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| La force inconnue du chômage | |
Ca serait trop beau pour être vrai. Peut-être qu'un revenu de citoyenneté décent serait la solution, mais juste cette prime incitative, dans le systeme qui est notre, ca ne se fera jamais.
Le "chomage", dans les faits n'a qu'un seul but, soit d'arreter de vous payer des primes. Plus vite vous retournerez sur le marché du travail, plus tôt il aura atteint son but.
Il se fout completement que vous soyez heureux, utiles, épanouis en société.
Ce n'est pas par contrainte qu'ils paient 52% du salaire, que ca prend 1 mois an=vant de recevoir le premier chèque. C'est la première vague d'incitations actives au non-chomage improductif.
"Tu as un bac en littérature? Ils cherchent des libraires chez Renaud Bray. Un diplome de cuisinier? Des cuisiniers, ils en embauchent à la pelle chez Pizza Hut et Belle Province. Next.
Des mères Thérèsa ? On en a pas besoin. Allez travailler et payez vous votre aller-simple pour l'Inde. Nous, on est là pour assurer l'emploi, la production. Point à la ligne."
Envoyé par clint le 02 février 2006 à 02:04 PMQuelques chose me dit que Guillaume n'est pas chômeur, ni militant pour les droits sociaux.
Quelque chose me dit plutôt qu'il individualise un phénomène social, qu'il fait porter le fardeau d'un système économique sur les plus démunis. Curieux cette tendance à tout individualiser. Un attentat kamikaze? On dresse le profil du suicidé plutôt que de comprendre le contexte qui permet l'éclosion de la violence. Après on se demande pourquoi le kamikaze était une personne bien sous tous les rapports, qu'il n'y avait rien qui prédisposait au suicide.
Ibidem pour les chomeurs. Ici, on essait de les intégrer dans un sysème de bénévolat social qui, comme l'indique si bien Martin Petit plus haut, est l'un des travaux les plus exigeant qui soit.
Par ailleurs, j'ai écouté récemment le documentaire sur Gilles Carles, L'indomptable imaginaire. J'aime bien l'Île Verte et ses habitants. Très sympa aussi la douce moitiée de Carles, Chloé Ste-Marie, qui reprend les poêtes engagés de chez nous. Jusqu'à ce qu'elle fustige, dans une entrevue à Anne-Marie Dussaut, les bénévoles qui n'accourent pas pour venir aider son amoureux. C'est pas drôle quand les bourgeois touchent le fond, doivent calculer combien de maisons ils doivent posséder, quelle qualité de vin ils peuvent ingurgiter, etc. Je répète, j'aime bien la Chloé et le Gilles. Et oui, j'appuis la cause qu'ils (qu'elle) défend concernant le manque d'aide qu'ont les "aidants-naturels". Mais qu'on ne viennent pas culpabiliser les bénévoles qui n'accourent pas au portillion, cela m'apparaîtrait indécent. Aidant naturels pour aidants naturels, j'aimerais bien avoir l'avis des bénévoles et des chomeurs lorsque du haut de notre statut social, on leur prête des intentions.
Envoyé par Stalker le 02 février 2006 à 07:09 PMJ'entends vos critiques, dont certains sont très éloquentes d'ailleurs.
Mais je suis déçu par la qualité de la lecture qu'on fait de ce texte.
Le point central est que le chômage est un salaire pour ne rien faire. Il serait simplment avantageux de tirer profit du salaire des chômeurs pour créer une activité bénéfique à la société.
Je trouve la prime au bénévolat est une bonne façon d'offir plus de services au gens tout en respectant les contraintes budgétaires du gouvernement. Je trouve ceci, plus réaliste que de prêcher une réforme totale du système économique.
Voilà tout.
Envoyé par Guillaume Lamy le 02 février 2006 à 07:24 PM"Le chômage est un salaire pour ne rien faire."
"Au lieu de gaspiller de l'argent pour payer des chômeurs à ne rien faire"
En êtes-vous certains? Pas dans mon livre à moi. Le chômage, c'est un salaire (souvent de misère) pour couvrir les frais pendant une perte d'emplois ou la recherche d'emplois.
Pour ce qui est de "tirer profit du salaire des chômeurs pour créer une activité bénéfique à la société", je vois mal l'intérêt. Certes, dans une société capitaliste, il faut capitaliser sur tout. Tant qu'à y être, pourquoi ne pas tirer profit de la pollution... Euh, c'est vrai, d'autres y ont pensé avant moi. Néanmoins, je trouve que cette idéologie productiviste qui cherche toujours à tirer profit de... est contreproductive, épuise les ressources, matérielle et humaine, créent de la pollution et des dépressions. Finalement, il faut se poser la question : à qui profite le profit?
Vous dites que la société pourrait tirer profit des chômeurs. Ais-je bien entendu? Si vous chercher du profit, reliser le commentaire de Martin et vous allez voir, il y en a plein, des ressources, mais pas dans les poches de ceux que vous visez dans votre proposition.
Certes, les chômeurs sont plus vulnérables que les propriétaires d'entreprises qui licencient à tour de bras. De meilleurs victimes, les chômeurs. Mais est-ce juste ?
Encore une fois, je me renseignerais au près d'organismes sociaux qui travaillent au près des chômeurs pour avoir leur avis. Cotoyant les chômeurs, ils sont mieux placés que tout autre pour nous parler des besoins des chômeurs.
Si vous voulez vraiment en savoir plus, consultez le site d'Action chômage Montréal ou de celui de votre région.
http://www.macmtl.qc.ca/Accueil.htm
En réponse au message précédent.
Définitivement, je suis mal lu.
il y a des besoins non comblés et des personnes qui ne travaillent pas.
Incitons volontaire des gens à travailler pour combler ces besoins.
Je sais que les chomeurs se cherchent du travail, mais reste qu'il y a toujours un million de chomeur en moyenne à longueur d'année. Le marché du travail n'est pas adéquat pour offrir du travail a tout le monde.
PS
Pouvez-vous, svp, lire avec plus d'attention, et chercher à comprendre l'idée plutôt qu'à vouloir la démolire d'emblée. Ça éviterait de débattre inutilement. J'ai l'impression de me répéter, à l'oral ça va, mais à l'écrit la répétition est assez impertinente. Jusqu'ici l'ensemble de vos questions et protestations trouvent réponse dans le message initial.
Merci,
Bien à vous.
Je vous trouve un peu culotté de critiquer ma "qualité de lecture". Vous mêmes ne semblez lire aucun commentaire à votre proposition.
Moi aussi, vous aurez remarqué, je me suis répété. Mais je vais le faire une dernière fois et sans m'en plaindre: pourquoi ne pas consacrer vos énergies à réduire le chômage s'il s'agit d'un problème structurel? Pourquoi ne pas mettre en oeuvre un plan visant à récupérer la caisse de l'assurance chômage volé par l'État fédéral ? Si vous voulez tirer profit des salaires accordés à ceux qui ne font rien, pourquoi ne pas aller puiser dans les poches de ceux qui en ont, du bacon, et qui font travailler les autres en achetant leur force de travail et en faisant fructifier leurs avoirs en appauvrissant les autres, en délocalisant leurs propriétés, en spoliant l'eau, l'air, les sols, etc., plutôt que de tirer profit de ceux qui peinent et qui, ma foi je les trouve courageux, travaillent à se chercher de l'emploi? Finalement, parce que vous insistez, pourquoi institutionaliser ainsi le bénévolat alors qu'on pourrait plutôt créer de l'emploi dans les secteurs que vous privilégiez, i.e. dans le communautaire ? Ça devient gazant le réalisme social, M. Lamy. L'exploitation des chômeurs, non merci !
À vous maintenant, de revenir sur les commentaires de Martin, de Clint et de moi même concernant votre proposition de la prime au bénévolat. Ce n'est pas une question de démolition mais d'argumentation. Il n'est pas trop tard. Je ne souhaite qu'une évolution de la discussion.
Envoyé par Stalker le 02 février 2006 à 08:43 PMCher Guillaume,
Nous avons très bien compris votre proposition sauf que nous l'analysons avec perspective politique, avec les valeurs qui nous ont poussé à penser ainsi. Là-dessus, un fossé nous sépare, voilà tout.
Débattons, débattons de midi à quatorze heures mais nous seront toujours habités par des perspectives politiques. Elles sont parfois naïves, réformistes ou radicales mais elles sont là. À certains égards, je suis naïfs et sur d'autres sujets radical. C'est ce que j'ai exposé dès le départ. Je suis anti-capitaliste et le chômage est une variable essentielle au "bon" fonctionnement de ce système pourri. Ce n'est pas un salaire, c'est une pitence qu'on te garroche comme des miettes sèches d'une table de maîtres bien garnie à laquelle tu n'as pas droit. C'est un incitatif à accespter n'importe quelle job de misère plutôt que rien.
J'ai été au chômage plus d'une fois et j'en ai profité le temps que ça a duré. J'en ai profité pour faire ce que j'aime, faire des trucs donnant du sens à la vie, des trucs stimulants intellectuellement au lieu de faire n'importe quelle autre connerie qu'un "parcours à l'emploi" m'aurait forcé de faire. Et j'en suis bien content. Et je recommence n'importe quand.
À moins qu'il ne soit vraiment stimulant, significatif et qu'il donne du sens à la vie, le travail dans notre société tend à tuer la vie. Le chômage pour sa part, tue la travailleuse, le travailleur en imposant à cette personne la responsabilité de son état de non-travail. Le système culpabilise ces gens. C'est d'une violence inouïe envers nos semblables que de les rendre responsables de ce que le système produit de manière tout à fait consciente. Alors quoi? Je vais pousser des gens à se rendre "utiles" en intégrant n'importe quelle sale job à un salaire de crève-faim? Désolé Guillaume, je ne peux endosser ceci.
Stalker ,
Je vais reprendre vos principaux arguments, que vous n'avez pas "répétés", puisqu'ils ne se retrouvent nul part sans vos messages précédents...
Stalker : "pourquoi ne pas consacrer vos énergies à réduire le chômage s'il s'agit d'un problème structurel"
C'est déjà le cas, et s'il y avait une solution simple au chômage, la problématique serait réglée depuis longtemps.
Stalker : "pourquoi institutionaliser ainsi le bénévolat alors qu'on pourrait plutôt créer de l'emploi dans les secteurs que vous privilégiez, i.e. dans le communautaire ?"
Comme mentionné dans le message initiale, le budget du gouvernement est limité. Créer de nouveaux emplois de fonctionnaire, couterait plus cher qu'une simple prime au bénévolat.
Martin, j'entend votre critique quand vous dites : "ta proposition ne fait que donner en sous-traitance mal payée du travail qui devrait être rémunérer adéquatement"
Ce n'est pas ce que je souhaite, mais il est vrai que ca pourrait être cas si on applique l'idée n'importe comment. Je crois simplement qu'il est possible d'encourager les chômeurs à entreprendre volontairement des activités qui sont bénéfiques à la société lorsqu'ils passent une période sans avoir d'emploi.
J'ai fait un effort pour ne pas élargir le champ du débat, je voulais apporter une solution pratique à un problème réel, non pas faire un débat sur les substitutions au capitalisme.
Envoyé par Guillaume Lamy le 02 février 2006 à 11:58 PMGuillaume, on vit dans ce système.
Peut-on en faire abstraction?
Je suis aussi utopiste mais c'est un de mes côtés naïfs que je tente de laisser tomber quand je pense à ce qu'il faudrait pour changer les choses.
Envoyé par Martin Petit le 03 février 2006 à 12:48 AMPour moi le chômage c'est comme la csst: pour me refaire une santé.
Mais le combat se fait a l'internationale, ceux qui ont le pouvoir sont sans frontières.
Si on continue a proner la gestion de ce qui devrait être patrimoine mondiale ou gèrer par les meilleures de la planète, a l'intérieur de notre territoire: on risques de perpétuer cette compétition entre les peuples, entre les langues...et gaspiller tout les combats que des gens ont fait pour avoir le droit d'être responsable de ce qui leurs permettaient de vivre satisfait.
Le chomage permet a l'économie d'éliminer tmeporairement ceux qui sont trop démotivés pour permettre au développement d'exister.
La le problème c'est que l'on nous écoeures pour privatiser l'information nécessaire a la survie, ce qui élimines durablement ceux qui sont au chomage parce qu'ils n'ont pas les moyens de se payer cette information. Ce qui élimines l'effet positif du chomage, parce qu'il n'y a plus de remplaçant pour ceux qui quittent le système momentanément. A moins du revenu guarantis..
On risques de perdre beaucoup d'efficacité et donc de possibilité de sortir d'un envirronnement précaire et insatiable.
Je ne sais pas dans quelle perspective peut s'intégrer mon opinion dans cette volonté de réforme du chomage.
J'espères y lire vos perspectives..au plaisirs!
Envoyé par samuel le 03 février 2006 à 12:04 PMGuillaume! tu n'es pas MAL lu, tu es lu et commenté, c'est déjà beaucoup. D'abord, les chômeurs ne font pas RIEN. Bon, sous l'angle des besoins sociaux non-comblés, c'est ça le problème, ce ne sont les supposés improductifs chômeurs. Les besoins non-comblés sont immense c'est mais c'est la responsabilité de tous; spécialement ceux qui ont le pouvoir. Je dis aussi que la plupart des besoins comblés moyennant de l'argent sont biaisés. Bien sûr, moi qui vie au BS pourrait et souhaite être utile mais pas utilisé. Les solutions réalistes sont intéressantes mais les défis sont si grop qu'il faut penser utopie si on veut faire ne serai-ce que de petit progrès. L'homme avance si lentement en sagesse! Comblés, satisfaire l'océan de besoins; voilà le défi mais ne le faisons pas porter trop sur ceux qui sont en bas ...
Envoyé par gensbarque le 04 février 2006 à 06:19 PMHum, un nouveau ? Allons-y mollo quand même ! Quelque un tire sur le messager plutôt que sur le message. J'ai plus sentis une naïveté dans les propos de Guillaume que tout autre aspect politique.
On peut lui reprocher d'avoir une vision individualiste, mais que ce soit gauche, droite progressiste ou pas, nous nageons dans l'ère du nombrilisme.
Guillaume nous parle d'un individu qui pourrait offrir ses aptitudes, ses compétences au secteur communautaire pour le bien de notre société. Quand on répond à Guillaume que ce serait institutionaliser le communautaire pour des salaires de misère, mais n'est-ce pas la même chose quand on demande au gouvernement de voir au salaire minimum plus décent, de voir à un système de santé plus efficace, de voir à ce que notre vie individuelle soit «meilleure». C'est «JE» qui a des besoins, qui se rend à l'hôpital, pas le «NOUS». Ça sous-entend que chacun est à la recherche du «meilleur» pour lui-même, le nombril au-dessus, le bien de la société devient alors bien secondaire et un «prétexte» pour justifier la recherche individuelle du «bonheur».
Quand on travaille au salaire minimum on revendique un plus haut salaire minimum en groupe, mais l'idée de fond est le mieux être personnel, on se fout un peu de la travailleuse en garderie, elle a plus. Quand on est gardienne d'enfant dans une CPE on revendique un meilleur salaire et conditions pour l'ensemble en décrivant le travail comme un lourd fardeau, mais le fond c'est que chacun calcule son bien à lui, le/la travailleuse en CPE se fout un peut des profs. Les profs revendique aussi et ainsi de suite.
Tous devenir ce que nous rêvons d'être est utopique. On peut rêver d'être un grand écrivain, mais quand les gens n'aime pas nos écrits il faut envisager autre chose pour vivre. L'utopie c'est l'utopie : « pays imaginaire où un gouvernement idéal règne sur un peuple heureux.» (Petit Robert).
Guillaume, ton idée, sur le fond est bien vertueuse et on ne peut rien contre la vertue. Un individu dans un mauvais moment qui ferait un échange de bon procédé avec la société et où les deux parties trouveraient leur avantage.
Dans la réalité, ce que je crois qui ressort des commentaires c'est qu'il y a crainte que le tout soit récupéré par le gouvernement ou de «riches» pour obtenir de la main d'oeuvre bon marché. Il serait difficiel de placer un contrôle pour voir à ce que l'individu et la société y tire leur avantage sans profiter indûment de l'autre. La société a besoin de l'apport du travail de l'individu, mais celui-ci a besoin aussi de s'épanouir. On craint que certains transforment le travail déjà rémunéré en travail communautaire. Il pourrrait y avoir un désengagement de certains secteurs au «profit» du communautaire. Un exemple, pourquoi payer XXX milliers d'infirmières syndiquées, avec de bonnes conditions d'emploi, si je peux transférer leurs taches dans un groupe de santé communautaire et y aller de subventions pour arrondir leur salaire devenu minimum ?
L'exemple est gros mais le danger est réel. On en voit des exemples chaque semaines avec la privatisation et la mondialisation.
Ce n'est pas un sujet facile. Attendez avant de lancer les tomates je prends mon armure, ok go. :)
Alain Thomas
Envoyé par Alain Thomas le 05 février 2006 à 02:09 PMTu as raison Alain: il doit y avoir une culture "Tribu du verbe" qui l'a surprise.
Guillaume n'a toujours pas répondu aux arguments de Clint, Martin et ne m'a toujours pas convaincu de la nécessité de "profiter des chômeurs payés à rien faire".
De mon côté, je tiens à préciser que j'aimerais bien mieux l'idéal de l'ami Guillaume que ma réalité de chômeur occasionnel, de nos jours.
Je me trompe p-e, mais dans la suggestion de G.L., la récupération du chômeur semble être mise au profit de nobles causes. La participation est 1-Volontaire et 2-Payante.
Comme je disais, sincerement, ca serait trop beau pour être vrai. Trop loin de la réalité présente.
Parce que cette récupération du chômeur est déjà effective dans le systeme actuel.
Il y a 10 ans, j'allais faire ma demande et un mois plus tard je recevais le premier des chèques auxquels j'avais droit. Non, non, non, oui, non, signature, encaissement du chèque, telle était ma relation bi-mensuelle avec l'assurance chomage. C'était très simple, peu productif, pour la société. Pas pour moi.
Maintenant, ma demande fait du chemin. Premièrement, je la dépose au bureau d'Assurance-Emploi(Fed). Qui doit la refiler à Emploi-Québec(Prov), puisque c'est cette dernière qui me convoque à une séance d'infos obligatoire(très rapidement, dans les 2 semaines postérieures à la demande. En fait, avant même de savoir si elle est acceptée ou rejettée) sur le monde du travail. Offerte, elle, par un organisme indépendant(sous-traitant).
Cette session d'infos est très impersonnelle. Elle pourrait être prodiguée à 50 personnes en même temps, mais c'est par groupe de 15-20 qu'on la présente. On prend bien soin de nous informer qu'il serait prudent de tenir un registre de nos démarches de recherches d'emploi puisque "le chômage" pourrait demander des preuves n'importe quand.
4 semaines plus tard, par téléphone, le sous-traitant fait un suivi de votre recherche d'emploi.
Après 16 semaines(chiffre bientôt revu à la baisse), c'est l'Assurance-Emploi elle-même qui fait le suivi. Soit ils te coupent carrément, soit ils vont t'en trouver un emploi ...
Vous voyez, au fil des ans il s'est créé une belle petite industrie autour du "chomage".
Involontairement et pour pas un sous de plus, plutôt que d'aller servir la soupe populaire aux plus mal pris que moi, je dois maintenant activement justifier le salaire de cette jeune fille de 20 ans, fraichement diplomée en sciences sociales, qui n'a jamais travaillé et qui tentera de m'expliquer comment comprendre le marché de l'emploi et y trouver ma place. Ceux des trois Germaine qui traiteront en premier lieu ma demande dans les trois officines concernés, plus ceux des trois "agents" de dossiers correspondants qui en hériteront par la suite, les enquêteurs ...
Tout ce beau monde doit être logé. En location, bien souvent. Ca prend 3 fois des lieux physiques, des ordis, des téléphones, des bureaux, des secretaires(s'cusez, des adjointes administratives), des réceptionnistes, des concierges, des informaticiens...
Improductif ? Pas si sûr de ca.
Envoyé par clint le 06 février 2006 à 01:39 AMPermettez-moi une lecture plutôt marxiste de cette question.
Dire qu'un chômeur est "payé à ne rien faire" témoigne à mon avis d'une perception erronnée du principe ici en action.
Les sommes d'argent versées à un chômeur proviennent d'un fonds constitué de portions du salaire versé au dit travailleur lorsqu'il n'est pas sans emploi. Avant que les politiciens ne se mettent à jouer à cache-cache avec les mots et les idées, cela s'appelait tout simplement de l'assurance-chômage, c'est-à-dire exactement ce que c'est: des primes d'assurance (une indemnisation) pour couvrir la perte de revenus durant une période de non-emploi. C'est de l'argent que le travailleur a déjà versé, et qui lui revient. On peut même oser l'analogie (avec les adaptations requises) avec les régimes de retraite, REER et autres investissements et fonds de même nature.
On parle d'assurance ici. Alors: je me fais voler ma voiture et mon assureur me dédommage, dois-je me sentir obligé (moralement ou autrement) de "donner" quelque chose d'utile en retour?
Je suis à la retraite, j'ai du temps libre, je fais du bénévolat: j'aurais droit à des "prestations" pour arrondir mes fins de mois??
De deux choses l'une: ce que je fais est un travail, et mérite par conséquent salaire. Ou alors, je rends service et c'est gratuit.
Envoyé par Capitaine Bongo le 11 février 2006 à 11:54 PM
Vous faites tous exprès où quoi? je n'arrive pas à croire que tant de gens buttent à cette foutue prhase.
"Un salaire pour ne rien faire" (...de productif!)
La majorité des commentaires ne concernent que de légères équivoques de certains mots et de certaines phrases.
Il faut saisir le problème :
- D'un côté il y a des gens qui souffrent du manque de service,
- De l'autre côté, il y a des gens qui ne peuvent pas travailler faute d'emploi.
La prime au bénévolat encourrage l'acitivité social à des fins bénéfiques à la société. Ce qui permet d'augmenter le revenu des chomeurs pendant qu'ils sont sur le chômage tout en aidant les gens qui ont besoin de services.
Il s'agit d'une solution bien plus réaliste que le communisme, ou le changement radical du modèle économique en place pour le remplacer par un autre qui aura de nombreux défauts lui aussi.
Le chômage est du gaspillage de force productive. L'idée initiale tente de limiter ce gaspillage.
Envoyé par Guillaume Lamy le 12 février 2006 à 02:28 AMGuillaume diantre, me semble que c'est clair: on s'entend pas c'est tout. Faut pas en faire un drame pis te victimiser en incompris de la sorte.
On t'a bien lu mais on trouve ça soit irréaliste, soit irrespectueux ou soit illogique.
Peut pas toujours être d'accord avec tout mon cher.
Une bonne tisane, un bon livre de science-fiction dans ton fauteil le plus confortable pis tout va bien aller. ;-)
Envoyé par Martin Petit le 12 février 2006 à 12:15 PMGuillaume Lamy : "Le chômage est du gaspillage de force productive."
"(...de productif!)"
Encore une fois, ma position est la suivante: et si le problème était plutôt le "productivisme"?
Je suis d'accord encore une fois avec Martin: on ne s'entend pas, c'est tout.
Ta position, très "troisième voie", à la Antony Giddens/ Tony Blair (ou à la Touraine/ Jospin) pour qui il faut adapter (pragmatiser) le discours
de la gauche et accepter le fait qu'après tout, le capitalisme est incontournable et qu'il faut que cesse le discours radical car improductif.
En délégitimant de la sorte le sujet historique qui s'oppose au capitalisme et en reportant comme tu le fais sur les épaules de l'individu (ici le chômeur) le choix d'être ou non productif" contribue à légitimer la pensée unique, la domination totalitaire du capitalisme.
Est-ce qu'individuellement nous avons le choix de répondre comme bon nous semble à la question suivante: "Is economic progress killing the planet ?"
Envoyé par Stalker le 12 février 2006 à 01:16 PM
Le chômage étant essentiel au système capitaliste pour maintenir les salaires le plus bas possible, ta proposition ne fait que donner en sous-traitance mal payée du travail qui devrait être rémunérer adéquatement, c'est-à-dire un salaire permettant de payer l'essentiel et beaucoup plus.
Envoyé par Martin Petit le 02 février 2006 à 12:22 PMLe communautaire au sein duquel je travaille fait déjà ce que tu proposes et de puis fort longtemps avec les subventions salariales et autres programmes d'exploitation pour les pauvres ou pour celles et ceux qui se sont orienté vers des études peu lucratives. Payés au salaire minimum plus 10¢ l'heure, ces gens deviennent des sous-traitant du système de santé ou d'éducation chichement payés alors qu'ils travaillent avec les gens les plus éprouvés de notre société, les gens dont le système officiel et la majorité des gens ne veulent surtout pas entendre parler et encore moins s'occuper.
h oui, j'oubliais, pour se donner bonne conscience, on va ben organiser une grosse guignolée récupérée par les médias pour leur prouver qu'on les aime mais pour le reste de l'année, les pauvres, on s'en câlisse.
Pis si on exploitait les boss des grandes entreprises à la place, ceux-là même qui chrisent du monde à la porte par milliers en ce moment même?