;clip&quot; vidéo mis en ligne par la Fédération des femmes du Québec (FFQ) a été jugé blessant par certains parents de militaires morts ou blessés au combat. Les excuses rapides et la modification de la vidéo étaient appropriées....</summary>
    <author>
        <name>Normand Beaudet</name>
        
    </author>
            <category term="Actualité nationale" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.latribuduverbe.com/">
        <![CDATA[<p>Le court "clip" vidéo mis en ligne par la Fédération des femmes du Québec (FFQ) a été jugé blessant par certains parents de militaires morts ou blessés au combat. Les excuses rapides et la modification de la vidéo étaient appropriées.</p>

<p>Les organismes anti-guerre compatissent à leur peine, mais trouvent malheureux qu’ils soient blessés par l’expression «chair à canon» qui, selon le dictionnaire Robert, est une locution familière pour désigner «les soldats exposés à être tués». Il ne s’agit aucunement d’une insulte mais d’un constat. Car, dans l’armée, tout le monde sait que les simples soldats sont plus exposés à la mort que les membres de l’état-major qui prennent les décisions ou les politiciens qui décident des guerres.</p>]]>
        <![CDATA[<p>La vidéo tente maladroitement d'explorer les sentiments d'une mère, qui n'aime pas la guerre actuellement en cours, et qui fait face pour une troisième fois au départ de son enfant pour cette guerre impopulaire.  L’illustration fait réfléchir et réagir.</p>

<p>« Utilise-t-on nos enfants comme de la "chair à canon" ? ».  À notre avis, la question de cette mère actrice garde toute sa légitimité.   Même si l’image paraît exagérée,  n’oublions pas que la majorité des soldats morts en Afghanistan au service des Forces canadiennes n’avaient pas franchis le cap des 25 ans, et que la version moderne des guerres vise à minimiser les pertes en combattants, quitte à accepter plus de « dommages collatéraux », mort de civils afghans.  De fait, des parents de militaires se questionnent, et certains ont d’ailleurs questionnés publiquement les Forces en ce sens.  Pour eux, s’engager dans ces polémiques représente un exercice dont ils préfèrent être épargnés.  De toute façon, il est important de souligner que les parents ou les familles des militaires ayant eu à subir les affres de la guerre ne sont pas la cible de ce questionnement. </p>

<p>La cible de cette initiative est le gouvernement conservateur minoritaire qui utilise systématiquement les militaires des Forces canadiennes et leurs familles pour promouvoir sa guerre impopulaire et contrer toute opposition.  Sans déposer une nouvelle politique de défense au parlement, il applique unilatéralement son plan d'accroissement massif des dépenses militaires. « Le Canada d'abord » est un programme qui prévoit un accroissement de 100  milliards de dollars des dépenses militaires jusqu'en 2025; le budget annuel des Forces passera ainsi de 21 milliards actuels, à près de 30 milliards en quinze ans. Déjà, les acquisitions sont en cours avec les chasseurs à capacité nucléaire F-35. Le plus gros contrat de l'histoire du pays!</p>

<p>Mais revenons au " clip vidéo" controversé qui est toujours en ligne, il vise à illustrer trois choses :</p>

<ol>
<li>Le fait que <strong>l'actuelle guerre en Afghanistan a servi de justificatif à un accroissement faramineux des dépenses militaires</strong>. Ce qui s'est fait par la <strong>manipulation</strong>, en prétendant qu'il fallait appuyer nos soldats qui allaient secourir les femmes Afghanes. Notre gouvernement dépenserait ainsi des centaines de millions par mois pour prétendument défendre la cause des femmes afghanes, mais a refusé en août 2009 de se dissocier du gouvernement Karsai lorsque ce dernier a passé une loi autorisant le viol conjugal.  Ainsi, le véritable enjeu de la guerre est évacué de tous les débats par la manipulation. Les dirigeants évitent à tout prix de parler de la guerre pour le positionnement géostratégique d'un gouvernement ami.  De l’assistance au positionnement des puissances occidentales au cœur stratégique de l’Asie centrale. On n’ose pas évoquer que les soldats canadiens servent au positionnement du gouvernement Hamid Karsai entre les richesses en énergies fossiles de la Mer Caspienne et les trois puissances à plus fort potentiel de développement économiques de la planète (La Russie, la Chine et l'Inde), et ce dans l'arrière-cour des défiantes forces iraniennes.  Pour le gouvernement, il ne faut surtout pas brouiller les cartes en soulignant la création de l’Organisation de Coopération de Shangai, de plus en plus défiante.</li>

<p><li>Le fait que cette <strong>nouvelle orientation offensive de la politique canadienne</strong>, combinée aux départs massifs des baby-boomers, a créé une pénurie au niveau des effectifs militaires, et est à la base d’une offensive de recrutement sans précédent fut considéré.  Dans le cadre de nouvelles missions de guerre, afin de fournir un nombre important de soldats pour des opérations de combat terrestre,  les Forces canadiennes ont lancées une très importante offensive de recrutement. L'ex-commandant des Forces canadiennes Rick Hillier a annoncé <em>l'Opération Connexion</em> qui mobilise toutes les instances de l'armée pour contribuer au recrutement militaire. On vise les proches des militaires, et on mobilise tous le personnel soit plusieurs dizaines de milliers de personnes au pays.  Ca ne suffit pas, il faut aussi mobiliser les organismes para-militaires tels que les Ligues de Cadets, les associations d'anciens combattants, certains organismes caritatifs liés à l’armée (amputés de guerre et Légion canadienne) et les nombreuses autres associations de défense dans l'effort de persuasion.  Comble de l’aberration, pour son Centenaire, la Marine canadienne tente même d'utiliser les enseignants dès la maternelle.</li></p>

<p><li>Et finalement le fait que ce coûteux changement de cap dans la politique de défense, qui a un impact sur la vie de tous, se réalise <strong>au mépris de la démocratie canadienne</strong>. Le gouvernement n'a procédé par aucune étape démocratique pour ce changement à long terme de la politique gouvernementale. Aucun nouveau Livre blanc n'a été déposé pour justifier l’abandon des missions des paix dans le cadre des Nations Unies, aucune étude ni consultation sur les conséquences de cette réorientation vers des actions offensives sous le commandement de l'OTAN n’a été effectué.  Aucune opposition n'a pu évaluer les conséquences de ces changements tant dans la politique de Défense, que dans les Affaires Extérieures, qu'au niveau de l'impact sur le Ministère des anciens combattants et sur les familles canadiennes.</li></ol></p>

<p>Dans cette démarche, le fait que les soldats des Forces canadiennes soient en guerre et que nous devons "supporter nos troupes" a systématiquement servi d’argument bâillon pour museler toute opposition, tout débat et tout questionnement.  Même l’opposition politique n’a pas eu le courage de dénoncer cette situation.</p>

<p>Aujourd'hui, la guerre se poursuit. Nous sommes face à un recrutement intensif de nos jeunes grâce à une foule de programmes d’intéressement.  Les agences de l'armée, comme les Ligues de cadets sollicitent nos jeunes parfois dès l'âge de 9 ans et généralement à 12 ans et 16 ans, même dans les écoles. On utilise de nombreux incitatifs économiques pour attirer les plus pauvres et les jeunes des régions plus démunies en termes d'activités jeunesse. Les Forces canadiennes mobilisent les efforts des membres de corps enseignants appartenant aux réserves de l'armée, leur donnant l'ordre d'approcher nos jeunes pour les intéresser à la carrière militaire.  Les parents doivent-ils garder le silence parce que nos soldats sont au combat?</p>

<p>On s’entend bien, le métier de militaire n'est pas un métier comme les autres. C'est le seul métier où on est conditionné, entraîné, équipé et payé pour accepter de devoir inévitablement "tuer, ou être tué". L'armée et la guerre, normalement un dernier recours exceptionnel, est dorénavant utilisé comme un outil normal de la politique économique. N'oublions pas qu’à la fin septembre, des  parents de militaires morts au combat ont été amenés par les Forces canadiennes en Afghanistan. Le gouvernement Harper les utilise présentement pour demander la poursuite de la présence canadienne après 2012. Qui tente de manipuler qui, ici?</p>

<p>Nos programmes sociaux disparaissent, nos ressources sont dilapidées et la population canadienne est soumise à d'importantes contraintes économiques. L’abus dans les dépenses militaires peut déstabiliser l’économie d’un pays, et son équilibre social, on a qu’à regarder la situation chez notre voisin du sud.  Pendant ce temps, les hauts gradés de l'armée, en symbiose avec l'industrie militaire, s'enrichissent à nos dépens, avec nos impôts.  Et nous devrions nous taire?  </p>

<p>Si on saisit bien le message, la Fédération des femmes du Québec ne considère pas les militaires comme de la " Chair à canon ", elle l’a répété à mainte reprise.  Elle a simplement le courage d’exprimer haut et fort ce qu’une majorité de québécois expriment en privé.  Les Forces Canadiennes, nos hauts dirigeants politiques, les propriétaires d'industries militaires et la hiérarchie militaire recrutent-ils présentement  des jeunes soldats, qui servent par la suite leurs intérêts comme s’ils n'étaient que de la simple " Chair à canon ", dans sa version moderne.  Pour les organismes opposés à la guerre les familles des militaires sont les secondes victimes de cette guerre, juste après les victimes afghanes innocentes.  L’intention de la vidéo n'était certainement pas de les blesser.  Les excuses et la modification de la vidéo jugée blessante étaient les gestes appropriés, passons maintenant aux vraies choses.</p>

<p>Les opposants à la guerre pourront-ils, un jour, se prononcer publiquement sans faire face aux salves télévisuelles des nombreux spécialistes « porte paroles » du lobby militaire canadien qui les accusent de "mettre la vie des soldats en péril"?.  Peuvent-ils s’exprimer librement sans être considérés comme des « traîtres à la patrie » ou comme « étant irrespectueux envers ceux qui ont sacrifiés leur vie »?  A quand un débat rationnel, libre de manipulation sur la guerre en Afghanistan?</p>

<p><br />
<strong>Normand Beaudet</strong>,  <br />
Membre fondateur du Centre de ressources sur la non-violence.<br />
<a href="http://www.nonviolence.ca" target="_blank">www.nonviolence.ca</a></p>

<p>Recherchiste pour la Campagne d’opposition au recrutement militaire dans les écoles et pour la Coalition contre le recrutement militaire dans les établissements scolaires.<br />
<a href="http://www.antirecrutement.info" target="_blank">www.antirecrutement.info</a></p>]]>
    </content>
</entry>
<entry>
    <title>Vive le robinet!</title>
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    <published>2010-09-29T00:44:42Z</published>
    <updated>2010-09-29T00:46:23Z</updated>
    
    <summary>Le gouvernement fédéral a dépensé à tout le moins 2,5 millions de dollars en eau embouteillée au cours de la dernière année. C’est peu en comparaison de ses incroyables dépenses militaires – dont 16 milliards seulement pour l’achat et l’entretien...</summary>
    <author>
        <name>Bruno Marquis</name>
        
    </author>
            <category term="Actualité internationale" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.latribuduverbe.com/">
        <![CDATA[<p>Le gouvernement fédéral a dépensé à tout le moins 2,5 millions de dollars en eau embouteillée au cours de la dernière année. C’est peu en comparaison de ses incroyables dépenses militaires – dont 16 milliards seulement pour l’achat et l’entretien de 65 avions de guerre F-35 – mais c’est tout de même énorme quand on songe que de l’eau potable de qualité égale ou supérieure était souvent disponible sur les lieux… en ouvrant le robinet.</p>]]>
        <![CDATA[<p>Du côté du ministère de l’Environnement, où l’on devrait montrer l’exemple, n’y avait-il pas lieu, pour « répondre [aux préoccupations des employés] concernant la qualité et la salubrité de l’eau potable », de leur soumettre plutôt les nombreuses études qui recommandent la consommation de l’eau du robinet plutôt que de l’eau en bouteille - des études comme celles du Natural Resources Defense Council des États-Unis, du Centre médical universitaire de Nimègue et du groupe environnemental Sustain?</p>

<p>L’industrie de l’eau en bouteille est l’une des industries les plus polluantes et des moins réglementées de la planète. La majeure partie de cette eau est vendue dans des bouteilles de plastique faites de polyéthylène téréphtalate et de substances chimiques qui peuvent êtres libérées dans l’eau et dans le sol. À l’échelle du globe, c’est 2,7 millions de tonnes de plastique par année qui sont utilisées pour l’embouteillage de l’eau, ce qui bâtit des montagnes de déchets et pollue les cours d’eau.</p>

<p>En outre, le captage de l’eau destinée à l’embouteillage se concentre autour de systèmes d’eau déjà mis à mal, tels que ceux des Grands Lacs canadiens (dont on tire déjà 4 billions de litres d’eau par jour). Un article publié dans différents journaux nous apprenait d’ailleurs récemment que l’offre d’eau douce a ainsi diminuée de 8,5 % au Canada entre 1971 et 2004, ce qui correspond à la consommation résidentielle de l’ensemble du Canada.</p>

<p>Les Canadiens doivent réaliser que l'eau potable est un bien commun nécessaire à la survie de l'humanité et non un vulgaire bien marchand. Une fois éclairés sur la question de l’eau, je suis sûr qu’ils réaliseront que l’eau du robinet a finalement bien meilleur goût.<br />
</p>]]>
    </content>
</entry>
<entry>
    <title>Le nouveau Far West des gaz de schiste</title>
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    <id>tag:www.latribuduverbe.com,2010://1.9449</id>
    
    <published>2010-09-16T17:41:02Z</published>
    <updated>2010-09-16T17:44:27Z</updated>
    
    <summary>Les gaz de schiste, voilà un sujet qui fait couler beaucoup d’encre par les temps qui courent. Pourtant, voilà une ressource qui était à toutes fins pratiques inconnue de la très grande majorité de la population il y a de...</summary>
    <author>
        <name>David Murray</name>
        
    </author>
            <category term="Actualité nationale" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.latribuduverbe.com/">
        <![CDATA[<p>Les gaz de schiste, voilà un sujet qui fait couler beaucoup d’encre par les temps qui courent. Pourtant, voilà une ressource qui était à toutes fins pratiques inconnue de la très grande majorité de la population il y a de cela à peine un an, mais dont les partisans de son exploitation nous promettent déjà monts et merveilles. Une industrie naissante qui a manifestement l’oreille du gouvernement et de sa ministre des ressources naturelles, Mme Nathalie Normandeau.</p>]]>
        <![CDATA[<p>On parle même d’indépendance énergétique et de nouveau chapitre du Maître chez nous, rien de moins ! Pour l’heure, devant la grogne populaire, le gouvernement Charest, avec l’annonce de la tenue d’une commission du Bureau des audiences publiques sur l’environnement (BAPE), semble avoir reculé. Mais il ne faudrait pas se leurrer puisque ce recul apparaît davantage comme une stratégie de repli temporaire afin de mieux plonger dans l’aventure des gaz de schiste. Mais qu’est-ce qui est en jeu au juste dans ce dossier?</p>

<p>Un développement tout azimut</p>

<p>Il semble que la décision du gouvernement d’exploiter les gaz de schiste remonte à 2006. Pourtant, ce n’est que ces derniers mois que la population semble en avoir été avisée lorsque des citoyens se sont réveillés un matin avec un puits de forage dans leur cour. N’eut été des craintes de ces citoyens et de groupes écologistes, le gouvernement serait probablement en train de poursuivre le développement de cette industrie à l’abri des regards indiscrets, sans qu’aucun débat public ne soit venu l’avaliser.</p>

<p>Le développement de l’industrie est maintenant tel que déjà, plus de 460 droits miniers ont été accordés au secteur privé sur la quasi-totalité des réserves de gaz de schiste situées sur la rive sud du St-Laurent. Tous les acteurs impliqués sur le territoire québécois sont étrangers. Seul Junex est sous gouverne québécoise. La compagnie pourrait toutefois être forcée de changer de main, faute de capitaux, comme on l’apprenait dans La Presse Affaires.</p>

<p>Une entreprise de séduction</p>

<p>La campagne de promotion est quant à elle maintenant bien amorcée. En sus de la campagne d’information menée sous l’égide du ministère des Ressources naturelles et la Faune, l’Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ), sous l’égide du rassurant André Caillé, ex-patron de Gaz Métro et d’Hydro-Québec, lance sa propre campagne de relations publiques, campagne menée selon les bons soins de la firme de relations publiques National.</p>

<p>Du côté médiatique, on emboîte à certains égards le pas à l’industrie alors que dans La Presse, on se demande surtout si nous ne serions pas en train de manquer le bateau. À lire certains articles, les promesses de retombées économiques feraient du Québec l’égal de l’Alberta avec ses sables bitumineux. Pour justifier le tout, on fait appel aux économistes de services pour nous rappeler que la province ne peut se permettre de se passer des retombées du gaz, étant donnée sa situation budgétaire.</p>

<p>Noyer le poisson dans l’eau</p>

<p>Mais devant la grogne populaire Québec a donc mandaté le BAPE de tenir des consultations publiques sur le sujet, en vue de l’élaboration d’un projet de loi sur les hydrocarbures qui sera déposé au printemps - un projet qui était initialement planifié pour cet automne.</p>

<p>Aucun moratoire n’a toutefois été décrété sur les projets d’exploration en cours. Et pour ce qui est du rôle du BAPE, force est d’admettre que son mandat est plus que limité. Questionné par Le Devoir, Jean Baril, spécialiste du droit environnemental, affirmait que les travaux du BAPE étaient plutôt mal partis. Une analyse partagée par Luc Ouimet, l’un des premiers commissionnaires du BAPE. Selon les deux experts, le mandat est beaucoup trop court et trop de questions sont laissées en suspens. De même, il est à déplorer que seules certaines régions seront concernées par la commission et non l’ensemble du Québec. Une autre experte, citée cette fois par La Presse, Laurence Hogue, exprime aussi des réserves sur la mission du BAPE. Elle se demande comment celui-ci pourra se passer de la pièce maîtresse de tout mandat normal, à savoir l’étude d’impact qui décrit le projet et ses impacts possibles sur l’environnement. Il semble donc d’ores et déjà que les audiences constitueront simplement un exercice de relations publiques.</p>

<p>Un débat évacué de toute substance</p>

<p>Pourtant, avant de plonger aveuglément dans l’exploitation de cette filière énergétique, il importe de connaître quels en sont les réels tenants et aboutissants. Notamment en ce qui a trait aux impacts environnementaux. L’industrie et son porte-parole André Caillé ont beau clamer que ceux-ci sont limités, l’expérience états-unienne devrait nous inciter à la prudence. 62 présidents de sociétés scientifiques américaines ont d’ailleurs demandé au président Obama de soumettre l’exploitation des gaz de schiste à une évaluation écologique avant de poursuivre plus avant son exploitation.</p>

<p>On passe aussi à côté de questions fondamentales. Louis-Gilles Francoeur du Devoir est l’un des très rares journalistes à avoir aborder ces questions, lorsqu’il se demandait par qui et pour qui se fera l’exploitation des gaz de schiste et, surtout, pourquoi maintenant. </p>

<p>Cette dernière question est importante selon qu’une décision favorable soit rendue quant à l’exploitation des gaz de schiste puisque la première question à laquelle répondre serait de savoir s’il faut extraire ce gaz maintenant, alors que le marché est de plus en plus abondant, ou ce gaz n’acquiert-il pas plus de valeur en restant là où il dort depuis des millénaires. Puisque ce gaz ne disparaîtra pas demain matin. Qu’est-ce qui presse donc tant, peut-on se demander ? Mais cette question, elle n’est posée dans le cadre du débat public.</p>

<p>De même, devrait-on exploiter ce gaz tout azimut ou ne pourrions-nous l’exploiter qu’en partie ? Et puisqu’il est question d’indépendance énergétique, pourquoi confier au secteur privé étranger la tâche d’en assurer l’exploitation ? Ne devrions-nous pas s’inspirer de la plupart des pays exploiteurs d’hydrocarbures et confier l’exploitation du gaz à une entité publique (ou du moins en grande partie), étant donnée la valeur stratégique des ressources en hydrocarbures.</p>

<p>Ces questions ne seront toutefois malheureusement pas soumises à la population québécoise. Ainsi en a décidé le gouvernement pour qui les jeux sont faits. Les seules questions à l’agenda sont à savoir comment encadrer dans le soi-disant respect de l’environnement l’exploitation du gaz. Mais avec les maigres ressources et le peu de temps alloué au BAPE pour mener à bien ses travaux, il est loin d’être assuré qu’on pourra répondre adéquatement à ces enjeux.</p>

<p>D’autres questions sont aussi éludées dans ce débat (ou cette absence...), mais qui recèlent des enjeux géostratégiques importants. Louis-Gilles Francoeur rappelle que « plus la production québécoise de gaz sera abondante, plus elle haussera dans un libre marché nos exportations vers nos voisins du sud ». Or, comme le souligne Francoeur, « la règle de la proportionnalité inscrite dans le traité de l’ALENA s’appliquera ici. Elle oblige le Canada à maintenir le pourcentage de ses exportations vers les États-Unis même en cas de crise énergétique. Cette règle implique que plus nous exporterons de combustibles fossiles aujourd’hui, plus nous risquons de devoir nous rationner un jour pour nos voisins du sud ».</p>

<p>Autre question éludée, le mythe du remplacement supposé des sources d’énergie sale par des sources plus propres, un argument qui nous avait été servi dans le cadre du projet de port méthanier de Rabaska. Or, comme le rappelle encore Louis-Gilles Francoeur, les études confirment qu’il n’y aura remplacement de pétrole par du gaz ou de l’électricité que là où on imposera un plafond légal aux émissions de gaz à effet de serre (GES), ce dont nous semblons encore loin de mettre en place.</p>

<p>Et du reste, même si le gaz naturel émet moins de GES que le pétrole ou le charbon lorsque brûlé, il est loin d’être évident, dans le cas spécifique des gaz de schiste, que son exploitation, lorsque toutes les étapes sont prises en compte, soit plus écologique que les filières traditionnelles en hydrocarbures, comme l’a démontré une évaluation préliminaire réalisée par une équipe de scientifiques de l’Université de Cornell, sous la direction du professeur Robert Howart. Des conclusions toutefois contestées par l’ingénieur canadien Donald O’Connor. Un désaccord qui démontre néanmoins que nous sommes encore loin d’un consensus sur cette question.</p>

<p>Un buffet entre amis</p>

<p>Alors à qui profitera tout ça ? Pour l’instant, les compagnies en sortent grandes gagnantes. Alors que la Colombie-britannique allait chercher 3,5 milliards de dollars dans l’octroi de permis d’exploration, le Québec engrangeait un maigre... 3,6 millions ! On peut donc légitimement se demander quelles seront les réelles retombées économiques lorsque s’amorcera la véritable exploitation.</p>

<p>D’autres qui risquent de profiter de l’aventure de schiste, ce sont les amis du régime. Des membres de la grande famille libérale se retrouvent d’ailleurs à tous les niveaux de cette industrie. Le week-end dernier, on apprenait ainsi que l’ancien chef de cabinet du premier ministre Jean Charest, Stéphane Bertrand, a participé à la création l’an dernier de l’APGQ. Celui-ci est actuellement directeur général du Congrès mondial de l’énergie qui se tient à Montréal du 12 au 16 septembre.</p>

<p>D’autres personnes qui nagent dans l’eau des gaz de schiste ? En voici un petit aperçu : Me André Ryan, président de la commission juridique du PLQ et avocat de Jean Charest à la commission Bastarache, a participé à la création de l’APGQ et a assisté à la première assemblée des membres le 10 juin dernier ; le nouveau directeur général de l’association, Stéphane Gosselin, était jusqu’à tout récemment directeur de cabinet du ministre du Développement économique Clément Gignac, fonction qu’il avait occupée par le passé à l’Environnement et aux Ressources naturelles ; Martin Daraiche, qui a travaillé aux bureaux de la ministre Normandeau et de Jean Charest entre 2006 et 2008, et Lisa Lavoie, directrice de cabinet adjointe à l’Environnement jusqu’à tout récemment, ont été embauchés par le cabinet de relations publiques National pour mener à bien la campagne de l’APGQ ; Daniel Bernier, chef de cabinet au gouvernement Charest jusqu’en 2005, représente quant à lui les intérêts de Talisman, entreprise albertaine très présente en sol québécois, auprès du gouvernement ; ce dernier est aussi vice-président de GVM, une firme de communication présidée par François Pilote, ami de longue date du premier ministre ; finalement, parmi la quarantaine de représentants de l’APGQ inscrits au registre des lobbyistes, on retrouve le président de Gastem, Raymond Savoie, ancien ministre libéral des Mines de 1986 à 1990 et du Revenu de 1990 à 1994.</p>

<p>Vers un nouveau Suroît ?</p>

<p>Voilà donc un dossier à suivre que celui des gaz de schiste. Plutôt mal parti il va sans dire, par contre. Il faudra notamment rester à l’affût des résultats des audiences du BAPE puisque même si les objectifs techniques du mandat sont définis en rapport avec les gaz de schiste, il y a de fortes chances que le cadre de développement élaboré par la commission puisse servir au développement de tous les types d’hydrocarbures au Québec. On sait d’ailleurs qu’il y a beaucoup de pression pour exploiter les réserves de pétrole du golfe du St-Laurent.</p>

<p>Heureusement, plusieurs groupes environnementaux et de citoyens entendent demeurer aux aguets et inviter la population à s’exprimer sur le développement énergétique du Québec. Loin de s’opposer à tout type d’exploitation énergétique, ces groupes proposent plutôt que soit établie une véritable politique de développement énergétique pour le Québec, ce qui semble faire cruellement au défaut au gouvernement Charest actuellement, les initiatives mises de l’avant semblant relever davantage de l’improvisation et de l’opportunisme que d’une politique cohérente.</p>

<p>Et pour ceux et celles qui croient que la bataille semble déjà perdue d’avance, rappelons que les perspectives étaient tout aussi sombres lorsque s’amorçait la bataille du Suroît en 2004. Comme quoi, lorsque la population se manifeste, la notion de souveraineté populaire a encore un sens.<br />
</p>]]>
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    <title>Sortir l’armée de l’école</title>
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    <published>2010-09-10T02:16:57Z</published>
    <updated>2010-09-10T02:18:10Z</updated>
    
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        <name>Bruno Marquis</name>
        
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        <![CDATA[<p>Je joins ma voix aux très nombreux Québécois qui veulent mettre un terme aux activités de recrutement de l'armée canadienne dans les écoles primaires. La campagne lancée par la Marine canadienne à l’occasion de son centenaire et qui s’adresse particulièrement aux élèves du primaire va beaucoup trop loin. Il est inadmissible de valoriser l’armée auprès d’enfants à la recherche de modèles, particulièrement lorsqu’il est démontré que l’armée cible principalement les enfants issus de milieux défavorisés en se présentant comme une solution pour sortir de la pauvreté. </p>

<p>Qui que nous soyons – commissaires scolaires, enseignants ou parents – nous devons absolument sortir l’armée canadienne de nos écoles!</p>]]>
        
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