Pourquoi septembre s’impose comme le nouveau mois star du tourisme en France

Longtemps considéré comme un simple prolongement de l’été, le mois de septembre s’impose désormais comme une saison touristique à part entière en France. Selon les données de la plateforme hôtelière SiteMinder, portant sur plus de 300 000 réservations enregistrées entre juin et septembre 2026, les réservations de septembre progressent de 18,7 % par rapport à 2025 — la plus forte hausse de tout l’été. Un basculement qui s’explique autant par la recherche de calme et de prix plus doux que par les conséquences d’un été marqué par une chaleur extrême.

Des réservations en nette hausse, portées par l’arrière-saison

D’après SiteMinder, le tarif journalier moyen observé en septembre atteint 292,61 euros par nuit, en hausse de 2,9 % sur un an, tandis que la durée moyenne de séjour progresse à 2,41 nuits (+1,7 %). Autre évolution notable : la part des séjours réservés par des voyageurs français est passée de 20 % à 22 %, un rééquilibrage au profit du marché domestique alors que les voyageurs internationaux représentent encore 73,4 % des réservations. Les vacances de septembre séduisent notamment une clientèle plus âgée, plusieurs départements touristiques indiquant que près de la moitié de leurs visiteurs d’arrière-saison ont désormais plus de 50 ans.

Une carte touristique redessinée par la chaleur et les incendies

Cette bascule vers septembre ne doit rien au hasard : l’été 2026 a été le plus chaud jamais mesuré en France métropolitaine et en Corse depuis le début des relevés de Météo-France en 1900. Les incendies ont marqué les esprits, à commencer par celui du Porge, en Gironde, qui a ravagé plus de 42 000 hectares entre le 22 juillet et le 1er août. Résultat : de nombreux vacanciers ont délaissé le littoral méditerranéen traditionnel au profit de destinations plus tempérées. La station de Wimereux, sur la Côte d’Opale, a ainsi vu son nombre de visiteurs doubler en juillet, tandis que la Bretagne détrône désormais la Côte d’Azur dans les intentions de séjour des Français.

Paris et l’Île-de-France, locomotives d’un été record

Le rebond ne se limite pas aux régions côtières. La région Île-de-France a enregistré cet été une fréquentation exceptionnelle, avec 13,3 millions de visiteurs et une hausse de 6 % des dépenses touristiques par rapport à l’an dernier. Un signal fort pour un secteur qui, malgré des prix records et des aléas climatiques inédits, affiche une résistance remarquable. Cette diversification des profils de voyageurs — entre citadins en quête de patrimoine et amateurs de voyages en solo — confirme que le tourisme français ne se joue plus seulement en juillet et août.

Un mois pensé pour un tourisme différent

  • Moins d’affluence : les sites touristiques et les plages retrouvent une fréquentation plus respirable qu’au cœur de l’été.
  • Un climat plus clément : les températures de septembre permettent d’éviter les pics de chaleur extrême de juillet-août.
  • Des tarifs mieux maîtrisés sur l’hébergement, malgré une hausse mesurée liée à la demande croissante.
  • Une clientèle élargie, avec une proportion croissante de seniors et de voyageurs en solo.

Pour les professionnels du secteur, cette évolution invite à repenser la saisonnalité de l’offre touristique française, longtemps concentrée sur les huit semaines d’été, au profit d’un étalement plus durable sur les ailes de saison.

Questions fréquentes

Pourquoi les réservations de septembre progressent-elles autant en 2026 ?

Les voyageurs arbitrent en faveur de destinations moins fréquentées et d’une météo plus clémente, après un été marqué par des chaleurs extrêmes en juillet et août.

La canicule de l’été a-t-elle vraiment changé les destinations des Français ?

Oui : plusieurs stations du littoral nord, comme Wimereux sur la Côte d’Opale, ont vu leur fréquentation doubler, tandis que des régions comme la Bretagne progressent fortement dans les préférences de vacances.

Le tourisme de septembre coûte-t-il plus cher qu’en été ?

Le tarif moyen par nuit augmente légèrement (+2,9 % sur un an selon SiteMinder), mais la baisse de l’affluence et des durées de séjour plus courtes permettent souvent de maîtriser le budget global du voyage.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale