Le dernier rapport mondial de l’Organisation internationale du travail (OIT), publié le 11 août 2026, dresse un constat préoccupant : le chômage des jeunes progresse à nouveau dans le monde, et l’intelligence artificielle s’attaque en priorité aux emplois d’entrée, ceux par lesquels les jeunes actifs font traditionnellement leurs premiers pas sur le marché du travail.
Un chômage des jeunes en hausse dans le monde
Selon l’étude « Tendances mondiales de l'emploi des jeunes 2026 », le taux de chômage mondial des 15-24 ans a atteint 12,4 % en 2025, soit environ 67 millions de jeunes sans emploi. Plus inquiétant encore, l’OIT recense 257 millions de jeunes dans le monde en situation de NEET, c’est-à-dire ni en emploi, ni en études, ni en formation. Le ralentissement de la croissance économique, la faiblesse des créations d'emplois et les tensions géopolitiques sont pointés comme des facteurs aggravants, aux côtés des mutations technologiques en cours.
Les postes d’entrée dans le viseur de l’intelligence artificielle
C’est la nouveauté de ce rapport : l’OIT chiffre pour la première fois l’exposition directe des jeunes actifs à l’automatisation par l’IA. Selon l’organisation, 6,1 % des emplois occupés par les 15-29 ans relèvent de professions à risque élevé de transformation par l’intelligence artificielle. Le scénario retenu est prudent : si seulement 10 % de ces postes menacés venaient à disparaître, ce sont déjà 5,6 millions de jeunes qui devraient changer de métier ou basculer dans le chômage.
Les métiers les plus exposés partagent un point commun : une qualification intermédiaire, avec des tâches répétitives ou facilement modélisables.
- Employés administratifs et de saisie
- Personnel des services et de la vente
- Métiers qualifiés de l’industrie et de l’artisanat
- Conducteurs d’installations et ouvriers de l’assemblage
- Certains métiers agricoles peu mécanisés
Et en France, où en est l'emploi des jeunes ?
La France ne fait pas exception à la tendance mondiale. Au deuxième trimestre 2026, le taux de chômage des 15-24 ans atteint 21,6 % dans l’Hexagone, très au-dessus des 8,3 % mesurés pour l’ensemble de la population active, selon les données de l’Insee. Sur l’ensemble de l’année 2025, ce taux s’élevait en moyenne à 19,8 %, ce qui confirme une dégradation progressive. La France se situe ainsi nettement au-dessus de la moyenne mondiale évaluée par l’OIT, un écart qui s’explique en partie par la difficulté persistante des jeunes diplômés à décrocher un premier emploi stable.
Quelles pistes pour sécuriser l’entrée dans la vie active ?
Face à ce double mouvement — ralentissement des embauches et automatisation des tâches d’entrée de gamme — les acteurs de l’emploi et de la formation misent de plus en plus sur des logiques de compétences plutôt que de diplômes. Le skills-first hiring, qui consiste à recruter sur la base de compétences vérifiées plutôt que sur un intitulé de diplôme, gagne du terrain dans les entreprises françaises. La formation continue et l’alternance restent également des leviers déterminants pour permettre aux jeunes actifs de sécuriser une insertion durable, notamment dans les secteurs numériques où la demande de compétences reste forte malgré l’automatisation de certaines tâches.
Pour les entreprises comme pour les pouvoirs publics, l’enjeu est désormais d’anticiper ces transformations plutôt que de les subir, en investissant dans la requalification des postes les plus exposés avant que la bascule ne se traduise par des suppressions sèches.
Questions fréquentes
Combien de jeunes sont au chômage dans le monde en 2026 ?
Selon l’OIT, environ 67 millions de jeunes de 15 à 24 ans sont sans emploi dans le monde, avec un taux de chômage mondial de cette classe d’âge estimé à 12,4 % en 2025.
Quels métiers sont les plus menacés par l’intelligence artificielle chez les jeunes actifs ?
Les emplois administratifs, les postes de service et de vente, ainsi que certains métiers qualifiés de l’industrie et de l’assemblage sont identifiés par l’OIT comme les plus exposés à l’automatisation par l’IA.
Le taux de chômage des jeunes est-il plus élevé en France que dans le reste du monde ?
Oui : il atteint 21,6 % en France au deuxième trimestre 2026, contre une moyenne mondiale de 12,4 % selon l’OIT, un écart qui reflète les difficultés d’insertion professionnelle des jeunes diplômés français.
Sources
- ONU Info — Le chômage des jeunes repart à la hausse
- CNews — 67 millions de sans-emploi : le chômage des jeunes dans le monde est en augmentation
- Insee — Taux de chômage par trimestre en France
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Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale