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Tous ceux qui prêtent l'oreille aux idées libertariennes d'un Maxime Bernier ou du Réseau Liberté-Québec n'en comprennent pas encore bien les conséquences.
Les dérèglementations voulues par les libertariens pour réduire l'État à son strict minimum auraient des conséquences funestes. Elles briseraient toutes les protections des citoyens et permettraient aux entreprises, plus riches encore, de contrôler plus parfaitement nos démocraties.
La nécessité dans laquelle se retrouverait une personne pauvre ou vulnérable de négocier « librement » sa force de travail avec une personne ou un groupe de personnes riches et puissantes ne nous mènerait qu'à une seule forme de liberté - celle, pour le plus puissant, de jouir sans retenu de la misère de l'autre. Imaginez-vous un instant dans une société sans salaire minimum, sans système de santé pour tous, sans aides aux plus pauvres, dans un système démocratique gangrené par le financement privé des carrières et des partis politiques! Bravo! Et tout cela pour avoir fini par croire, à la longue, aux élucubrations d'affairistes de la politique, du show-business et des radios-poubelles?
Les libertariens sont des idéalistes à la noix qui doivent réapprendre le b-a-ba de la liberté. Comme l'ont compris les libertaires, l'équation est pourtant simple : la liberté est un corolaire de l'égalité. Ou s'il faut l'exprimer plus clairement encore : la liberté ne se conçoit que dans un monde égalitaire.
Certains libertariens n'ont pas encore compris? J'irai donc plus loin : quand on a faim, qu'on travaille douze heures par jour pour survivre, qu'il n'y a personne pour nous soigner quand on est malade ou blessé, que l'on nous menace ou que l'on nous blesse impunément, eh bien - devinez quoi? - on n'est pas une personne libre!
Cet texte a d'abord été publié dans tolerance.ca.
Publié par Bruno Marquis le 04 juin 2011 à 02:59 PM
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