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"Les résultats des tests sur les animaux ne sont pas transmissibles à l'homme et ne peuvent donc pas garantir l'innocuité du produitÖ En réalité, ces essais n'assurent pas la protection des consommateurs contre des produits peu sûr, mais plutôt sont utilisés pour protéger des sociétés contre la responsabilité légale." Le Dr. Herbert Gundersheimer, éminent spécialiste de la question de l'expérimentation animale
Je voudrais vous faire part d'un sujet qui est aujourd'hui, à mon avis, très important à connaître et auquel il faut se sensibiliser. Je crois qu'il serait très bon que les gens participent activement à partager ce sujet avec leurs proches. Au cours des derniers siècles, la médecine a connu un bond monstrueux, aussi bien positif que négatif. L'expérimentation animale est devenue au cours du 20ième siècle, une terrifiante innovation dans le monde médical. Près de 800 millions d'animaux meurent chaque année pour justifier les fabuleux nouveaux produits qui sortent sur le marché à chaque jour. Nous devons prendre conscience de ce phénomène avant qu'il ne soit trop tard. Je crois que toute bonne personne avec un semblant de cúur devrait se pencher un peu plus sur cette question.
On peut retracer les origines de la médecine au temps des Grecs, plus précisément à Pythagore et à sa théorie de l'universalité des quatre éléments que l'on retrouve dans le corps humain : l'eau, le feu, la terre et l'air. D'autres philosophes empruntent la même voie comme Thalès de Milet, Alcméon, Héraclite d'Éphèse, Zenon d'Élée, Démocrite, etcÖ De la grandeur de Rome jusqu'au pied des rois de France, la médecine s'est amplement développée. Mais dans quel sens la médecine a-t-elle évoluée? Nous pouvons nous poser des questions. Analysons le chemin que la médecine a pris jusqu'à nous, et comment les animaux ont pu subir notre entêtement à tout découvrir.
Parce que la plupart des remèdes qu'on possède aujourd'hui sont les résultats d'expérience sur les animaux, ces pauvres petites bêtes innocentes exploitées par la sauvagerie humaine. De plus, l'expérimentation animale est directement responsable de la plupart des maladies qui affligent l'homme aujourd'hui, tel que le cancer, les maladies du cúur, le diabète, l'arthrite, la dystrophie musculaire, toutes sortes de maladies mentales, le SIDA et j'en passe énormément. La raison de toutes ces maladies destructives est la recherche médicale qui est presque entièrement basée sur l'expérimentation animale.
Chaque espèce qui existe en ce bas monde possède leurs propres réactions, ce qui signifie qu'on ne peut attribuer la réaction d'une espèce à une autre. De plus, on sait tous qu'une même espèce peut avoir des réactions différentes à quelque chose. On ne pourrait attribuer une réaction animale à une réaction humaine car chaque espèce a évoluée dans une situation écologique particulière d'où elles ont adapté leurs fonctions vitales qui caractérisent leur physiologie. Voici quelques exemples assez flagrants de cette situation : le macaque, singe d'Asie, ne peut attraper notre SIDA ou notre hépatite; le rat métabolise l'amphétamine dans son foie en hydroxyamphétamine alors que chez l'homme il est transformé en acide benzoïque et hippurique et en phénylacétone; la pénicilline tue les cochons d'Inde tandis qu'ils peuvent ingérer de la strychnine, un poison pour les humains ñ mais pas pour les singes; le chloroforme est très toxique pour les chiens; une dose d'opium qui tuerait un humain serait sans danger pour chiens et poulets; le lapin peut absorber de l'amanite phalloïde dont une seule petite dose peut faire périr une famille entière; la morphine qui calme et anesthésie l'homme, provoque une surexcitation furieuse chez les chats et les chiens, qui peuvent supporter une dose jusqu'à vingt fois supérieure à celle endurée par l'homme; la tuberculine développé par le Dr.Robert Koch, considérée comme un vaccin contre la tuberculose, car elle éradique la bacille de Koch chez les coyotes, peut au contraire provoquer la tuberculose chez l'homme. Un livre entier pourrait être rempli de ces exemples.
Tous ces exemples prouvent amplement qu'on ne peut se servir des tests sur les animaux comme méthode de recherche scientifique. Les animaux sont tellement angoissés et privés de leur niveau de vie naturelle que leur état mental et leurs réactions organiques altèrent tous les résultats de ces tests. L'animal de laboratoire n'a que peu de chose en commun avec un animal normal et encore moins avec l'homme. C'est une des raisons majeures pour laquelle aucune maladie n'a été traitée au 20ème siècle, à part les maladies infectieuses qui ont disparu grâce a l'augmentation du niveau de vie des gens (nutrition, hygiène publique).
De plus, il est impossible de recréer une maladie humaine spontanée dans un animal sain, car cette maladie devient artificielle et est différente d'une maladie naturelle. Il y a une énorme différence entre les moyens, artificiels et violents, pris pour introduire une maladie dans un animal et les voies spontanées par lesquelles les humains développent la maladie. Bien sûr, les scientifiques peuvent recréer les symptômes d'une maladie mais jamais la maladie elle-même. Il y a une exception par rapport aux maladies infectieuses mais les humains ne contractent pas les maladies infectieuses des animaux et eux de même.
À toutes les semaines, on retire en moyenne 4 médicaments des marchés pharmaceutiques car ils sont considéré dangereux pour l'homme. Le Ministre de la Santé a confessé qu'il y a 1,3 millions de français qui se retrouvent à l'hôpital tous les ans, et 20 000 y meurent, à cause des effets secondaires de médicaments, pourtant longuement testés sur l'animal.
Quelle sont les alternatives à la vivisection ?
Il existe des méthodes scientifiques qui sont une alternative à la l'expérimentation animale. Depuis une dizaine d'année, les scientifiques qui connaissaient l'inefficacité de la vivisection ont commencé a développer des méthodes de substitution, comme les cultures de cellules ou tissus (méthodes in-vitro) et les modèles mathématiques et informatiques qui simulent les réactions des organismes vivants. Mais ces méthodes ne peuvent être appliquées que si on change les lois et règlements qui stipulent que les médicaments doivent êtres testés sur les animaux avant d'être mis sur le marché. Cela s'annonce une tâche assez difficile.
C'est pourquoi l'Union Européenne a créé en 1991 un centre de recherche exclusivement consacré au développement, à la validation et à la diffusion des méthodes alternatives à la vivisection. Ce centre nommé ECVAM (European Center for the Validation of Alternative Methods) est dirigé par un scientifique anglais, le professeur Michael Balls, bien connu dans ce domaine. L'ECVAM est situé dans l'enceinte du complexe du Joint Research Center, centre de recherche scientifique de l'Union Européenne. Cela est encouragent car les méthodes de la substitution à l'expérimentation sont considérées comme un domaine de recherche à part entière.
Avec tous ces faits que je vous ai énoncé, j'espère que ceux qui appuyaient la vivisection sauront dans quelle voie s'engager maintenant. Si vous avez un tant soit peu de morale dans votre cúur, vous saurez quelle voie est la meilleure pour l'avenir de l'humanité. Nous devons impérativement soutenir des organismes comme ECVAM, qui ont besoin de notre appui. Je suis particulièrement malheureux de voir que les grandes compagnies pharmaceutiques sont prête à marcher sur des milliers de corps humains et des millions de corps animaux afin d'engendrer des profits de grande envergure.
Mais telle est la triste voie du capitalismeÖ la destruction de l'humanité.
Publié par Stéphane Périgny le 12 mars 2003 à 04:02 PM
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