Avant d’ajouter un article au panier, de plus en plus de Français ouvrent d’abord une intelligence artificielle pour comparer, s’informer ou demander conseil. Plusieurs études publiées en 2026 dessinent un même mouvement : l’IA générative s’impose comme un réflexe dans les achats en ligne, sans pour autant remplacer la décision finale de l’acheteur.
Un réflexe qui progresse vite
Selon l’étude iAdvize x Ifop menée en janvier 2026 auprès de 1 051 personnes, 63 % des Français utilisent déjà l’IA générative, soit dix-neuf points de plus qu’un an auparavant. Parmi eux, 62 % la consultent spécifiquement avant un achat, pour s’informer, comparer des prix ou obtenir une recommandation. Une enquête Botnation menée en juin 2026 confirme la tendance : 49 % des Français interrogent une IA avant d’acheter, principalement pour comparer produits et tarifs.
Cette adoption n’est pas uniforme selon l’âge : un cyberacheteur français sur trois utilise désormais l’IA générative dans son parcours d’achat, une proportion qui grimpe à 49 % chez les 15-24 ans, contre une minorité chez les générations plus âgées.
Ce réflexe se lit aussi dans les habitudes des boutiques en ligne elles-mêmes : le secteur avait déjà franchi un cap historique avant même que l’IA générative ne s’installe dans le parcours d’achat, preuve que le commerce en ligne reste en croissance continue et absorbe rapidement chaque nouvel usage numérique.
La confiance a des limites
Reste que la confiance accordée à l’IA s’arrête souvent avant le paiement. D’après les données compilées par le cabinet Converteo et le prestataire de paiement Adyen, 42 % des consommateurs français se disent prêts à laisser une IA gérer l’intégralité de leur achat, mais une majorité préfère un partage des rôles : 35 % accepteraient qu’une IA présélectionne un produit à condition de valider elles-mêmes le paiement, et 21 % iraient jusqu’à lui confier l’achat complet. Un quart des consommateurs déclare avoir déjà réalisé un achat assisté par une IA, et dans 86 % des cas, la transaction s’est conclue via un lien proposé directement par l’assistant.
Ce partage des rôles rappelle que l’achat en ligne reste encadré par des règles protectrices, à commencer par la nouvelle obligation de rétractation en un clic, qui garantit à l’acheteur – assisté ou non par une IA – la possibilité de revenir facilement sur sa décision.
Les boutiques en ligne s’adaptent
Côté marchands, l’adoption est presque généralisée : 94 % des e-commerçants déclarent avoir déjà intégré l’IA générative à leurs outils, et 87 % constatent des évolutions concrètes dans leurs process. Le déploiement d’assistants dédiés reste toutefois minoritaire : seuls 26 % des acteurs du Top 100 du e-commerce français ont mis en place un assistant IA visible pour leurs clients. Les boutiques en ligne doivent par ailleurs composer avec d’autres chantiers réglementaires, comme le nouveau règlement européen sur les emballages, qui les oblige à revoir la conception de leurs colis.
- 63 % des Français utilisent l’IA générative, +19 points en un an (iAdvize x Ifop)
- 49 % consultent une IA avant un achat en ligne (Botnation)
- 42 % seraient prêts à confier l’intégralité de l’achat à une IA
- 94 % des e-commerçants ont déjà adopté l’IA générative
Questions fréquentes
L’IA remplace-t-elle la décision d’achat des Français ?
Non. Les études convergent : la majorité des consommateurs utilise l’IA comme outil de comparaison et d’information, mais garde la main sur la validation finale et le paiement.
Quels usages de l’IA sont les plus fréquents avant un achat en ligne ?
La recherche d’informations, la comparaison de prix et de produits, et la demande de recommandations arrivent en tête, loin devant la délégation complète de l’achat.
Les boutiques en ligne françaises ont-elles toutes adopté l’IA ?
La grande majorité des e-commerçants utilise déjà l’IA générative en interne, mais seule une minorité propose à ce jour un assistant IA visible et dédié aux clients.
Sources
Blog du Modérateur — Converteo — Adyen
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale