La pause numérique, nouvel art de vivre : comment le JOMO conquiert les Français en 2026

Longtemps vécue comme une contrainte, la déconnexion devient un choix revendiqué. En 2026, ralentir le rythme et couper les notifications s’affirme comme un véritable art de vivre. Derrière l’anglicisme JOMO (Joy of Missing Out, la joie de rater quelque chose), une idée simple s’installe : accepter de ne pas tout suivre pour mieux profiter de l’instant. Ce que confirme une étude Ipsos bva menée avec l’école d’ingénieurs CESI, la pause numérique n’est plus une lubie de happy few, mais une aspiration largement partagée.

Une aspiration désormais massive

Réalisée du 9 au 12 janvier 2026 auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatif des 18-75 ans, l’enquête Ipsos livre des chiffres parlants. 76 % des Français connaissent le concept de pause numérique, et 64 % se déclarent prêts à s’en imposer une. Dans le viseur en priorité : les réseaux sociaux, cités par 73 % de ceux qui souhaitent lever le pied.

Reste un écart entre l’envie et le passage à l’acte. Seuls 19 % ont déjà expérimenté une vraie coupure, une proportion qui grimpe à 24 % chez les 18-34 ans. Parmi eux, 69 % s’en sont tenus à quelques jours et 31 % ont tenu une semaine ou plus. La déconnexion reste donc un art de vivre en construction, plus désiré que pratiqué.

Des bénéfices concrets et mesurables

Ce qui frappe, c’est la satisfaction de celles et ceux qui ont franchi le pas. Parmi les personnes ayant testé la pause numérique :

  • 82 % estiment que la qualité de leur temps libre s’est améliorée ;
  • 71 % ressentent un bien-être psychologique renforcé ;
  • 70 % constatent un meilleur sommeil ;
  • 60 % jugent leurs relations sociales enrichies.

Autrement dit, lever le nez de l’écran ne relève pas seulement de la mode : les effets touchent le quotidien, du repos à la vie sociale. Le luxe de 2026 n’est plus d’être joignable partout, mais de choisir quand on l’est.

Le vacancier, premier adepte du « slow »

L’été amplifie le mouvement. Selon l’Observatoire Lifestyle Trends American Express, la déconnexion figure parmi les premières attentes des vacanciers français : elle est citée par la moitié d’entre eux, juste derrière l’envie de prendre le temps de se détendre. La qualité du repos prime désormais sur le nombre de kilomètres parcourus. Cette philosophie du temps choisi déborde des congés pour irriguer les gestes de tous les jours : un repas sans téléphone, une balade sans montre connectée, une soirée sans fil d’actualité.

Comment s’y mettre sans tout couper

Pas besoin de partir dans une cabane sans réseau. Les experts en art de vivre recommandent de commencer petit :

  • définir des plages sans écran (le premier café, le dîner, la dernière heure avant le coucher) ;
  • désactiver les notifications non essentielles plutôt que supprimer les applications ;
  • choisir une activité de remplacement concrète : lecture, marche, cuisine ;
  • prévenir son entourage pour transformer la coupure en moment partagé.

La clé n’est pas la privation, mais l’intention. Le JOMO ne consiste pas à fuir le monde : il invite à décider ce qui mérite vraiment notre attention.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le JOMO ?

Le JOMO, ou Joy of Missing Out, désigne le plaisir assumé de ne pas tout suivre. À l’inverse du FOMO (la peur de manquer quelque chose), il valorise le fait de manquer certaines sollicitations pour préserver son équilibre.

Combien de Français ont déjà testé une pause numérique ?

Selon l’étude Ipsos bva – CESI de janvier 2026, 19 % des Français ont déjà expérimenté une pause numérique, et jusqu’à 24 % chez les 18-34 ans. 64 % se disent prêts à s’en imposer une.

La pause numérique améliore-t-elle vraiment le bien-être ?

Parmi les personnes l’ayant pratiquée, 71 % déclarent un bien-être psychologique renforcé, 70 % un meilleur sommeil et 82 % une meilleure qualité de leur temps libre.

Sources