Onze romans chez onze éditeurs : le dernier pari littéraire d’Antoine Volodine

Pendant que la rentrée littéraire aligne les nouveautés par centaines, un geste isolé attire particulièrement l’attention des libraires et des critiques : l’écrivain Antoine Volodine publie, à partir du 24 août, onze romans chez onze éditeurs différents. Un dispositif éditorial hors norme, pensé par l’auteur lui-même comme le geste qui referme une carrière entamée il y a plus de quarante ans.

Un dispositif éditorial jamais vu à cette échelle

Les onze textes paraissent simultanément chez des maisons aussi différentes que Robert Laffont, Seuil, Actes Sud ou Minuit, mais aussi chez des éditeurs plus confidentiels comme La Volte ou Verdier. Chaque livre a été pensé pour épouser la ligne éditoriale de la maison qui l’accueille, avec des formes volontairement variées : récits courts, contes, dialogues. Les onze volumes peuvent se lire indépendamment les uns des autres, dans l’ordre que choisit le lecteur, sans hiérarchie imposée entre les textes.

Fait notable, l’ensemble est signé d’un même nom d'emprunt, Infernus Iohannes : un pseudonyme de plus dans la longue liste de signatures que l’auteur utilise depuis ses débuts, plutôt qu’une signature inédite isolée sur un seul titre.

Le post-exotisme, un univers construit depuis les années 1980

Ce projet s’inscrit dans la continuité du post-exotisme, l’édifice littéraire que l’auteur bâtit patiemment depuis les années 1980 : plusieurs dizaines de volumes signés par une communauté fictive d’écrivains, parmi lesquels les hétéronymes Lutz Bassmann, Manuela Draeger et Elli Kronauer occupent une place centrale, chacun publié chez des maisons distinctes au fil des années. Le romancier avait déjà été distingué par le prix Médicis en 2014 pour Terminus radieux, confirmation critique d’une œuvre bâtie loin des sentiers balisés du roman classique.

Un geste présenté comme le dernier de la carrière

Selon les informations relayées par plusieurs médias, l’auteur présente cette parution collective comme un geste de clôture, évoquant l’âge et la maladie plutôt qu’une simple opération de communication autour de la rentrée littéraire. Le dernier des onze titres porterait le numéro 49 dans la bibliographie de l’auteur sous ses différents noms, un chiffre qui donne la mesure d’une œuvre bâtie sur la durée plutôt que sur l’accumulation rapide de titres.

  • Onze romans publiés simultanément à partir du 24 août.
  • Onze maisons d’édition différentes, des plus prestigieuses aux plus confidentielles.
  • Une même signature d'emprunt, dans la tradition des hétéronymes de l’auteur.
  • Un geste présenté comme la clôture d’une œuvre engagée depuis plus de quarante ans.

Pour les amateurs de sorties et loisirs de cette rentrée, l’opération casse les repères habituels : plutôt que de suivre un auteur sur un seul stand ou une seule table de libraire, il faudra le chercher chez onze éditeurs à la fois, une tendance éditoriale suffisamment rare pour être remarquée bien au-delà du seul cercle des lecteurs habituels de littérature exigeante.

Questions fréquentes

Peut-on lire un seul des onze romans sans avoir lu les autres ?

Oui : chaque texte a été conçu pour se lire indépendamment des dix autres, sans ordre imposé ni intrigue commune qui obligerait à tous les suivre pour comprendre l’ensemble.

Pourquoi l’auteur publie-t-il sous un pseudonyme plutôt que sous son nom déjà connu ?

La pratique du pseudonyme et des hétéronymes fait partie intégrante de son travail depuis ses débuts : elle lui permet de construire un univers collectif fictif plutôt qu’une signature individuelle unique, une approche qu’il poursuit avec ce nouveau nom d'emprunt.

S’agit-il réellement de la dernière publication de l’auteur ?

C’est en tout cas la manière dont le geste a été présenté dans les médias qui l’ont annoncé, l’auteur évoquant une œuvre arrivée à son terme ; seule la suite de son actualité éditoriale permettra de le confirmer dans la durée.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale