Les salles de sport françaises changent de visage. Entre l’envolée du squash, du badminton et du padel, et la montée en puissance des cours collectifs et de la récupération, la pratique sportive en France connaît une mutation profonde en 2026. Loin de la simple recherche de performance, le sport devient un outil de lien social et d’équilibre mental.
Une pratique sportive en nette progression
Selon le baromètre national des pratiques sportives de l’INJEP, relayé par plusieurs observatoires du secteur (BPCE L’Observatoire, Union Sport & Cycle) et le ministère des Sports, 61 % des Français de 15 ans et plus déclarent désormais pratiquer une activité physique au moins une fois par semaine, contre 54 % en 2018. Sur douze mois, ce sont même 72 % des Français qui ont pris part à une activité physique ou sportive, ne serait-ce qu’occasionnellement. L’écart entre femmes et hommes, longtemps marqué, s’est presque résorbé.
Le secteur pèse désormais près de 78 milliards d’euros, soit 2,7 % du PIB, et fait vivre environ 450 000 emplois directs et indirects à travers 147 000 entreprises. En 2024, 19,4 millions de licences et titres de participation ont été délivrés, en hausse d’environ 6 % par rapport à 2019.
Squash, padel, badminton : la ruée vers les sports de raquette
Au-delà des chiffres globaux, une analyse des réservations de salariés via les abonnements sportifs d’entreprise, publiée par les experts d’ÉcoRéseau, révèle une accélération spectaculaire de certaines disciplines entre le premier trimestre 2025 et le premier trimestre 2026 : le squash bondit de 242 %, le badminton progresse de 108 % et le padel gagne 67 % de pratiquants supplémentaires. Les salles de fitness classiques ne sont pas en reste, avec une hausse de 66,6 %, tout comme le bootcamp (+24,6 %).
Ces disciplines partagent un point commun : elles se pratiquent à plusieurs. Les salles de sport l’ont bien compris et réaménagent leurs espaces pour privilégier les zones fonctionnelles collectives, où l’on transpire en groupe, avec un programme et une ambiance dynamique, plutôt que seul face à une machine.
La récupération, nouvelle priorité du quotidien
Autre évolution marquante : les séances de sauna (+182,7 %) et les activités de relaxation (+238 %) explosent, tout comme le pilates-reformer (+64 %). Longtemps réservée aux athlètes de haut niveau, la récupération s’installe désormais dans les habitudes du plus grand nombre, à mesure que l’intensité perçue du quotidien professionnel augmente. Les pratiques qui combinent efficacité physique et bien-être global, sans brutalité, séduisent un public en quête d’un entraînement à la fois exigeant et apaisant.
Ce basculement traduit un changement plus profond dans le rapport des Français au sport : il n’est plus seulement question de performance, mais aussi de régulation mentale et physique, dans des emplois du temps de plus en plus fragmentés.
Des disparités qui persistent
Ces bonnes nouvelles ne doivent pas masquer des inégalités tenaces. Un écart de 24 points sépare toujours les cadres des ouvriers dans la pratique sportive régulière, et le décrochage à l’adolescence reste marqué, en particulier chez les jeunes filles. Des politiques publiques et associatives continuent de cibler ce public pour réduire la fracture, dans le prolongement des efforts engagés autour des loisirs de proximité ces dernières années.
Questions fréquentes
Pourquoi le squash et le badminton progressent-ils autant en 2026 ?
Ces sports de raquette combinent effort cardio intense, dimension ludique et pratique à deux ou en petit groupe, ce qui correspond à la demande actuelle d’activités à la fois efficaces et conviviales.
La récupération est-elle vraiment devenue un sport à part entière ?
Elle n’est pas un sport au sens strict, mais elle s’intègre désormais pleinement aux routines d’entraînement : sauna, étirements guidés et relaxation font partie des services proposés par un nombre croissant de salles, au même titre que les cours collectifs.
Qui sont les Français les plus concernés par cette hausse de la pratique sportive ?
La progression touche l’ensemble de la population, mais reste plus marquée chez les cadres et en zone urbaine ; les jeunes filles et les catégories populaires demeurent les publics où la pratique régulière progresse le moins vite, un enjeu suivi de près par les acteurs du bien-être et de l’art de vivre.
Sources
- Magicfit — Tendance sport en France 2026 : une envolée des chiffres
- ÉcoRéseau Business — Le sport des Français en 2026
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



