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La vacance commerciale gagne du terrain dans de nombreux centres-villes et centres-bourgs français. Face à ce constat, la Direction générale des Entreprises (DGE) a lancé en janvier 2026 l’expérimentation « Made in local », un dispositif qui permet à des commerçants et artisans locaux de tester leur activité dans des locaux inoccupés, sans loyer ni engagement de long terme.

Un local vacant, un commerçant, un mois d’essai

Concrètement, une commune volontaire met à disposition un ou plusieurs locaux vacants depuis longtemps. Un commerçant, un artisan, un producteur local ou un créateur peut alors y installer son activité — vente, exposition, atelier — pendant une durée minimale d’un mois. L’objectif est d’offrir un terrain d’essai grandeur nature avant de se lancer durablement, sans les risques financiers d’un bail commercial classique.

La DGE fournit un accompagnement clé en main : un kit de communication pour valoriser l’ouverture, un appui juridique pour rédiger la convention d’occupation, et la mobilisation de son réseau — chambres de commerce, chambres de métiers, managers de centre-ville — pour repérer les candidats intéressés.

Une sélection resserrée pour une première année test

Pour cette phase pilote 2026, la DGE vise l’ouverture d’une dizaine de commerces à l’essai, répartis dans autant de communes volontaires sélectionnées par un comité de suivi. Les critères retenus portent notamment sur l’état du local proposé et son environnement commercial immédiat : rue passante, proximité d’autres commerces actifs, visibilité. Un déploiement plus large est envisagé les années suivantes, en fonction des résultats de cette première édition.

  • Durée minimale du test : 1 mois, prolongeable selon les résultats
  • Aucun loyer ni engagement de long terme pour le commerçant
  • Accompagnement juridique et communication pris en charge par la DGE
  • Objectif 2026 : une dizaine de commerces ouverts à titre expérimental

Pourquoi ce dispositif compte pour les services locaux

La revitalisation des centres-villes figure parmi les priorités citées par les Français, en particulier à l’approche des élections municipales : la dynamisation du commerce de proximité arrive en tête des attentes exprimées avant le scrutin. Une vitrine vide n’est jamais un simple détail esthétique : elle pèse sur la fréquentation des rues commerçantes, décourage les passants et, à terme, fragilise l’offre de services de proximité disponible pour les habitants — alimentation, santé, réparation, artisanat.

« Made in local » s’inscrit dans une série d’initiatives portées par la DGE en faveur du commerce de proximité, aux côtés de dispositifs comme la Charte Ville commerçante. L’enjeu n’est pas seulement économique : un centre-ville actif conditionne aussi l’accès quotidien des habitants aux commerces et services essentiels, en particulier dans les communes rurales ou périurbaines où l’offre s’est déjà réduite ces dernières années.

Pour les artisans et commerçants qui hésitent à se lancer, ce type de test grandeur nature permet de vérifier la fréquentation réelle d’un emplacement, d’ajuster une offre ou un concept avant l’ouverture définitive, et de commencer à constituer une clientèle sans immobiliser de capital dans un bail classique. C’est aussi un outil précieux pour les élus locaux, qui peuvent transformer une vitrine vide — souvent perçue comme un signal de déclin du centre-ville — en point d’animation commerciale, au moins le temps d’un essai.

Comment candidater au dispositif

Les communes volontaires peuvent se manifester auprès de la DGE via un formulaire dédié, en identifiant un ou plusieurs locaux vacants depuis une durée significative. Les commerçants et artisans intéressés se tournent quant à eux vers leur chambre de commerce et d’industrie ou leur chambre de métiers et de l’artisanat, relais habituels de ce type de dispositif sur le terrain. Pour aller plus loin sur les démarches liées à la création ou à la reprise d’une activité, direction notre rubrique Emploi – Formation, et pour les questions de gestion et de développement d’entreprise, notre rubrique Business – Entreprise.

Les habitants curieux de suivre les initiatives qui animent leur commune peuvent également consulter régulièrement notre rubrique Astuces – Conseils, qui recense les dispositifs utiles au quotidien.

Questions fréquentes

Qui peut bénéficier du dispositif « Made in local » ?

Le dispositif s’adresse aux commerçants, artisans, producteurs locaux et créateurs qui souhaitent tester une activité dans un local vacant, sans avoir à signer immédiatement un bail commercial classique.

Combien de temps dure un test dans le cadre de « Made in local » ?

La durée minimale d’occupation est d’un mois. Elle peut être prolongée selon l’accord passé avec la commune et les résultats observés sur le terrain.

Comment une commune peut-elle rejoindre l’expérimentation ?

Une commune volontaire doit se signaler auprès de la Direction générale des Entreprises via le formulaire dédié à l’opération, en proposant un ou plusieurs locaux durablement vacants sur son territoire.

Sources

Direction générale des Entreprises
Chambre de métiers et de l’artisanat Normandie
L’écho commerces

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale